Nicaragua : la dictature sandiniste de gauche veut supprimer les élections

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Daniel Ortega ne prend même plus la peine de sauver les apparences. Dimanche 19 juillet, le dirigeant nicaraguayen a annoncé qu’aucune nouvelle élection ne permettrait à l’opposition de revenir au pouvoir. Le Parlement, contrôlé par le Front sandiniste de libération nationale, prépare désormais les réformes destinées à appliquer cette décision.

« Qu’ils oublient ! Ici, au Nicaragua, il n’y aura plus d’élections qui leur permettent d’essayer de s’emparer du pouvoir », a lancé Daniel Ortega devant ses partisans, lors de la commémoration de la révolution sandiniste de 1979. Le président de l’Assemblée nationale, Gustavo Porras, a confirmé que les institutions travaillaient à fermer toute possibilité de retour de l’opposition par les urnes.

Les modalités juridiques restent à préciser. La volonté politique, elle, ne souffre plus d’ambiguïté : supprimer la compétition électorale et empêcher définitivement l’alternance.

Un régime de gauche devenu dictature familiale

Issu de la gauche révolutionnaire sandiniste, l’ancien guérillero marxiste Daniel Ortega, 80 ans, exerce le pouvoir sans interruption depuis 2007, après avoir déjà dirigé le pays dans les années 1980. Le Nicaragua reste gouverné par le FSLN, formation socialiste née de la révolution contre la dictature Somoza : son autoritarisme est donc bien celui d’un régime de gauche.

Depuis la réforme constitutionnelle adoptée en janvier 2025, Ortega partage officiellement la présidence avec son épouse Rosario Murillo. Le texte a porté le mandat présidentiel à six ans et renforcé le contrôle de l’exécutif sur les institutions législatives, judiciaires et électorales.

Répression, exil et pouvoir sans contrepoids

Le régime s’est brutalement durci lors des manifestations de 2018. La répression a fait au moins 350 morts, selon les experts des Nations unies. Opposants, journalistes, responsables religieux et membres de la société civile ont depuis été emprisonnés, poussés à l’exil ou déchus de leur nationalité. Avant le scrutin contesté de 2021, plusieurs candidats susceptibles d’affronter Ortega avaient déjà été arrêtés.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, estime que l’espace civique est désormais « presque fermé » et réclame que toutes les opinions politiques puissent se présenter et voter. Washington accuse de son côté le couple Ortega-Murillo d’avoir abandonné jusqu’à « l’apparence du consentement populaire ».

Le Nicaragua offre donc le visage achevé d’une révolution confisquée par une famille. Le drapeau socialiste et la rhétorique anti-impérialiste ne changent rien à la réalité : lorsque le peuple risque de chasser le pouvoir, ce régime de gauche préfère supprimer les élections.

Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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2 réponses à “Nicaragua : la dictature sandiniste de gauche veut supprimer les élections”

  1. Tirpitz dit :

    Excellente idée. Au moins, ça a le mérite d’être clair.

  2. NOEL dit :

    Ortéga , la méluche en est fan .

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