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23/10/2013 – 10H00 Paris (Breizh-info.com) – C’est l’association de consommateurs UFC Que Choisir qui le rapporte : 94% des produits d’hygiène bébé (laits de toilette, lingettes) testés par l’association sont potentiellement nocifs, allergènes et toxiques. Les produits sont ainsi saturés par les fabricants de molécules allergisantes, d’antibactériens ou d’antioxydants, toxiques voir perturbateurs endocriniens. Fait encore plus grave : ils sont destinés aux tout-petits, un public particulièrement vulnérable.
Selon l’association, « Des allergènes ont été retrouvés en quantités significatives dans 12 lingettes et 2 laits de toilettes, avec un record pour les lingettes ‘Eco de Naty’ qui en contiennent 700 fois plus que les concurrents les moins chargés ! Le phénoxyéthanol, un conservateur aux effets toxiques pour le foie et suspectés pour le système reproducteur et le développement, est présent dans pas moins de 14 lingettes (par ex. Mixa, Pampers, Carrefour Baby …) et 3 laits de toilette (par ex. Mixa Bébé). Enfin, 6 lingettes (par ex. Carrefour Baby, Top Budget-Intermarché …) contiennent des parabènes à longue chaîne, conservateurs suspectés d’être des perturbateurs endocriniens interférant avec le système hormonal. Au final, seuls deux produits sur 34 sont exempts des substances recherchées(2) : les lingettes ‘Natural caresse’ de ‘Bébé Cadum’ et le lait de toilette ‘Natessance’. L’UFC-Que Choisir presse les autorités européennes de renforcer la sécurité et demande aux fabricants de mettre un terme à ces pratiques irresponsables.
Les scandales – qu’ils soient alimentaires, concernant l’hygiène et les produits de beauté comme ici, ou encore ayant trait aux médicaments – se multiplient ces dernières années. Préoccupées avant tout par leurs résultats financiers, les multinationales concernées n’ont manifestement pas pour objectif premier la santé du consommateur. Trop souvent, en outre, des collusions entre administrations, pouvoirs politiques et groupes industriels viennent empêcher un réel contrôle des marchandises distribuées et consommées en Europe.
Le film « Notre Poison Quotidien », enquête indépendante – et semée d’embûches – réalisée par Marie-Monique Robin pour ouvrir les yeux sur certaines pratiques, le rappelait opportunément. Aujourd’hui plus que jamais le mot d’ordre « consommer intelligent » est à l’ordre du jour.
Photo : DR
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