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24/05/2015 – 07H00 ‑ Nantes (Breizh-info.com) ‑ L’exposition « Olbia » visible jusqu’au 30 septembre sur le parvis du Mémorial de l’esclavage de Nantes mérite une petite halte au passage. Illustrée par le photographe italien Nicola Lo Calzo, elle présente succinctement la culture bushinengué de Guyane.
Descendants d’esclaves « marrons » (fugitifs), les Bushinengués sont issus de différents peuples africains et forment six communautés plus ou moins distinctes : Saamaka, Ndyuka, Aluku/Boni, Paamaka, Matawai, Kwinti. L’exposition n’indique pas leur nombre – et pour cause : il est très mal connu, l’exode vers les villes, l’immigration du Brésil et du Suriname et l’absence de noms de famille rendant tout dénombrement aléatoire. En tout état de cause, ils ne dépasse pas quelques dizaines de milliers.
L’avenir n’est pas rose. « À la différence de la communauté amérindienne, organisée en mouvement politique et identitaire avec ses leaders dans les années 1990, les Bushinengués n’ont pas de travail de mouvement identitaire », note l’exposition. « La désaffection des jeunes et le désengagement progressif de la part des autorités administratives expliquent sans doute cette absence. » Le « désengagement des autorités administratives » est cependant à relativiser puisqu’un vaste Centre des arts bushinengués a été inauguré à Kourou en 2013 et un Conseil consultatif des populations amérindiennes et bushinengués a été créé en 2014.
« C’est vraiment la paille et la poutre ! », remarque à haute voix un visiteur vêtu d’un T-shirt à triskell. « La municipalité nantaise s’inquiète du sort de cette culture, mais depuis des décennies elle s’efforce de débretonniser sa ville au profit d’une identité ‘ligérienne’ inventée de toutes pièces. »
Photo : DR [cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.
2 réponses à “Nantes aime les cultures locales quand elles sont lointaines”
Forum de Ploudaniel, 100% local et rural, cette année partenariat avec le Maroc http://t.co/fFFTblc8Kj
breizh info aime les infos de Nantes quand elles sont locales…