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Les voitures modernes sont peut-être finalement plus vulnérables qu’on ne le pense. Le vol de véhicules n’est certes pas une activité nouvelle mais certains malfaiteurs font désormais preuve d’innovation pour dérober des voitures.
Une nouvelle technique, dénommée « mouse jacking » pour désigner le « vol à la souris » (en référence à l’ordinateur), a effectivement fait son apparition. Sur les véhicules dotés de systèmes de verrouillage électronique, plus question de crocheter les serrures puisqu’il est simplement nécessaire d’utiliser un logiciel adapté pour faire main basse sur la voiture.
En pratique, la technique consiste, pour les voleurs, à intercepter à l’aide des dispositifs électroniques le signal de la clé sans fil du propriétaire. Une fois en possession de ce signal, ils peuvent alors tranquillement déverrouiller les portes de la voiture.
Cette nouvelle tendance est inquiétante pour les assureurs. Du côté de la MAAF, on rappelle que les vols de véhicules ont augmenté de plus de 11 % en 2023 par rapport à 2022. Une hausse attribuable en grande partie au « mouse jacking » puisque, dans 70 % des cas, les malfaiteurs ont utilisé des méthodes « sans effractions ».
Les constructeurs automobiles, de leur côté, tentent de réagir face à cette menace croissante. Ils intègrent désormais des systèmes de sécurité plus avancés pour contrer le « mouse jacking », comme le cryptage renforcé des signaux émis par les clés électroniques. Cependant, ces mesures ne suffisent pas toujours à dissuader les voleurs, qui ne cessent d’améliorer leurs outils et techniques.
En France, certaines régions sont particulièrement touchées par ce phénomène. Dans des villes comme Marseille, les vols par « mouse jacking » représentent une part importante des véhicules dérobés. Les modèles les plus ciblés sont souvent les voitures haut de gamme ou les SUV récents, qui utilisent des technologies sophistiquées mais parfois vulnérables à ces attaques numériques.
Pour limiter les risques, les experts en sécurité automobile et les assureurs recommandent plusieurs précautions. Parmi celles-ci : le rangement des clés électroniques dans une pochette ou une boîte anti-ondes pour bloquer le signal, le recours à des dispositifs mécaniques comme les antivols de volant, ou encore l’installation de traceurs GPS pour localiser le véhicule en cas de vol. Les propriétaires de voitures équipées de systèmes de verrouillage sans clé sont également encouragés à désactiver cette fonctionnalité lorsqu’elle n’est pas indispensable.
En parallèle, les assureurs adaptent leurs offres. Certaines compagnies proposent désormais des garanties spécifiques contre ce type de vol, mais elles conditionnent parfois leur prise en charge à l’installation d’un dispositif de sécurité complémentaire.
Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
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3 réponses à “Vols de voitures : connaissez-vous le « mouse jacking » ? [Vidéo]”
Instructif… mais très inquiétant ; quelle époque ! le monde est vraiment livré aux mains des crapules qui ne cessent de trouver des méthodes pour empoisonner l ‘existence des autres ; et ce en toute impunité puisque la loi les protège …
Oui les véhicules neufs sont…branchés c’est le cas de le dire! Plus de clé pour le démarrage, l’ex clef peut restée dans votre poche ou être posée dans un vide-poche destiné à cela, vous appuyez sur start en débrayant (de même pour arrêter) et c’est plein d’électronique, voyants… et parfois sans raison, semble-t-il, un ou des voyants s’allument et avertissements sonores tut-tut-tut ou tutut-tutut voire tuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut…une symphonie électronique quand la voiture ne ralentit pas toute seule…avant de repartir derechef et on ne sait pas pourquoi! Vite retour à la manivelle pour démarrer! C’était plus sûr!
Pourquoi privilégier l’anglicisme « mouse jacking » ! Cette, expression est citée au moins 4 fois dans l’article et à la place on pourrait faire mention d’un « piratage électronique de véhicule « . D’une façon plus générale l’anglicisme « car jacking » peut se traduire en français par l’expression « agression d’automobiliste ».
Quant à « house jacking » , en français il s’agit tout simplement d’un « cambriolage violent ». J’ai remarqué que les articles rédigés en breton ne font pas la part belle aux anglicismes et c’est tant mieux. . Ce serait bien d’en faire autant avec les articles publiés en français.