La vertigineuse dégringolade de Benoît Hamon

20/04/2017 – 07H00 Paris (Breizh-info.com) – Parfois, «Ben» de Saint-Renan fait de timides allusions à ses origines bretonnes. Ainsi, à la fin d’une conférence de presse où  le candidat du PS évoquait ses difficultés, le discours fut enrobé d’une sauce bretonne : « Je me bats. Moi je suis un combattant. (…) Je résisterai à tout. A tout, à tout, à tout. Ne vous trompez pas. Je suis fait d’un bois ou d’un…non ! D’une pierre. Je viens d’une terre granitique (…) C’est le granit qui m’inspire. On y fait de très beaux menhirs. » (Libération, mardi 11 avril 2017).

Autrefois, René Pléven, star de la politique sous la IVe République et grand homme de la Bretagne (président du CELIB), était surnommé le « menhir mou ». « P’tit Ben » mériterait, lui,  de se voir qualifié de « menhir faiblard », tant sa campagne présidentielle ressemble à un chemin de croix. Chaque sondage portant sur les intentions de vote l’enfonce un peu plus.

On le trouve à 17% (BVA- Ouest France, 4-5 février 2017), à 12% ( Sofrès, Le Figaro, 20 mars 2017), à 10% (Elabe, L’Express, 12 avril 2017), à 9% (Sofrès, Le Figaro, 10 avril 2017) à 8% (Ipsos, Radio France et France Télévision, 12 avril 2017). Pendant la même période, son « ami » Mélenchon est passé de 11,5 à 18,5%. Conclusion : le second siphonne les électeurs du premier. Il faut croire que la situation est désespérée : dans L’Express, Benoît Hamon affirme maintenant, dans un article sur mesure, qu’il se sent « Breton à 200% » (sic).

Au soir du 23 avril, il sera intéressant d’observer le résultat obtenu par « Ben » de Saint-Renan à Nantes et à Rennes, les deux grandes villes bretonnes où il est soutenu par les maires, Johanna Rolland (PS) et Nathalie Appéré (PS).

B.M.

Crédit photo : Marion Germa/Wikipedia (cc)
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