Présidentielle 2022. Taubira – Hamon : le couple de la saint Valentin

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Benoît Hamon a besoin d’exister. Bien sûr, grâce à son « revenu universel », il apparaît de temps en temps dans les médias. Mais ça n’a pas l’air de lui suffire. Alors, il songe à l’élection présidentielle de 2022. Pas comme candidat, il a déjà donné et ce fut une catastrophe. C’est pourquoi il pousse Christiane Taubira…

Après ses échecs de 2017 (présidentielle et législatives), Benoît Hamon doit se contenter d’un mandat de conseiller régional d’Ile-de-France – où il travaille peu, parait-il. Pour l’élection présidentielle de 2022, ce sera « sans moi comme candidat ! Mais je regarderai avec intérêt du côté de celles et ceux qui proposeront un récit émancipateur capable de parler à toute la gauche et aux écologistes. Pour être au second tour, il faudra que la famille soit unie dès le premier tour. Je ne sais pas si nous trouverons la femme ou l’homme providentiel mais le chemin existe. Ce serait dommage que personne ne le prenne. » (Le Télégramme, samedi 28 novembre 2020). « Je ne serai pas candidat à l’élection présidentielle de 2022 », insiste-t-il. Mais il a tout de même une petite idée sur la question : « Si on veut que quelqu’un de gauche accède à l’Élysée, il faudra qu’il rassemble de la France insoumise au Parti socialiste,  en passant par les Verts… ». Il propose même un nom : Christiane Taubira. « On a besoin d’elle. Elle est l’une des seules à pouvoir faire cette union. » (Ouest-France, jeudi 26 novembre 2020).

Absente des sondages

Est-ce une bonne idée ? Tant que Mme Taubira ne sera pas testée par les instituts de sondage dans une enquête portant sur les intentions de vote pour cette élection présidentielle, on ne peut pas répondre à la question. Car, aujourd’hui, ce sont les sondages qui « choisissent » les candidats. Pourtant, quelques signes négatifs apparaissent. On remarquera ainsi que l’IFOP dans son enquête sur la « gauche dispersée » et les « trois hypothèses pour la gauche rassemblée » ne prend pas en compte l’ancienne ministre de la Justice de François Hollande (Journal du dimanche, 4 octobre 2020). On remarquera également que dans le baromètre Kantar (ex Sofres) qui classe les quarante personnalités politiques que les Français souhaitent « voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir » (Le Figaro magazine, 4 décembre 2020), Mme Taubira n’apparaît pas davantage. Ce qui ne fait pas d’elle un leader attendu par le corps électoral.

« La tentation Hidalgo »

Les « observateurs » savent qu’à gauche, les « grandes opérations » – par exemple la mise sur orbite d’un candidat – démarrent dans les colonnes de L’Obs ; c’est une spécialité de la maison, toujours au service de la « deuxième gauche ». « L’Obs doit s’affirmer comme un média progressiste, social, écologiste et féministe », souligne Cécile Prieur, la nouvelle directrice de la rédaction. D’où l’opération « La tentation Hidalgo » : la couverture et treize pages (L’Obs, 3 décembre 2020). Les grandes orgues en faveur du maire de Paris ! Un investissement rédactionnel qui a une signification politique (un reportage photo à l’hôtel de ville et quatre journalistes). Par conséquent,  l’ancienne ministre de la Justice n’a pas la préférence de la gauche « qui pense » ; on joue la carte Hidalgo.

Ceux qui ont de la mémoire se souviennent que la préférée de Ben de Saint-Renan a déjà effectué un tour de piste à l’élection présidentielle. C’était en avril 2002. Officiellement soutenue par le Parti radical de gauche, Mme Taubira avait obtenu 2,08% des suffrages exprimés, tandis que Jean-Pierre Chevènement atteignait 5,39%. Tous les deux sont donc responsables de l’échec de Lionel Jospin (15,85%). Sans elle et sans le « Che », M. Jospin, alors Premier ministre, aurait été aisément qualifié pour le second tour et, compte tenu de ses bons résultats (chômage, croissance), il pouvait battre Jacques Chirac. Mais, affaibli par ces deux candidatures marginales, il fut dépassé par Jean-Marie Le Pen (17,19%) et éliminé.

Retour à Saint-Renan ?

On veut bien admettre qu’aujourd’hui Ben de Saint-Renan s’ennuie et rêve d’un retour triomphal dans les eaux de la gauche. Au cas où Christiane Taubira serait candidate à la présidentielle, il se verrait bien directeur de campagne. Et en cas de victoire « P’tit Ben » ferait un bon ministre du revenu universel !

Et si l’opération « retour » de « Ben » foirait et mettait un terme à sa carrière « nationale » on lui conseille de se « réfugier » (un migrant politique) chez lui, à Saint-Renan (Finistère). Là il pourrait devenir soit président du club de foot (En Avant Saint-Renan), soit président du conseil d’administration de l’« unité territoriale du Crédit mutuel de Bretagne de Saint-Renan ». C’est mieux que rien…

Bernard Morvan

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2 Commentaires

  1. Vous vous donnez beaucoup de mal pour que M. Hamon puisse continuer à faire semblant d’exister (« si Breizh-info parle de moi, c’est que je suis quelqu’un ! ») ! Il a joué sa carte de « dernier croyant » à une époque où les socialistes attardés commençaient à comprendre que c’était fini pour eux et cherchaient un homme providentiel. Le fait même qu’ils aient cru trouver cet homme en M. Hamon montre à quel point l’état du socialisme était désespéré. M. Hamon est un homme de parti, et même de groupuscule : il a acquis un statut au sein du PS à force de créer des sous-groupes, comités et autres satellites. Il n’a été élu individuellement qu’une seule fois, comme député, en 2012. Ses autres mandats (député européen, conseiller départemental…) lui ont été octroyés par le PS, comme ses postes ministériels, où il n’a fait que brasser de l’air avant d’être viré comme un laquais. Non seulement il n’est plus rien mais il n’a pas grand chose à faire valoir. Sauf la « faveur » de BI, peut-être…

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