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16/04/2014 – 08H00 Bretagne (Breizh-info.com) –Bertrand Gonguet est le référent du réseau JRE (journée de retrait de l’école) en Bretagne administrative. Le réseau, calqué sur les régions administratives, a été lancé par Farida Belghoul pour s’opposer à l’enseignement de la théorie du genre dans les écoles. Sous couvert de lutter contre les discriminations et enseigner l’égalité homme-femme, c’est en effet le gender qui leur est enseigné.

Selon cette « théorie » qui n’a rien de scientifique – c’est une construction sociologique – le sexe n’est pas une réalité biologique, c’est une construction sociale. « On ne nait pas homme ou femme, on le devient », clament les soutiens du gender contre l’évidence naturelle. Et donc l’enfant doit être éduqué dès le plus jeune âge à la « déconstruction des stéréotypes sexuels » et à l’éducation sexuelle. Les associations qui en font la propagande vivent de confortables subventions publiques, et l’Etat soutient la propagation de la théorie du gender par tous les moyens, bien qu’il s’en défende, notamment par le biais de conventions signées entre préfets et académies comme celle qui a été signée  le 11 avril pour l’académie de Nantes.

Lors du Jour de Colère à Nantes, Bertrand Gonguet était présent. Le JRE Bretagne revendique le soutien de « milliers de familles » qui partagent l’opposition au gender ou retirent leurs enfants lors des journées du retrait de l’école – un jour par mois – afin de montrer leur opposition à l’enseignement du gender, totalitarisme sexuel d’un nouveau genre.

« Il y a eu une première JRE mi-avril en Bretagne, il y a eu des retraits tant dans les écoles publiques que privées et j’ai eu beaucoup de témoignages de parents qui m’ont appelé, mais aussi d’enseignants et de directeurs d’école », explique ainsi Bertrand Gonguet. Le privé n’est en effet pas à l’abri du gender – car c’est l’enseignant, formé dans la même matrice que le public, qui choisit les livres qu’il va montrer aux enfants, et que les écoles privées bénéficient aussi de sorties scolaires communes avec le public. Ainsi, à l’automne 2013, des enfants des établissements privés et publics de la Chapelle sur Erdre et d’Ancenis en Loire-Atlantique ont été emmenés à Nantes voir un spectacle qui promeut clairement la théorie du genre.

« Il y a des enseignants qui sont très inquiets de ce qui se passe, et qui se disent qu’il faut faire quelque chose ; des directeurs et des parents d’élèves partagent la même inquiétude », estime le responsable du JRE Bretagne. Pour lui, la théorie du genre nie la différence des sexes, « elle dit aux femmes deviens un homme comme les autres », en plus de faire perdre aux enfants leurs premiers repères. Puis, « le gender, dans un manuel de philo, pourquoi pas, c’est un questionnement philosophique intéressant, mais mettre le gender dans un bouquin de SVT comme si c’est un postulat scientifique, c’est un mensonge, c’est de l’embrigadement », estime Bertrand Gonguet.

Pourtant, « on ne peut pas dire que le gender est vraiment enseigné. Il n’y a pas un cours, ouvrez votre manuel, page 10, théorie du genre. Sauf le chapitre consacré à la théorie du genre dans les manuels de SVT en 1e. En fait, c’est beaucoup plus insidieux que ça. C’est un état d’esprit idéologique qui s’infiltre partout, jusqu’à l’absurde. Dans certaines écoles bretonnes, on interdit aux garçons de faire pipi debout, car c’est discriminatoire vis-à-vis des filles ». Qui elles, sont obligées de s’asseoir. Intolérable pour les tenants d’une égalité absolue des sexes, jusqu’au petit coin.

Il y a aussi des BDs et des livres illustrés – une petite centaine – qui mettent la théorie du genre à disposition des enfants. « Papa met une jupe » ou « Mehdi met du rouge à lèvres » sont deux des titres les plus connus. « Pour qu’ils se répandent dans les écoles, c’est très facile », explique Bertrand Gonguet. « Il suffit que le livre ait un agrément, et le professeur peut le mettre à disposition des enfants. Et dans le privé c’est pareil. » Rejetant toute appartenance politique, le responsable du JRE Bretagne promet que « l’action du JRE en Bretagne ne s’arrêtera que lorsque la théorie du genre ne sera plus enseignée à l’école ».

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1 COMMENTAIRE

  1. Ahurissante, en effet, que cette théorie complètement déconnectée d’une réalité naturelle qui, à 99%, ne se pose pas de question.
    Elle pourrait prêter à sourire, si ce n’était qu’elle risque (voire qu’elle tente) de déstabiliser des enfants très facilement influençables et qui, par définition sont en recherche de repères.

    Derrière le joli mot « égalité » (utilisé à tort et à travers dès qu’on veut faire passer un message),
    quel est son objectif caché?
    Quel genre de terrien mutant aimerait-t-elle créer à terme ?

    Posons-nous la question de savoir à qui (quel lobby) profiterait un tel scénario catastrophe…

    Vraiment ahurissant…

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