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Il y a des soirs où l’on sort du Roazhon Park avec des étoiles plein les yeux. Mercredi n’en était pas un. Face à l’Olympiakos, le Stade rennais a ramené un 0-0 propre, solide et franchement soporifique. Le genre de match qu’on oublie en rentrant, sauf qu’on avait de bonnes raisons de le jouer ainsi, et que le Kop, lui, avait de bonnes raisons de se taire.
15 minutes de silence pour un horaire absurde
Le coup d’envoi a été donné à 16h30, en pleine semaine, à une heure où une bonne partie des abonnés est encore au travail ou sur la route. Ceux qui ont réussi à poser leur journée l’ont fait à leurs frais, et les familles ont dû s’organiser comme elles pouvaient. Pour protester contre cette programmation dictée par les calendriers des diffuseurs et de l’UEFA, le Roazhon Celtic Kop a fait grève pendant les 15 premières minutes : ni chants, ni tambours, ni drapeaux.
« Ce silence vous est offert par l’UEFA et ses diffuseurs ».
La banderole déployée au Roazhon Park par le RCK qui a annoncé ne pas animer les 15 premières minutes de jeu en contestation de l’horaire du match.
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📸 : @NaLeP3 https://t.co/Uq5gz0IENU— Team SRFC 🔴⚫ (@team_srfc) November 4, 2026
Le contraste était saisissant. Le Roazhon Park, si bruyant les grands soirs, a vécu un début de match en mode bibliothèque (hormis côté parkage visiteur). C’est précisément ce que le Kop voulait montrer : sans ses supporters, le football européen à Rennes n’a ni âme ni décibels. Ils étaient malgré tout 27 276 dans les tribunes, preuve que le public breton reste fidèle, même quand on ne fait rien pour lui faciliter la tâche.
Screenshot
Le match d’après la claque de Nice
Sur la pelouse, l’enjeu était clair. Le vendredi précédent, Rennes avait pris 5 buts à Nice (5-2). Il fallait se rassurer derrière, d’autant que l’Olympiakos arrivait avec 9 victoires de suite. Franck Haise a donc choisi la prudence : bloc bas, 3 défenseurs centraux et des transitions en guise de projet offensif.
Les 20 premières minutes ont pourtant fait trembler le stade. 2 relances hasardeuses d’Anthony Rouault plein axe ont offert aux Grecs leurs meilleures occasions. Brice Samba, visiblement gêné à la jambe gauche, a dû s’employer devant Puerta (9e). Fortounis a frappé au-dessus (12e) et Bailey a manqué de puissance (19e). Le seul vrai danger rennais venait d’Al-Tamari, insaisissable en 1re période. Les Rennais ont réclamé un penalty sur Szymanski (7e), et la tête de Cresswell a manqué de puissance (24e).
Juste avant la pause, le Roazhon Park a cru exulter. Sur une action provoquée par Nagida, l’Olympiakos a marqué contre son camp par Onyemaechi, mais le but a été refusé pour une position de hors-jeu d’Al-Tamari (44e).
Une 2e période sans folie
Au retour des vestiaires, Rennes a avancé de quelques mètres sans pour autant trouver la clé. Les centres manquaient de précision, les couloirs de vitesse et le milieu d’idées. Le trio Szymanski–Thomasson–Camara a traversé la soirée sans peser, et Amine Dia a surtout couru après des ballons qu’il n’a pas reçus. L’occasion la plus franche est arrivée dans le temps additionnel : Valentin Rongier, entré à l’heure de jeu, a décoché une frappe sèche à 20 mètres, sortie par le gardien Ortega (90e+1). Ce fut le dernier frisson d’une soirée qui en a manqué.
Dans la grisaille, une bonne nouvelle : la 1re de Gonçalo Oliveira en rouge et noir. Le défenseur central portugais n’a pas toujours été propre balle au pied, mais il a rassuré dans les duels, avec une agressivité bien dosée. Après 5 buts encaissés à Nice, la défense à 3 avec Rouault, Cresswell et lui a tenu bon.
« On aurait pu aller chercher plus »
Après le match, Anthony Rouault ne s’est pas raconté d’histoires. Il a reconnu que ce n’était « pas le match le plus plaisant » à jouer ni à regarder. Il regrette un manque de justesse dans les transitions et dans les derniers gestes, et estime qu’il faudra trouver un meilleur équilibre pour continuer à ne pas prendre de buts tout en recommençant à en marquer. Il pose aussi une question de bon sens : être invaincu, c’est bien, mais une série de nuls ne rapporte qu’un point à chaque fois. Mieux vaut gagner.
Franck Haise, lui, assume son choix. Après avoir pris 5 buts, il dit avoir aimé la solidité et l’état d’esprit de son équipe, et ne voulait pas qu’elle « s’ouvre » face à une équipe de ce niveau. L’entraîneur a d’ailleurs pris un carton jaune en fin de match, comme Rongier.
Invaincu, mais à relancer dimanche
Après 4 journées, le Stade rennais reste invaincu en Ligue Europa, avec 6 points. Le bilan européen est correct, mais le jeu reste à retrouver. Les Rouge et Noir doivent confirmer dès dimanche contre Lille, à 15 heures au Roazhon Park, avant une nouvelle trêve internationale. Cette fois, en week-end et en plein après-midi, le Kop devrait pouvoir chanter dès la 1re minute.
Photo : breizh-info.com
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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