26/02/2017 – 08H00 Nantes (Breizh-info.com) – Après avoir examiné  les cavistes nantais, Raphno passe maintenant au crible les caves de la grande distribution de la Cité des Ducs. Où dénicher la perle rare dans un océan de vins sans grand intérêt ? Au terme d’une longue et minutieuse enquête, il propose aux lecteurs de Breizh-info ses trouvailles. Pour boire intelligemment. Et toujours avec modération, cela va de soi…

Parler de cave pour la grande distribution peut prêter à sourire quand le vin se retrouve englobé dans le vaste secteur « liquide » au même titre que les sodas.

Sans surprise, notre étude relative au vin des hypermarchés de l’agglomération nantaise met le doigt sur la déprimante banalité des sélections répliquées à tous les magasins d’une même enseigne. Plus surprenant, la stratégie des concurrents de la grande distribution à présenter une gamme partageant un curieux air de famille. Il faut voir dans le rapprochement des sélections-vins, le fruit des alliances nouées par les centrales d’achat dans leur quête des meilleurs prix.

Fort heureusement, derrière cette apparente homogénéité, quelques caves parviennent à casser l’image moribonde du  « vin de supermarché » en proposant des références pointues, quasi introuvables chez les cavistes. D’où notre intérêt à vous dévoiler les dessous des disparités de traitement en vigueur au sein des différentes enseignes. Ce faisant, notre travail s’emploie à donner un satisfecit aux caves ayant su développer une véritable politique du vin dans l’univers improbable de la grande distribution. L’occasion aussi de balayer quelques clichés commodes sur le sujet, car si la majorité des enseignes sont restées à la culture du rayonnage, d’autres en ont pris le contrepied par la dévolution de somptueux écrins de vente à ce produit si particulier. Tout repose sur la personnalité du responsable de rayon et le blanc-seing de la direction à miser sur une audacieuse politique d’achat, capable d’infléchir une sélection stéréotypée « GD* » vers de véritables vins de terroir. Il y aussi la force de proposition des fournisseurs et des agents en vin, plus ou moins compétents à fournir les bonnes références…

Le rôle essentiel du « chef du liquide »

En la matière, un seul coup d’œil permet de comprendre si le rôle de « chef du liquide » se borne à la simple gestion ou à investir avec discernement et culture dans une gamme de vins recherchés.

Le périmètre de nos investigations se focalise uniquement sur les hypermarchés de l’agglomération de Nantes. Un choix dicté par le constat que seuls les magasins de cette taille sont en mesure de s’écarter de la ligne très officielle de la centrale d’achat.

Pour l’ensemble des enseignes, il est important de reconnaître une volonté très claire de mettre en valeur la production régionale. Au premier chef le muscadet, certes encore majoritairement représenté par d’anonymes bouteilles bon marché, mais aussi avec le haut de gamme des crus communaux.

Quant au conseil, ce dernier demeure toujours le point faible de la grande distribution qui renvoie la prise en charge de l’animation dans ses magasins sur le compte des fournisseurs. En conséquence, les recommandations se placent souvent sous l’influence des financements attribués à certaines références et sont donc à prendre avec prudence.

L’enseigne Leclerc truste la majeure partie des places de notre classement et se détache nettement de ses concurrents, par une volonté affichée de rénover la vente du vin au sein des hypermarchés. La rançon du très haut niveau de certaines caves se répercute dans la fidélisation d’une clientèle de connaisseurs sur des foires aux vins qui gagnent en réputation.

Se fier au nom d’un vigneron… mais aussi à son prénom

L’achat d’un vin en grande surface  impose de se fier au nom d’un vigneron mais aussi à son prénom car l’homonymie dans le monde vitivinicole est souvent piégeuse. Cette règle d’or prévaut sur toute autre considération. Ce n’est qu’à l’échelle de la propriété et non à celle de l’appellation que se trouve l’assurance d’acquérir un vin de qualité. La pire des méthodes consistant à trouver refuge dans la belle sonorité de noms de vignobles prestigieux, pour lesquels la grande distribution développe un talent consommé à présenter les pires spécimens.

Cela vaut notamment pour la Bourgogne, à l’exception du Leclerc Atout Sud de Rezé, tous les hypermarchés mystifient à prix d’or l’amateur de pinot noir, avec les vins impersonnels des plus mauvais représentants. Pas plus de salut dans le critère du récoltant repéré sur la capsule-congé dont le « R » cache généralement la production d’une coopérative*. Mais là encore, il faut se garder de céder à toute simplification manichéenne ; le vin d’une coopérative consciencieuse ou d’un très bon négoce (Maison Ogier pour la vallée du Rhône), donnera plus de gage que le repli sur l’imagerie d’Épinal du petit et honnête vin de vigneron au savoir-faire d’un tâcheron !

