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17/02/2016 – 08h15 Paris (Breizh-info.com) – « Pour Hollande, Nicolas Hulot serait une prise de guerre de premier choix, celle qui lui permettrait de verdir le gouvernement et de se passer des seconds couteaux écolos. Mais, sollicité par l’Elysée pour remplacer Ségolène Royal à l’Ecologie, l’ancien envoyé spécial de Hollande pour la planète renâcle ferme » Le Canard Enchaîné, 3 février 2016.
Le lendemain après-midi, M. Hulot dit non au président, publiquement : « Nicolas Hulot n’entrera pas au gouvernement. Il remercie le Président de la confiance qu’il n’a cessé de lui accorder » (jeudi 4 février 2016). Pourtant, l’insistance de l’Elysée se faisait de plus en plus forte. « Hulot a une grosse pression pour être ministre. Dans le jeu de chaises musicales déclenché par le départ de Fabius au Conseil constitutionnel, Royal irait au Quai d’Orsay, ce qui libérerait une place à l’Écologie » (Libération, 4 février 2016).
Mais l’ancien « envoyé spécial pour la protection de la planête » refuse d’entrer au gouvernement. Un écolo explique pourquoi : « avant de dire non à Hollande, il a réfléchi, consulté des proches, mais, finalement, il n a pas eu envie de se lier les mains » Le Parisien, 6 février 2016.
Hulot a décliné, au nom des idées qu’il défend : abandon de Notre-Dame-des-Landes, des grands projets qu’il qualifie d’inutiles, comme la ligne ferroviaire Lyon-Turin.
« Le petit monde écolo scrute avec attention ses mouvements. Personne ne pense qu’il se lancera en 2017. Il a déjà fait le coup en 2007, refusé l’obstacle aux européennes de 2009, loupé son examen de passage à la primaire écolo de 2011 face à Eva Joly. « Il a trop de proximité avec Hollande, il ne voudra pas lui nuire, il n’ira pas » pronostique Jean-Luc Bennahmias. « L’élection va se jouer sur le chômage, les migrants, l’espace Schengen, cela va lui être défavorable, et il est trop orgueilleux pour se lancer s’il est crédité de 3% » estime un ministre ». (Le Canard Enchaîné, 10 février 2016)
François Hollande révait de faire de Hulot « la tête de gondole du prochain gouvernement », c’est raté. Grosse perte pour le Président puisqu’un récent sondage IFOP montrait qu’à gauche, Nicolas Hulot fait la course en tête. Autrefois, quand un institut de sondage demandait au sympathisant de gauche quelle personnalité il souhaitait voir jouer un rôle important au cours des prochaines années, un socialiste arrivait toujours en tête. Aujourd’hui, quand l’IFOP pose la question un écolo sort du chapeau ; Nicolas Hulot. 61% des sympathisants de gauche souhaitent « qu’il joue un rôle important au cours des prochaines années », contre 53% pour Martine Aubry, 54% pour Manuel Valls, 50% pour Christiane Taubira, 49% pour François Hollande, 48% pour Jean-Luc Mélenchon, ou encore 33% pour Cécilie Duflot (JDD, 31 janvier 2016).
Contraint de se passer des services du « meilleur » , le Président s’est résolu à embaucher les seconds couteaux : Emmanuelle Cosse, Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili, tous inconnus du grand public, personnages sans notoriété et popularité au point de n’apparaitre dans aucun sondage.
Leur poids politique les place au dessous de la ligne de flottaison. Ainsi, Emmanuelle Cosse, nouvelle ministre du Logement et de l’habitat durable, s’est montrée incapable d’obtenir l’enterrement du projet de Notre-dame-des-Landes en échange de son ralliement à François Hollande. Si Nicolas Hulot joue en Ligue 1, Mme Cosse elle, se contente du CFA. Avec Jean-Vincent Placé, secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification, et Barbara Pompili, secrétaire d’État aux Relations internationales (Biodiversité), on a affaire à de simples comparses prisés de faire de la figuration pendant quatorze mois. Après quoi tout ce petit monde retournera au néant politique, après avoir aidé Hollande à jouer la carte du rassemblement avant la présidentielle de mai 2017. Ce qui mérite une sucette …
Un grand déçu : François de Rugy (Ex- EELV), député de Nantes Orvault. Très « Hollando-compatible », il rêvait depuis longtemps à un job de ministre. Non seulement, il ne s’en cachait pas, mais encore, il l’écrivait. Ce mardi 11 février 2016, l’occasion était belle pour devenir secrétaire d’État à quelque chose. Malheureusement pour lui, l’entrée au gouvernement du poids lourd Jean-Marc Ayrault, « boss » de la Loire-Atlantique, lui fermait tout de suite la porte. En effet, deux points importants séparent les deux hommes : la réunification de la Bretagne et Notre-Dame-des-Landes. Or Hollande avait davantage besoin d’Ayrault que de Rugy ! On notera le titre de Ouest France, le 12 février 2016 : « le grand retour de Jean-Marc Ayrault », afin que nul n’en ignore …
Crédit photo : DR
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4 réponses à “Remaniement. Hollande rêvait d’Hulot, il n’obtient qu’Emmanuelle Cosse”
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Reste donc un Rugy Hulot-compatible qui ne se sera pas fourvoyé (à son grand regret, sans doute) avec Hollande.
Peut-être une base dans un champ de ruines pour l’écologie politique ? Pour la Bretagne, ça serait bon que Rugy s’agrippe à Hulot.
Mouais, j’essaie de voir du positif…
Le seul, c’est finalement que l’RPS se décrédibilise encore un peu plus.
AHAHAHAHAHAH !!!! Rugy?! Pas fourvoyé?! Elle est bonne!
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