Une nouvelle affaire de refus d’obtempérer aux conséquences graves a marqué la région nantaise dans la nuit de dimanche à lundi. Sur le périphérique de Nantes, une course-poursuite s’est terminée par une collision frontale d’une extrême violence entre un véhicule en fuite et une voiture de police. Trois fonctionnaires ont été sérieusement blessés.
Les faits se sont produits peu avant minuit, alors qu’une patrouille de police repère un véhicule roulant à vive allure, effectuant des manœuvres dangereuses et circulant avec des plaques d’immatriculation ne correspondant pas au véhicule. Lorsque les policiers tentent un contrôle, le conducteur coupe ses feux et prend la fuite à très grande vitesse.
Fuite à contresens et choc frontal
La poursuite se prolonge durant de longues minutes, jusqu’à la route à quatre voies menant vers Savenay. Le fuyard effectue alors un demi-tour sur la voie rapide et s’engage à contresens, tous feux éteints. Un premier véhicule de police parvient à éviter la collision, mais le second, qui suit, est percuté de plein fouet.
L’impact est d’une violence telle que les deux véhicules sont en grande partie détruits. À l’intérieur de la voiture de police, trois agents sont grièvement touchés. L’un souffre notamment de blessures au bras, un autre présente une atteinte aux poumons et à la rate. Tous ont été hospitalisés, au CHU de Nantes et à l’hôpital de Saint-Nazaire. Leur pronostic vital n’est toutefois pas engagé. Le conducteur, âgé de 42 ans et domicilié à Missillac, a dû être désincarcéré avant d’être pris en charge par les secours, lui aussi blessé.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les forces de l’ordre ont découvert dans le véhicule du fuyard plusieurs objets troublants, dont un gyrophare, un bonnet de gendarmerie et un jeu de plaques d’immatriculation.
« Un acte volontaire », selon les syndicats et le ministre
Très rapidement, les syndicats de police ont dénoncé la gravité des faits. Pour l’Unsa Police et Alliance, le comportement du conducteur ne laisse guère de doute : le choc serait le résultat d’un acte délibéré, mettant sciemment en danger la vie des policiers comme celle des autres usagers de la route. Ils réclament une réponse pénale à la hauteur de la gravité des faits et dénoncent une nouvelle illustration des risques croissants auxquels sont exposées les forces de l’ordre lors des refus d’obtempérer.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a réagi publiquement en exprimant sa « colère » et son « émotion ». Il a apporté son soutien total aux policiers blessés, affirmant que leur véhicule avait été « volontairement et violemment percuté » et assurant que l’État ne laisserait pas passer ce type de comportements.
Cet épisode relance une nouvelle fois le débat sur les refus d’obtempérer et les poursuites routières à très haut risque. Les syndicats soulignent la multiplication de ces situations extrêmes, où des conducteurs n’hésitent plus à rouler à des vitesses excessives, à circuler à contresens ou à foncer sur les forces de l’ordre pour échapper à un contrôle.
Une enquête a été ouverte afin de déterminer précisément les circonstances et les intentions du conducteur. En attendant, trois policiers restent hospitalisés, tandis que leurs collègues dénoncent une violence routière devenue, selon eux, un danger quotidien.
Illustration : DR
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