Notre classement

10. Auchan Saint-Sébastien : quelques belles bouteilles au milieu du tout- venant

Auchan n’a jamais brillé par l’originalité de ses rayons-vins. Cependant, les situations diffèrent d’un magasin à l’autre et celui de Saint-Sébastien parvient à proposer quelques belles bouteilles au milieu du tout-venant. Le contraste est assez saisissant entre l’indigence des vins rouges et le caractère plutôt avisé de la sélection des vins blancs, offrant d’intéressantes opportunités d’achat. Notamment des muscadets d’une certaine étoffe comme ce Château Thébaud de la famille Lieubau sur 2012 à 12.50€ ou le Clisson des vignerons de la Haute Noëlle avec leur cuvée château d’amour à 8.5 €. Quelques vins très distingués à l’image du château de Rully (passé dans le giron de la maison Antonin Rodet) en Premier Cru « la Pucelle »à 18€ , tout comme le vin blanc sec de Guiraud pour le Sauternes. Le «G» de Guiraud, loin d’être un second vin constitue une cuvée à part entière vinifiée en sec, elle affiche un très bon niveau en comparaison des meilleurs standards du bordeaux blanc sec (11€).

Une impression d’ensemble malgré tout mitigée par le vide des vins rouges, à l’exception d’une curiosité assez inattendue dans un tel rayon. Le vin rouge (grenache) pétillant du domaine Basque Egiategia (9€) qui accomplit sa seconde fermentation à l’intérieur de cuves immergées dans la baie de Saint-Jean-de-Luz !

9 Leclerc Pôle sud Basse Goulaine  :  quand la fine fleur de la viticulture côtoie la lie de la production vinassière

Ici encore la cave manque de cohérence et d’homogénéité, les belles affaires se dispersent sur un linéaire disparate ou se côtoient la fine fleur de la viticulture et la lie de la production vinassière !

Des ténors tels que le domaine Gauby en Roussillon (34€), Canet Valette en Saint-Chinian (26.6€), l’Aiguelière sur le terroir de Montpeyroux en Languedoc (26€) méritent l’attention des amateurs en quête de grand vins sudistes. Le Sud-Ouest n’est pas en reste avec le clos Baquey d’Elian Daros , la Rolls des côtes du Marmandais (29€) et le Montus d’Alain Brumont sur le millésime 2011 à 28.78€. Malgré tout, les vins d’auteurs restent en minorité face à l’énorme contingent de références fournies par le cadencier de la centrale d’achat.

8 Monoprix Gourmet Galeries Lafayette Decré Nantes centre-ville : une sélection abordable et recherchée de vins étrangers

Établi 10 ans plus tôt, ce classement aurait sûrement attribué un bel accessit à la cave des Galeries Lafayette Decré. Toutefois, aujourd’hui l’amateur aura bien du mal à y trouver pleinement son compte, même si de façon éparse, on y déniche encore de jolis flacons. L’incroyable sélection de champagnes a tout bonnement disparu, subsiste encore quelques noms (Drappier et son millésimé 2012 à 30€), Vincent Couche et ses très beaux champagnes de la côte des Bar (19€). Les rouges de Loire présente des valeurs sûres à l’adresse des amateurs de vins digestes et fluides (Marionnet pour la Touraine, Joguet à Chinon, Minchin en Valençay).

La cave se remarque surtout pour une sélection abordable et recherchée de vins étrangers. Les époustouflants vins californiens de la winery de Ravenswood, dont le fondateur Joël Peterson restera comme le père spirituel du zinfandel californien, tant il a œuvrer avec passion pour sa popularisation. Dans sa version entrée de gamme (10€) (Vintners Blend), le zinfandel aux subtiles notes chocolatées et d’épice montre un profil caressant ultra séducteur ! Signalons aussi le magnifique cépage torrontès (12€) de la firme Catena Zapeta dans la Mendoza Vallée en Argentine, à recommander aux amateurs de viognier avec lequel il partage beaucoup d’exubérance aromatique.

7 Hyper U, Vertou : des crus communaux du muscadet

Cet hyper fait des efforts pour sa cave et globalement l’impression qui s’en dégage est plutôt positive. La sélection se montre particulièrement attentive à mettre en valeur les crus communaux du Muscadet (Clisson, Gorges), de belles affaires aux alentours de 10€. On y déniche aussi le savennières de Chamboureau à 10.5€, le châteauneuf du négoce haut gamme Tardieu-Laurent pour les amateurs de vins aux élevages appuyés…, le puissant faugères de l’abbaye de Sylva Plana ( 9.35€) et d’avantageux rouges de Loire avec le bourgueil du négoce Grosbois et Amirault à 7.6 € jusqu’au gamay poivré de Châteaumeillant du domaine Roux cuvée Voluptas à 9€.

