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En pleine nuit, une assemblée de druides se réunit à Stonehenge pour réciter, devant la mystérieuse Pierre de Fal, des prières ancestrales. Mais une horde de guerriers pictes les massacre sans la moindre pitié. Au matin, la pierre a disparu. Bien plus tard, en 446, Germain d’Auxerre, émissaire de l’Eglise chrétienne, fait irruption au monastère de Sorviodunum. Il doit s’assurer que les règles monacales sont conformes au dogme afin de chasser les anciennes croyances païennes. En fouillant la cellule du jeune moine Ninian, Germain tombe sur un manuscrit qui a été dérobé dans un secteur interdit de la bibliothèque. Ninian est emprisonné. Mais avec l’aide du moine Kadog, il parvient à s’échapper. En vérité issus d’une vieille lignée druidique, ces deux fuyards étaient infiltrés dans le monastère pour trouver des indices sur la Pierre de Fal, disparue depuis des siècles. Cette pierre sacrée permettra en effet de retrouver l’épée lumineuse et magique du dieu celtique Nuada. Cette épée favorisera l’unification des royaumes bretons…
Cette nouvelle série de bandes dessinées intitulée Stonehenge plonge le lecteur dans les dernières heures du paganisme celtique.

Le scénariste Eric Corbeyran décrit un christianisme se développant dans les royaumes bretons, chassant ainsi les derniers représentants du monde druidique. Ceux-ci vont ainsi rechercher leur salut par la quête d’armes celtiques légendaires.
Cette bande dessinée fait référence à l’origine celtique d’Excalibur, épée magique ayant appartenu au Roi Arthur. En gallois, l’épée d’Arthur s’appelle « Caledfwlch », à rapprocher du breton Kaledvoulc’h (« Taillefer »). Ces mots sont composés de « caled » (dur) et de « bwlch » (entaille). Ce terme est proche phonétiquement de l’irlandais Caladbolg (dure foudre), qui selon la légende fut le nom de l’épée de Nuada. Dans la mythologie celtique irlandaise, les Tuatha Dé Danann (gens de la déesse Dana) sont des dieux qui confièrent aux Druides Irlandais cinq talismans : la lance de Lug, l’épée de Nuada, le chaudron sacré, la massue de Dagda et la Pierre de Fal (surnommée la « pierre du destin »). On peut ainsi deviner, dans cette bande dessinée, qu’Excalibur (l’épée de Nuada) est fichée dans la Pierre de Fal.
Le dessin d’Ugo Pinson, formé à l’école Pivaut de Nantes, est superbe. Il s’agit en réalité d’une peinture à l’huile. Ce dessinateur, qui ne travaille jamais en numérique, insiste sur l’expression des personnages. Sa colorisation, pour une fois dans le monde actuel de la bande dessinée, est une grande réussite. Il réalise à chaque case des tableaux peints d’une grande beauté.
Auparavant, il avait illustré Jeanne d’Arc et le roi sans couronne, ouvrage de Laurent Bègue (Editions Belize, collection « Il était une fois… », 2013, 30 p., 9,40 €). Mme La chouette, bien connue des lecteurs de Breizh info, avait émis le jugement suivant : « Narrée en termes simples qui iront droit au cœur des jeunes lecteurs, cette épopée est magnifiquement illustrée par le pinceau énergique d’Ugo Pinson ».
La série Stonehenge est à découvrir.
Kristol Séhec
Stonehenge, t. 1 Erin, Editions Glénat, 14,50 euros.
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Stonehenge (bande dessinée)”
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