Incendies de voiture. Réveillon agité à Rennes, Brest, Saint-Malo et Vannes

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04/01/2016 – 5 h 30 Bretagne (Breizh-info.com) – L’état d’urgence et la  mobilisation exceptionnelle des forces de l’ordre n’a pas empêché les voitures de brûler : certes, il y en a moins, mais pourtant elles brûlent. En Bretagne, la nuit a été plutôt agitée à Rennes, Brest, Saint-Malo et Vannes, entre incendies volontaires, agressions et dégradations diverses. Ailleurs, c’était au contraire très calme, notamment en raison de la violente tempête qui a contraint les gens à rester chez eux au chaud.

Sur l’ensemble de la France, 804 voitures auraient brûlé selon les chiffres officiels, soit 15% de moins que l’an dernier. Néanmoins ces chiffres doivent être nuancés, selon Infos Bordeaux : le média indépendant bordelais rappelle que les voitures incendiées par propagation ne sont pas comptabilisées, seuls les départs de feu le sont par le ministère de l’Intérieur. Deux fois plus de personnes ont été interpellées : 622 entre le 31 décembre 2015 et le 1er janvier 2016 contre 308 l’an dernier. Comme d’habitude, les incendies ont été particulièrement nombreux en Alsace, en région parisienne, dans la région lyonnaise, et dans le Sud-Ouest. Les petites localités n’y échappent pas, à l’exemple de Millau (14 voitures incendiées) ou de Bellaing (5 voitures, qui appartenaient en outre toutes à la même famille). A Nice, un bateau a aussi été incendié, en plus de nombreux véhicules.

Bien que le ministère de l’Intérieur ait imposé comme chaque année une omerta sur les événements du Réveillon – il est plus simple de casser le thermomètre que de se battre contre la maladie – certains d’entre eux ont fuité. Nous publions une carte des incendies, émeutes et autres rixes du cru 2015 que nous avons réussi à localiser.

Au moins quatre faits d’émeutes sont rapportés : à Wittelsheim et à Mulhouse en Alsace, au Val-Fourré (Mantes-la-Jolie) où les policiers ont été caillassés à plusieurs reprises, et à la Roseraie, un quartier « sensible » d’Angers où pompiers et policiers ont été caillassés par des jeunes. A Mulhouse toujours, la police a constaté que des préparatifs importants avaient été faits pour incendier des bâtiments communaux – des bouteilles d’essence et des pneus avaient été stockés aux endroits stratégiques. Ces stocks ont été récupérés et les incendies empêchés. Trois grosses bagarres sont aussi à remarquer : une à Béziers, où près de quarante personnes s’affrontaient, une autre à la Motte-Servolex en Savoie avec 30 personnes, dont 6 ont été blessées, et une dernière entre deux groupes de « jeunes » à Nîmes, rue de la République (!), près d’un kebab. Suite à cette dernière rixe, un jeune homme est mort des coups de couteau qu’il a reçus. Un autre jeune homme est mort à Paris, près du Trocadéro, suite à une bagarre.

Au moins 17 voitures incendiées en Bretagne

En Bretagne, la tempête a empêché de nombreuses personnes de sortir. Si bien que la nuit a été calme à Lannion, Saint-Brieuc, Lorient ou encore Quimper. A Brest en revanche 12 voitures ont brûlé dans la zone artisanale de Kergaradec ; un incendie s’est déclenché dans la cour d’un revendeur de voitures d’occasion, pour des raisons encore inexpliquées. Une enquête a été ouverte. Toujours à Brest, rue Jean-Jaurès, trois individus auraient commis plusieurs agressions et envoyé deux personnes à l’hôpital, dont une fille. Deux poubelles ont par ailleurs été incendiées rue Auguste Kervern et les policiers pris à partie place de la Liberté par la compagne d’un individu passablement éméché qu’ils étaient en train d’embarquer ; celle-ci, qui les a copieusement insulté et a tenté de leur donner des coups de pied, est convoquée par la justice le 18 février pour faits d’outrage et de rébellion.

Néanmoins, le quartier de Pontanézen, particulièrement chaud à Brest, est actuellement plus calme : l’imam connu pour ses propos sur la musique qui ont fait scandale est sous haute surveillance, et plusieurs des « jeunes » qui pourrissaient jusqu’alors la vie du quartier ont été interpellés ces dernières semaines. Ainsi, en octobre, les forces de l’ordre qui patrouillaient dans le quartier chaud ont intercepté une voiture dont le conducteur multipliait les infractions au code de la route. Il s’est avéré que le conducteur était un jeune de 15 ans impliqué dans les jets de cocktail Molotov sur les policiers et les pompiers fin août 2015 ; il a été expédié dans un centre éducatif fermé.

A Saint-Malo, une trentaine de véhicules ont été dégradés dans le centre-ville. Les pneus ont été crevés à coups de couteau, et certains d’entre eux ont été ouverts  et l’intérieur dégradé, toujours à coups de couteau. Plusieurs empreintes ont été relevées par les policiers, qui s’orientent sur la piste de jeunes Malouins ivres et désoeuvrés. A Rennes, plusieurs riverains ont signalé sur les réseaux sociaux que quatre voitures avaient été incendiées vers 0h30 rue de Suède, dans les cités du sud de la ville. La police confirme, sans commentaires. Selon un pompier intervenu sur place, des « jeunes » les ont brièvement caillassé quand ils sont arrivés pour éteindre l’incendie.

A Vannes, une voiture a été incendiée dans le quartier de Bernus, près de la rue de l’ile d’Arz, exactement au carrefour des rues d’Alsace et de Normandie. Par ailleurs, deux poubelles ont été incendiées dans le quartier (très) sensible de Kercado : un conteneur à papiers résidence Henri Dunant et une poubelle place de Cuxhaven.

A Nantes, des actions à l’encontre des lignes TAN traversant les quartiers chauds de Bellevue, Malakoff et les Dervallières ont été rapportées le 31 décembre vers 14 heures. Cependant, l’arrêt des circulations de la TAN à 0h30, sans prolongation exceptionnelle de service, a probablement participé au maintien du calme. Par ailleurs le lendemain en début d’après-midi, un jeune homme a semé le désordre rue Fabert dans le quartier Canclaux. Passablement agité et probablement ivre, il a défoncé une porte et tenu des propos incohérents, avant d’être embarqué par la police. Enfin le 31 décembre à Saint-Nazaire, un individu dont le visage était dissimulé et qui avait un couteau à la main, est entré dans le bar-tabac le Week-End, situé boulevard de la Fraternité, mais est ressorti aussitôt sans rien prendre ; la police le recherche. L’établissement a déjà été braqué trois fois en 2015, dont deux fois en décembre.

Photo : DR
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