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17/12/2016 – 07H30 Nantes (Breizh-info.com) – Il n’y a pas qu’au marché de la Petite Hollande que les commerçants n’en peuvent plus des vols et du laxisme de la municipalité (PS) de Nantes. D’autres marchés de la ville sont aussi touchés de plein fouet, et tant les clients que les commerçants en ont assez. D’autant que la police municipale de Nantes semble avoir renoncé à assurer l’ordre, ou même à être présente pendant le marché pour tenter de dissuader les voleurs.
Dimanche au marché de Talensac, près du centre de Nantes, il y a beaucoup de monde. « Surtout le vendredi, le samedi et le dimanche », remarque un vendeur de denrées diverses et peu chères, installé dans le bas. « il y a moins de monde qu’à la Petite Hollande, mais plus de pouvoirs d’achat. C’est pratique pour les pickpockets ». Ceux-ci se sont faits une spécialité : détrousser les clients qui attendent devant les étals. « On finit par les repérer », nous explique un fromager qui fait les marchés de la Petite Hollande et du Vieux Doulon : «ils font tous les marchés, et ça se voit qu’ils regardent plutôt les paniers des gens, ou leurs sacs, que nos bancs ».
Selon nos informations, une bande d’une quinzaine d’entre eux écume les marchés de Nantes et des alentours. D’origines diverses – il y a notamment plusieurs personnes de type européen – ils ont entre 30 et 45 ans, présentent bien, et utilisent diverses techniques. « Pour ma part, j’ai failli me faire détrousser à Talensac », nous explique une cliente rencontrée sur le marché des Américains. « C’était un dimanche matin devant un étal aux fourrures, j’étais en train de regarder quand j’ai été accostée par trois types, qui ont commencé à me serrer, à me poser des questions bizarres, du genre, vous êtes riche, etc. Comme ils ont vu que j’étais tendue et que je serrai mon sac, ils sont partis. Ils étaient de type européen, la trentaine environ. Ce qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est que j’étais allée à l’étranger un an avant, à Lisbonne, et j’avais vu quelqu’un se faire détrousser de la même façon là-bas ».
« Ils ciblent en priorité les personnes âgées »
« Il y a un gros problème avec les pickpockets, c’est clair », nous explique une vendeuse au marché des Américains, près de Sainte-Thérèse. « Ils ciblent en priorité les personnes âgées, plus fragiles, moins attentives. Il y a notamment beaucoup de vols à Zola, sur le marché. On en a repéré quelques uns, dont un qui a toujours un sac à dos, la trentaine, de type européen. On en avait même chopé deux ou trois sur ce marché, les policiers les ont embarqués, mais ils finissent par revenir ».
Une commerçante se souvient des mésaventures récentes de ses clients. « Ils ont suivi un monsieur de 80 ans environ jusqu’à chez lui, pas loin de Sainte-Thérèse, et ils lui ont raflé son caddie. Au Vieux-Doulon, une de mes clientes s’est fait piquer sa carte bancaire, et cinq minutes plus tard, 1500 euros avaient été retirés ». Un antiquaire se joint à la conversation : « samedi dernier, la sacoche de mon père a été piquée dans son camion, à la brocante place Viarme. Il a 70 ans. Une dame de 65 ans qu’il connaît s’était aussi faite voler sa sacoche ; la sacoche de mon père a été retrouvée vide, un vendeur a vu quelqu’un la jeter par terre, c’était un beur d’une trentaine d’années ». Une autre vendeuse se rappelle d’un « type barbu, arabe, qui se collait aux vieilles dames et leur piquait leur porte-monnaie. On l’avait repéré à force. Cela fait 3 ou 4 mois qu’il ne vient plus ».
Les commerçants subissent aussi des vols. Il y a deux semaines, c’est une vendeuse d’huîtres et de palourdes qui en a été victime. « J’étais en train de remballer, de l’étal on ne voit pas le camion, il y avait ma sacoche sur le siège passager, ils sont passés par le côté conducteur et l’ont embarquée. Il y avait le terminal de paiement par carte (TPE), un chéquier, mes papiers, mon porte-monnaie, le fond de caisse, le carnet de commandes, celui de la balance… d’après un commerçant qui les a vus, c’étaient deux jeunes de type maghrébin, la vingtaine d’années. Heureusement, dans l’après-midi ma sacoche a été retrouvée aux encombrants, à la Boissière [un quartier au nord de Nantes à forte population d’origine immigrée, NDLA], avec une partie de mes papiers, le TPE défoncé et le carnet de commandes». Les voleurs, eux, courent toujours.
«Si on voyait la police municipale, ce serait bien»
Un vendeur de légumes se sent « lassé » par ces vols : « bien sûr que j’ai des clients qui ont été volés. Ils ont essayé de me piquer ma caisse aussi, à la Chapelle sur Erdre. Là, c’était un Roumain et je l’avais chopé, en lui disant de ne plus jamais revenir tourner autour de mon étal. Mais si on voyait la police municipale, ce serait bien. Le jour où les mairies feront le nécessaire, ça dissuadera les voleurs et ça arrangera bien des choses ». Une de ses collègues renchérit : « on ne les voit qu’à la fin, ou pour nous mettre des amendes de stationnement ». Et effectivement, on n’a pas vu de policiers municipaux, sinon deux vers 14 h 20 qui surveillaient le nettoyage du marché. Le vendeur de légumes reprend : « je fais le marché de Sainte-Luce, là il y a la placière, le policier municipal qui est là de 6h30 à 13 h et la gendarmerie qui fait des passages. Et on y est très bien, il n’y a pas de vols. Comme quoi c’est possible ! ».
Louis Moulin
Crédit photo : DR
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5 réponses à “Pickpockets, vols de caisses : les marchés de Nantes sont-ils le paradis des voleurs ?”
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C’était qui déjà l’ancien Maire de Nantes ?
Un propre sur lui comme ses amis d’ailleurs !
Je ne vois pas le rapport. Sa femme peut-être ?