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Le 9 juin, un rassemblement est organisé à 8 h du matin devant Nantes Metropole, place du Champ de Mars à Nantes (Busway arrêt Cité des Congrès). Son but est d’exiger « l’arrêt des évacuations sans solution » des camps de roms de l’agglomération nantaise, « la stabilisation des lieux de vie existants avec un accompagnement social« , « l’accès à la scolarisation et à la formation » et « l’engagement réel des élus pour créer des conditions de vie dignes et humaines (accès à l’eau, aux sanitaires et à l’électricité).
Comment cela sera t-il financé? Probablement avec l’argent des contribuables, comme l’accompagnement social d’ailleurs, ainsi que la scolarité des enfants, le ramassage des ordures et la remise en état des terrains investis après leur passage. Ne serait-il pas plus démocratique que les dits contribuables – là où des Roms sont installés depuis des années – puissent s’exprimer sur les problèmes rencontrés dans leur cohabitation (forcée) avec ceux-ci?
Le 11 juin, changement de méthode et de public. A la médiathèque Jacques Demy après 20 heures, le sociologue Jacques Peyroux s’exprimera sur les Roms « en évitant l’angélisme et la stigmatisation« , afin de « déconstruire des préjugés » et « aborder les questions de délinquance avec le pourrissement de la situation sur certains terrains, véritables zones de non-droit« . Jacques Peyroux est sociologue, spécialiste de l’étude de la » traite » des jeunes Roms. Il a vécu six ans en Roumanie et travaillé sept ans à Paris pour l’association Hors la Rue. Celle-ci essaye d’extirper de la délinquance ces jeunes Roms bien connus pour les vols à la tire dans le métro. Il a écrit un livre, Délinquants et victimes, la traite des enfants d’Europe de l’Est en France.
Il y explique comment des familles élargies ou des réseaux mafieux détournent des pratiques culturelles existantes (dot) ou des dettes existantes afin de faire venir de jeunes « esclaves » Roms forcés de voler, cambrioler ou se prostituer. Un type de traite qui existerait aussi au sein des populations Rom de Loire-Atlantique.
Photo : DR
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Une réponse à “RomEurope plaide la cause des Roms à Nantes les 9 et 11 juin”
La Roumanie est un beau pays mais qui manque de cuivre.
Merci l’Europe.