LFI et l’affaire Quentin : pourquoi ce repli sur la base sectaire ?

Depuis la mort de Quentin Deranque, LFI s’enfonce dans le mensonge, l’outrance, l’inversion accusatoire, la réduction ad hitlerum de tout opposant. Partant, LFI ne parle plus qu’à l’extrême-gauche blanche, fanatisée et jeune. Base ultra-réduite d’étudiants bourgeois faisant la Révolution des slips en jupe froufrou rose. Car depuis le mort de Quentin, on remarquera le silence des immigrés, la clientèle premium de LFI. La Palestine les mobilisait. La question de la Jeune Garde et d’une bagarre entre « babtous » ne semble pas les intéresser plus que cela. Ne reste plus que la « clientèle secondaire » de LFI : les étudiants en sociologie du genre à Rennes 2.

Et cette catégorie fait ce qu’elle sait faire : vivre dans un monde parallèle. Quentin est devenu un « néo-nazi », comme tous ceux qui s’émeuvent de sa mort. La France compte donc, nous l’apprenons, une proportion affolante d’adorateurs d’Hitler. Les antifas, eux, sont des « résistants » qui défendent « les quartiers populaires » contre les « hordes nazies ». D’ailleurs, les gauchistes n’ont pas lynchés Quentin, c’est « lui qui les a attaqué » avec le soutien des cinq gamines de Nemesis.

Jeudi dernier, on apprenait même que Mathilde Panot, convaincue de son bon droit, demandait officiellement la dissolution de l’organisation féministe !

Inversion accusatoire, mensonges grossiers, victimisation, nazification de tout ce qui n’est pas LFI, outrances, sous-entendus antisémites etc… Chaque jour, LFI s’enfonce un peu plus. Dans l’écoeurant et dans le grotesque.

Mais qui cela peut-il convaincre ?

Il est désormais acquis, assumé par LFI, que l’organisation ne parle plus qu’aux immigrés. Robert, chauffeur de transpalette à Bricodépôt, habitant Saint-Léonard de Noblat dans le Limousin rouge, c’est terminé. Il n’y a plus que Mamadou de Gennevilliers et Jean-Edouard en 7è année de licence Arts du Spectacle à Rennes 2. Plus quelques profs de géo en retraite.

Le reste de la population est écoeurée par LFI. Même les restes du PS et des écologistes se détachent du Parti-secte en se pinçant le nez.

Et Jean-Luc Mélenchon a maintenant choisi de resserrer encore sa base militante en se mettant à dos la presse. Une presse majoritairement de gauche pourtant, qui avait, jusqu’alors, servi unanimement la soupe à l’Insoumis et ce depuis des décennies notamment depuis l’écroulement du Parti Socialiste. Or, même cette presse servile et idéologisée à l’extrême(-gauche) vient d’entamer un lent divorce avec LFI. On connaissait les auteurs de « La Meute » Charlotte Belaïch et Olivier Pérou, respectivement journalistes à Libération et au Monde, aujourd’hui le panel de critiques du Mélenchonisme pétaradant s’élargit de jour en jour.

Pourtant LFI s’enfonce dans ses certitudes. Dans l’outrance. Dans le mensonge. Les obséquieux petits relais médiatiques de la nazification de Quentin et de Nemesis se faisaient, jusqu’alors, payer d’insultes pour leur suivisme de toutes les calembredaines du Leader Mélenchono. Et désormais certains n’en redemandent pas. N’en veulent plus. Se rebellent contre le Père Accusatoire. C’est ça qui est nouveau !

Jean-Luc Mélenchon, comme l’ensemble de la LFI, semblent, en fait, être entré dans un tunnel. Se resserrant chaque jour un peu plus.

C’est un peu comme si le RN se bornait à ne parler qu’au PNFE et aux catholique lefebvristes. Les seconds sont plutôt sympathiques mais cela ne peut pas constituer une majorité pour conquérir un pays.

Et plus LFI se diabolise, plus le RN s’achète une respectabilité. Miroir. Bien entendu, on peut se désoler des excès de cette dédiabolisation en mettant de côté des militants qui ont donné leur vie pour le RN. Mais cette volonté de se respectabiliser est consubstantielle à une arrivée au pouvoir. La France de 2026 est un pays où la moindre aspérité peut rebuter des franges importantes de l’électorat : les retraités, les enseignants, les cul de jattes, les femmes, les ouvriers du bâtiment, les rentiers. La moindre phrase sortie de son contexte fera perdre 3 points à quiconque la prononcera. Breizh-Info peut être radical sur certains sujets car c’est un média. Eric Zemmour peut être radical et dire les choses comme elles sont, il ne concoure pas pour l’Elysée, un éditorialiste peut remuer des thématiques dérangeantes que personne n’aborde, il participera au débat et à la conscientisation de la population. Mais l’élection présidentielle, elle, se gagne au centre. C’est ainsi. Dans tous les débats de la campagne, Jordan Bardella devra connaître par coeur le nombre de postes vacants dans l’Education Nationale et le taux de croissance espéré dans le secteur textile. Devra pouvoir dire combien de milliers d’emplois seront sauvés grâce à ses propositions sur l’IA et ne pas oublier le nom du ministre de la défense ukrainienne. Tout en souriant en permanence.

