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04/01/2014 – 14H00 Rennes (Breizh-info.com) – Les syndiqués bretons de Force Ouvrière qui avaient manifesté à plusieurs reprises dans les rangs des Bonnets rouges – sans rien renier de leur engagement syndical – auront probablement du mal à digérer les attaques émanant de la centrale parisienne du syndicat. En effet, après que la direction bretonne de FO se soit désolidarisée des Bonnets Rouges en novembre, c’est cette fois-ci le journal mensuel des employés et cadres F.O. qui tire à boulets rouges sur les travailleurs bretons.
Dénonçant « ces Bonnets Rouges qui sont devenus l’étendard du “tout contre” ou du “contre tout” régionaliste… » ainsi que « les manipulations politiques extrémistes aux relents poujadistes, le rejet de la République ou encore le soutien aux intérêts patronaux et poujadismes de toutes sortes », FO décerne ainsi un bonnet d’âne aux Bretons !
Avec cette sortie, FO prend le risque de voir de nombreux salariés bretons, concernés par les plans de licenciement et impliqués dans le collectif « Vivre, décider et travailler au pays », quitter tout simplement le syndicat. « Qui sont-ils ces dirigeants parisiens pour décider de ce que nous devons faire ou pas ? » s’exclame Yohann, un syndiqué finistérien. « J’étais à la CGT, puis à FO, car l’engagement syndical est de famille chez nous et je trouvais la CGT trop engagée politiquement. Mais si ça continue, nous allons fonder nos propres syndicats en région. Ras-le-bol des directives des centrales ou des insultes rédigées par des fonctionnaires syndicaux. »
Ce ton adopté par les centrales syndicales françaises n’est vraisemblablement pas la meilleure méthode pour regonfler leurs effectifs de plus en plus clairsemés. Comme l’indique le rapport Perruchot, aujourd’hui elles ne doivent leur existence qu’aux larges mannes financières dont elles sont bénéficiaires. Un rapport que l’ensemble de la classe politique s’était empressé d’enterrer lors de sa sortie en novembre 2011. Il est disponible en intégralité ici.
Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2013, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.
8 réponses à “Bonnets rouges pour les Bretons, bonnets d’âne pour Force Ouvrière ?”
« …Mais si ça continue, nous allons fonder nos propres syndicats en région… »
Monsieur : faut pas le dire, faut le faire!
Mais, ce syndicaliste breton et ses collègues auront-ils le courage de choisir la Bretagne, les salariés bretons, plutôt que l’idéologie jacobo-parisienne qui permet de se faire reconnaître « partenaire sociaux » avec seulement 6% de légitimité!
A 6%, les syndicats français n’ont aucune légitimité, mais servent correctement le pouvoir parisien!
A 50-60% de légitimité (comme en Allemagne, Suède, Danemark, Finlande), un syndicat disposer d’une vraie crédibilité, ils n’ont pas besoin de « fricoter » pour obtenir un « alibi »!!!
FO/CGT/CFDT/CFTC/MEDEF… et autres organisations « , respectables au sens franco-jacobin du terme, ne seront jamais que bonnets bleus-bonnets blancs-et bonnets roses…dans le meilleur des cas ! Le syndicalisme breton devrait éclore pour défendre les intérêts des bretons, par eux-mêmes et pour eux-mêmes, en pouvant, bien sûr, dialoguer au besoin avec leurs homologues français si compatibilité existe .
Situation de rente pour FO et les autres, nouvel élan contestataire pour les bonnets rouges.
Les syndicats se sont ridiculisés tout comme « méchant-con » d’ailleurs.
Comment ne pas abonder dans le sens des « bonnets rouges » défendant ardemment le fait de travailler et vivre en Bretagne ? quand on voit de quelle manière ON, c’est à dire Paris, s’acharne à l’ INSULARISER au delà de la ligne St Malo, Rennes, Nantes.
N’en est-il pas pour preuve l’abandon du projet de super-TGV jusqu’à Brest ? Est-ce oeuvrer pour l’intégration que de le faire s’arrêter à Rennes, déjà bien avantagée dans ce domaine? N’eut-il pas été judicieux de desservir en priorité les villes les plus éloignées, les rapprochant ainsi des zones stratégiques?
Quant à l’écotaxe, ne vient-elle se surajouter aux difficultés des transports, dans des départements déjà pénalisés par les kilomètres et dont la production est essentiellement constituée de denrées hautement pértissables, (légumes, produits de la mer…)?
C’est l’instinct de survie qui anime la Bretagne aujourd’hui, n’est-il pas légitime?
Il n’est que de traverser les bourgades de centre-Bretagne dont tant de maisons ont leurs volets clos ou sont déjà totalement effondrées et qui sont « à vendre », pour comprendre le cancer qui ronge notre pays.
Le tourisme qui s’étale sur les côtes à la belle saison est la poudre aux yeux qui fait occulter la gravité de la situation et oublier que des gens valeureux et attachés à leur terre, un peu rude, espèrent…. mais quoi?
En Loire-Atlantique le canard syndical mensuel de FO titrait en très grosses lettres en novembre : LA BRETAGNE C’EST LA FRANCE !
cette opération de décrédibilisation des Bonnets rouges a également eu lieu à la CFDT…malgré les contestations de la base à qui les instances départementales, régionales essaient de faire passer la pilule.
Quel maître du droit saurait comment construire un syndicat ?
Stop, on arrête…je l’ai lu ce journal et il ne tire pas sur les bonnets rouges comme il est dit. Au contraire…Le bonnet d’âne est pour le gouvernement qui est entrain de faire une casse en règle de la sécurité sociale grâce à son nouveau projet concernant le financement des prestations familiales et j’en passe. En rien je n’ai ressenti qu’ il se moquait des bretons, bien au contraire. J’ai plutôt l’impression qu’il s’en sert comme image pour bousculer les employés à faire pareil que les bretons…se mobiliser et réagir !