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04/03/2014 – 08H00 Saint-Nazaire (Breizh-info.com) – Après le rejet le 25 février de l’ouverture de négociations exclusives entre la SNCM et les Chantiers STX de Saint-Nazaire, la date butoir est fixée par les chantiers nazairiens au 7 mars, date d’un conseil d’administration du transporteur maritime. Soutenu par les syndicats, ce projet de deux bateaux – des ferrys novateurs carburant au gaz naturel liquéfié – est maintenant techniquement mûr. Le faire capoter pourrait couler aussi la nécessaire modernisation de la flotte de la SNCM.
Il est intéressant de noter que le 25 février, l’actionnaire majoritaire Transdev a voté contre l’ouverture de ces négociations exclusives et l’Etat s’est abstenu. Ces ferrys devraient faire 180m de long, 31m de large, 7m de tirant d’eau, avec une jauge de 41 500 GT. Ils pourraient embarquer 2200 mètres linéaires de fret et 1700 passagers. Le but pour la SNCM est double : faire des économies et se conformer à la nouvelle législation à venir sur l’émission de matières polluantes. Le chantier nazairien a la capacité technique de construire ces bateaux.
Par ailleurs, des liens historiques forts unissent la SNCM aux chantiers navals bretons. Comme l’écrit l’Agence Bretagne Presse dans un article qui date d’avant la commande fin 2012 d’un paquebot géant aux Chantiers de l’Atlantique, « plusieurs des plus solides navires ou ex-navires de la SNCM ont été construits en Bretagne, par exemple les Liamone I et II (Alsthom Leroux Naval, Lorient 2000), le Napoléon Bonaparte (Chantiers de l’Atlantique, Saint-Nazaire 1996), le Corse (Dubigeon, Nantes, 1982) et l’Île de Beauté (Dubigeon, Nantes, 1979). »