L’armoire à vin renferme l’étonnant vin blanc sec du mas de Daumas Gassac (35€) qui avait fait sa réputation de grand cru du Languedoc sur le rouge.

6 Leclerc Océane Rezé : de très belles références, sans revêtir la tonalité exaltante des grandes années de la cave

Avant son transfert en bordure de voie rapide, il y a une dizaine d’années, la cave de ce Leclerc de Rezé était la Mecque des amateurs en recherche de grands vins à prix modérés. Et pour cause, son ancien responsable entouré d’un réseau de bons fournisseurs avait un vrai talent de sélectionneur pour faire de ce lieu, le rendez-vous des connaisseurs.

Désormais, la cave bénéficie d’un très bel espace de vente à l’éclairage tamisé, et le nec de la gamme se découvre dans un antre distinct de la partie grand public. Une grille en fer forgée matérialise l’entrée d’un lieu de haute sélection ou se nichent de très belles références, sans revêtir la tonalité exaltante des grandes années de la cave. Néanmoins, au rang des pépites, citons le gewurztraminer de Rolly Gassmann très respecté pour son élégance, sur un millésime qui offre du recul pour apprécier sa complexité 2008 (36.9€).

De beaux représentants aussi en Loire, sur les blancs avec les grands sancerres d’Henri Bourgeois (cuvées la bourgeoise 19.9€ et des Monts Damnés 20€), le chenin épuré du domaine Guiberteau en Saumur. Un choix bien fourni sur les leaders de la vallée du Rhône : Vieux Télégraphe pour le Châteauneuf-du-Pape (59€), domaine de Remizières en Crozes-hermitage (12.9€), Gaillard pour la Côte-Rôtie (+ de 50€ sur le 2009)…

Une mention particulière doit être adressée aux rosés du domaine Pibarnon sis à Bandol et la cuvée prestige « Rose et Or » de Minuty (22.58€). Les grands champagnes sont avantageusement représentés avec ce millésimé 2006 de chez Philipponat à 45€ et la superbe cuvée Dom Ruinart sur le millésime 2004 à 104€, le distingué cramant de Mumm, admiré pour sa mousse crémeuse et sa bulle microscopique due à sa pression très basse (54€).

Malgré tout, la majeure partie du chai (nom donnée à cette partie de la cave) reste occupée par d’ennuyeux et coûteux grands crus classés du bordelais, ce qui laisse suggérer la perte de l’esprit buissonnier des premières années …

5 Carrefour Beaulieu :  quelques références de choix 

Bon à priori rien de bien folichon dans les travées, mais en y regardant de plus près, le rayonnage en arrive presque à exciter l’envie par la présence de quelques références de choix. Notamment les vins du négoce Verget créé par Jean-Marie Guffens, qui signe des blancs secs de haute tenue en Saint-Véran tout comme avec le simple bourgogne blanc générique (11€) .De belles choses aussi vers les moelleux et liquoreux en compagnie des propriétés les plus fiables de l’appellation Quarts de Chaume : domaine Belle rive 19.4€ et le domaine de la Suronde 25€, sans oublier le domaine du Cros, phare de l’appellation Loupiac (12€) .

Au rang des bons coups de la cave , les vins du domaine Rijckaert ( comparse de JM Guffens ) à la source de vins de référence dans le Mâconnais et dans le Jura. La reprise du domaine par Florent Rouve annonce des vins plus amples, en rupture avec la ligne tranchante de Jean Rijckaert (Pouilly Fuissé 24€). Citons le Saint-Bris de Clotilde Davenne, à découvrir pour le particularisme du sauvignon du terroir de Saint-Bris-le-Vineux situé dans l’orbite du Chablis , tout en tension sur une agréable vivacité citronnée( 8.5€).

En bas du rayonnage, la nouvelle cuvée IGP « le moulin blanc » de la maison Mourat en Vendée, assemblage de chardonnay et de chenin , est un blanc sec complet coulé dans une matière charnue et généreuse (10€). Mais le nec se trouve avec le collioure blanc de Marc Parcé à 10 euros, pionnier des vins blanc secs dans un vignoble qui semblait condamné aux vins mutés.

Du côté des rouges, l’amateur y trouvera moins son compte, si ce n’est l’habituelle armée mexicaine de bordeaux en tous genres… A noter le Santenay « Clos de Malte » de la maison Louis Jadot (24€), l’une des cuvées parcellaires les plus bichonnées par cet imposant négoce (après celle du Clos des Ursulles à Beaune), au prix abordable eu égard à son niveau.