Et tout en ayant une phrase pour les parents d’enfants handicapés, les défenseurs des animaux, les locuteurs de langues régionales, les artisans fromagers, les ostréiculteurs, le secteur de l’armement et l’industrie du vin. La moindre faille, casquette non-conforme, message ambigu posté en 2012 par un candidat aux cantonales à Ancenis devenu conseiller spécial pour l’écologie dans l’organigramme RN, seront autant d’os à ronger pour la presse de gauche.

Le RN le sait, le RN se donne donc aujourd’hui toutes les chances car il connaît désormais les règles. Et les respecte.

Bonne nouvelle : Jean-Luc Mélenchon soutenant l’insoutenable Raphaël Arnaud et l’insolite Delogu a, lui, oublié ces règles. Il se Jean-Marie Le Penise à coup d’outrances mais, contrairement au Menhir, il n’a pas le ressort de l’immigration-invasion pour contrebalancer son attitude et ses déclarations. Jean-Marie Le Pen aurait pu sortir régulièrement des calembours douteux, le réel (le Grand Remplacement) lui servait d’éternel avocat. Jean-Luc Mélenchon nie le réel. Ou pire, proclame que le Grand Remplacement est acté et que la population de souche doit laisser la place, dans un repentir de tous les jours, pour des crimes que ses ancêtres auraient commis. Le réel est donc le procureur de Mélenchon car une addition de « quartchiers » et de départements Grand-Remplacés ne pèsent pas lourd face à la Creuse, la Haute-Marne, la Vienne, le Calvados et la Drôme encore composés de Français de souche effrayés par la « Nouvelle France » que promeut Mélenchon et sa meute. Et les « ploucs » (dixit Mélenchon) ça vote !

Deuxième cerise sur la gâteau pour le RN : la justice « impartiale » va choisir elle-même le candidat du Parti pour la prochaine présidentielle. Et, c’est désormais un évidence, Jordan Bardella a gagné les coeurs alors que Marine Le Pen avait du mal à convaincre. Bardella, s’il n’explose pas en vol lors d’un débat technique, est meilleur candidat que Marine Le Pen, c’est ainsi. Si celle-ci se voit empêchée par un quarteron de juges croyant gagner des points à la kermesse annuelle du Syndicat de la Magistrature en la condamnant à une peine d’inéligibilité, ils favoriseront paradoxalement la victoire du RN. Mais, là encore, l’aveuglement systémique de la Gauche l’empêche de comprendre cela.

Bardella élargi petit à petit l’électorat du RN alors que Mélenchon, en bon trotskyste, est en train de resserrer le sien.

Seule explication : Jean-Luc Mélenchon a déjà parié sur sa défaite et compte sur un troisième tour dans la rue pour arriver au pouvoir avec un embrasement des « quartchiers » et une paralysie du pays par la CGT dès le soir de la victoire de Bardella.

Pari hasardeux dans une France qui n’est plus révolutionnaire depuis belle lurette.

Le 30 mai 1968 après un mois de braillardises dans le Quartier Latin, la manifestation gaulliste rassemblera 400 à 500 000 personnes. Le 30 juin de la même année, les Gaullistes alliés aux républicains indépendants de Giscard rafleront 293 sièges. Historique ! Ca s’appelle la Majorité Silencieuse qui remet à sa place la minorité tapageuse.

Et aujourd’hui la Majorité Silencieuse est, à la fois, contre le pouvoir en place, la Macronie finissante, et contre le délire LFI. Partant, il est peu probable qu’elle se mobilise pour un Mélenchonisme révolutionnaire au soir du deuxième tour de 2027.

Mathurin Le Breton

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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5 réponses à “LFI et l’affaire Quentin : pourquoi ce repli sur la base sectaire ?”

  1. vert dit :

    La merluche est bon pour l’epad

  2. Angélique B dit :

    Je ne risque pas de voter pour Bardella. Encore un insignifiant comme toute la clique actuelle. Il nous faut autre chose, et je pense que c’est ce qu’attend la majorité silencieuse. Ras le bol des profiteurs et des incapables, on souhaite des gens qui auront vraiment le souci du bien commun, et qui sauront remettre le pays sur la scène internationale. Les fantoches.. ça suffit!!

  3. guillemot dit :

    Mélanchon a sans doute perdu son pari d’entrainer dans sa « révolution » les immigrés musulmans qui , à bas bruit sont entrain d’investir le pays et qui regardent de loin cette guéguerre entre les français.

  4. Marche à terre dit :

    Cette raclure constitue un véritable danger pour la paix et l’unité du pays. Il est plus que temps de le dégager définitivement de la vie politique. Il faut porter plainte systématiquement pour son racisme endémique, ses appels à la violence, sa légitimisation de crimes. Il est plus que temps qu’il cesse ses provocations mensongères et ses appels bellicistes. C’est une question de sécurité publique.

  5. Pierre dit :

    « Mais cette volonté de se respectabiliser est consubstantielle à une arrivée au pouvoir. » dites-vous Mathurin Le Breton, à une illusion de pouvoir, l’accès au pouvoir dans le cadre de la démocratie représentative est la soumission à la technocratie, avec le bénéfice des ors de la république et aucun vrai pouvoir.

    En revanche, la réalité des partis politiques est bien illustrée par votre article. L’essence du pouvoir technocratique est la division des peuples et en particulier la haine partisane, laquelle est soigneusement entretenue par la technocratie au point que elle est inscrite dans la constitution (article 4).

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