Si l’on oublie La Cigale, place Graslin, L’Océanide est aujourd’hui le plus ancien restaurant nantais en activité, autour de soixante-dix ans d’âge. Il est là, à l’entrée de la ci-devant route de Rennes. Pendant des années, il avait en vis à vis L’Armoricain, brasserie mémorable, elle aussi tournée vers les produits de la mer.
L’Océanide est dans son jus ou presque. Un bar majestueux au comptoir en étain, en bois massif écussonné aux armes de Nantes, des banquettes épaisses des années cinquante. Le tout rafraîchi par un beau plafond mouluré au blanc immaculé. Bref, un « décor rétro-bourgeois » bien en accord avec les propositions du chef David Garrec qui officie depuis 2001. Pour se fournir, il lui suffit d’arpenter le marché de Talensac, à trois cent mètres. De père bigouden, fils d’un marin-pêcheur, il donne la priorité à des arrivages de poissons et de fruits de la mer « mais pas que ».
Ce jour, au déjeuner, des noix de Saint-Jacques rôties, fondue de poireau, beurre d’agrumes suivies d’un filet de bar poché à l’huile d’olive, jus de crustacés. Ou encore des rognons de veau sautés minute aux échalotes. Pour conclure, tarte aux pommes, espuma calvados, sorbet ou encore « comme une île flottante ».
Une cuisine précise, élégante, sans fioritures. Très belle cave, ancienne, avec de vraies pépites. Pour nous, un muscadet Lucas-Salmon (Château-Thébaud), délicat en diable.
Jean Heurtin
* L’Océanide, 2, rue Paul Bellamy, Nantes.
Illustration : DR
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