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18/06/2015 – 07H30 Rennes (Breizh-info.com) – Depuis le mois d’octobre , plusieurs milliers de brochures intitulées « Abcédaire de l’Education » sont diffusées aux familles d’enfants scolarisés, à Rennes. Des brochures traduites en anglais, en arabe, en chinois, en turc et en russe, qui listent « des expressions que les parents eux mêmes ont pointées comme difficiles à comprendre et les professionnels comme nécessaires à maîtriser. ».
« Les familles doivent apprendre la langue sans subventions »
La municipalité le reconnait elle-même, environ 10% des familles d’enfants scolarisés à Rennes sont allophones. Ceci signifie que le Français n’est pas leur langue d’origine, signe d’une immigration importante au sein de la capitale bretonne. Elle se félicite d’ailleurs d’être la première municipalité en France à pratiquer ce qui ressemble tout de même fortement à l’acceptation d’un certain communautarisme. Curieusement, il ne bénéficie pas aux parents d’élèves éduquant leurs enfants en langue Bretonne, aucune brochure n’ayant été prévue à cette effet.
Quand on parcourt ce document, on a rapidement l’impression que la Ville de Rennes s’adresse à de « grands enfants » qui ne connaitraient absolument rien des fondements et du fonctionnement de l’Education nationale. Pourtant, ce livret n’est pas un « livre d’accueil pour immigrés fraichement arrivés » mais bien un livre d’accueil destiné à de nombreuses familles de la cité d’Ille-et-Vilaine.
Fatouma. D, dont les enfants sont scolarisés au Blosne, nous confie par téléphone ne pas avoir reçu la brochure « sans doute car je parle bien français ». Elle ne comprend pas la démarche : « ça n’est pas à la France de s’adapter aux autres, mais aux autres de s’adapter à la France. C’est ce que j’ai fait » souligne-t-elle d’un ton fier avant de nous questionner : « les familles doivent faire l’effort d’apprendre la langue sans subventions , et puis d’ailleurs, pourquoi ont-elles des papiers si elles ne parlent pas le Français ? » .
On voit aussi dans l’Abcedaire de l’Education poindre un aveu de la municipalité : à force d’inventer des sigles, des concepts et des mots compliqués – selon les souhaits des « pédagogues » – plus personne n’y comprend rien.
On découvre également dans cette brochure l’existence d’une « base élève », qui est une « application informatique d’aide à l’inscription des élèves et à la gestion pour les directeurs d’école. Les parents ont accès aux informations et peuvent demander à faire des modifications. N’y sont pas inscrites les informations concernant la nationalité, l’année d’arrivée en France, l’enseignement de la langue et de la culture d’origine…»
L’enseignement de la langue et de la culture d’origine (ELCO) de façon cachée alors ? « les élèves peuvent avoir des cours dans leur langue d’origine à partir du CE1 parce que la maîtrise de la langue maternelle facilite l’apprentissage du français. Ce n’est pas obligatoire. Ils n’ont pas lieu dans toutes les écoles. Se renseigner auprès du directeur de l’école. » indique la brochure.
Amusant – et contradictoire – quand on lit ensuite la partie « neutralité » qui explique que « L’école publique française ne doit favoriser aucune confession religieuse, aucune opinion philosophique ou politique. Aucune distinction de traitement ne doit donc être faite entre les enfants selon leur opinion, leur origine ou leur sexe ».
La Ligue de L’Enseignement derrière la brochure
Cette brochure est financée par le contribuable rennais. Elle a été réalisée en collaboration avec la très engagée et très subventionnée, y compris régionalement, Ligue de l’Enseignement, mais aussi avec La Maison des Squares de Rennes.
Dans un communiqué adressé à la presse, Emeric Salmon, responsable du Front National de Rennes indique que « Le Front National condamne fermement la publication de ces « Abécédaire de l’éducation » en Anglais, en Turc, en Russe et en Arabe. Madame Appéré, maire de Rennes, semble avoir oublié que l’école était le creuset de notre république et le lieu indispensable pour l’apprentissage et la maîtrise de la langue Française. Le Front National rappelle que ce n’est pas à notre école de s’adapter aux étrangers arrivant en France mais bien à ceux-ci, s’ils souhaitent rester durablement en France, de s’assimiler à la France, à sa culture et en tout premier lieu à sa langue. »
« C’est sans doute cela le principe d’assimilation voulu par le PS à Rennes » nous confie le professeur désabusé que nous avions récemment interviewé , qui nous concède également que « Dans la bibliothèque de quartier à Villejean il y a une grande étagère remplie de livres en arabe, en turc, en wolof et d’autres langues extra-européennes. Mais pas un seul livre en breton ! Le néant. Pareil pour la bibliothèque d’agglomération, aux champs-libres… pas un seul livre en breton pour les gamins. Et quand on voit les milieux culturels bretons constamment à ramper auprès des élus PS de Rennes, c’est hallucinant.»
La ville de Rennes – comme le département d’Ille-et-Vilaine – est en pointe dans l’accueil et la gestion des populations étrangères, électorat potentiel. Couplé à celui des Bobos, il assure le règne sans partage des élus PS dans la Métropole bretonne.
Crédit photo : DR
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