4 Supermarché Chlorophylle, les Sorinnières : de quoi enthousiasmer l’amateur de vins bios

La présence de ce magasin fait une petite entorse aux principes de notre enquête qui ne retient pas les sélections trop banalisées des supermarchés. Mais il faut bien avouer que la gamme très resserrée de cette chaîne « bio », a de quoi enthousiasmer l’amateur. Les vins de Jérôme Bretaudeau du domaine Bellevue (muscadets) , la Paonnerie (coteaux d’Ancenis), le domaine Bablut ( Anjou) proposés à prix très doux, réclament un passage obligé !

3 Leclerc Atlantis: D’excellentes affaires sur des Hauts-Médocs épargnés par la mode vanillée et la sur-extraction 

L’agencement de la cave en jette plein les yeux, avec une habile partition opérée entre les vins du courant et une sélection haut de gamme abritée dans un magnifique cube de verre préservé du bruit abêtissant de l’hypermarché. En Loire, les savennières du célèbre Clos du Papillon appartenant en partie au domaine des Baumard, sur les millésimes 2009 et 2010 (23€), se savourent aujourd’hui sur une trame plus affable que dans le passé (très austère sur la décennie 90 en raison du soufrage excessif). D’excellentes affaires sur des Hauts-Médocs épargnés par la mode vanillée et la sur-extraction (Malescasse 2011 à 12€, Belle Vue 2011 à 14€). Le cultissime Chryseia (2006), vin rouge sec de la vallée de la Douro, représente sans nulle doute le joyau de la cave à un prix somme toute accessible (34€).

Au final, l’amateur ne peut rester indifférent devant tous les soins apportés à la mise en valeur du produit. Reste tout de même à donner à cette cave un supplément de consistance et d’homogénéité, la qualité de l’équipement et du cadre le mérite amplement.

2 Atout Sud : un rayon vin de haut vol qui propose une sélection à la pointe du « bio »

Il y a manifestement un sélectionneur derrière le responsable de ce rayon vin de haut vol qui démontre la possibilité d’avoir en grande distribution une sélection à la pointe du « bio ». Du lourd ! du très lourd même dans les rouges de Loire : Clos de Coulaines de Claude Papin(10€ ), le Bourgueil de Lebreton cuvée « la dilettante » (15€) et ceux de Frédéric Mabileau, Philippe Alliet en Chinon sur une cuvée vieilles vignes « canon !! » à 20€ , mais aussi des vins originaux et à portée de bourse avec le rouge glissant et mature du clos Saint-Fiacre dans l’Orléanais à 8€.

Les blancs réservent aussi de jolies surprises à l’instar du menetou-salon d’école du domaine Henri Pellé sur le terroir de Morogues (15€ ) et de beaux morceaux choisis en Bourgogne : le modeste aligoté dans sa version dorée, transcendé par Aubert de Villaine (propriétaire du domaine de la Romanée Conti) à Bouzeron (20.31€), le légendaire haute côte de nuit de Gilles Jayer (pas Henri !) sur un excellent millésime 2010 (30€), et le Saint-Aubin du domaine Marc Colin (30€) réputé pour son style opulent .

De belles petites références à glaner aussi dans les autres vignobles. Pêle-mêle le cairanne de Marcel Richaud à 15€, un cahors du clos Triguedina à moins de 10€, le beaujolais de Thévenet et du château des Jacques…

Seule ombre au tableau, l’Alsace et la clique habituelle des négociants attitrés de la grande distribution (Ribeman) ou autres coopératives à la production déprimante (Wolberger). Dommage aussi que la cave garde sa configuration en rayonnage, même si les grands crus reposent dans des armoires à vins ( sancerre de Vincent Pinard , bourgognes du domaine Dugat-Py , grands champagnes ( Krug et grande dame de la Veuve Clicquot).

1 Leclerc Orvault Grand Val : la meilleure cave d’hypermarché de l’agglomération nantaise 

Cette superbe cave qui profite du grand lifting du magasin, revendique haut la main le titre de meilleure cave d’hypermarché de l’agglomération nantaise. Elle s’inscrit en modèle à la fois par sa conception, mais aussi par le contenu de sa sélection capable de donner le tournis à tout connaisseur avisé. L’espace dégustation, équipé d’un bar à conserver le vin sous inertage, affiche clairement les nouvelles ambitions de la cave, bien qu’il semble assez peu utilisé…

Mention très spéciale à l’Alsace pour laquelle ce Leclerc aligne sans conteste la meilleure sélection et dont les cavistes seraient bien inspirés d’en prendre quelques leçons… Marcel Deiss, René Muré, domaine Weinbach et à mon sens la référence absolue : l’excellentissime domaine Bott Geyl.

A vrai dire, l’énumération des bons coups de la cave mériterait un article entier, tellement ce repaire fourmille de références pointues, je laisse à l’amateur le soin de les découvrir par lui-même.La présence de l’un des plus grands vins rouges au monde, « l’Unico » du domaine Vega Sicilia en Ribera Del Duero (340 €) suffit à positionner l’excellence de cette cave hors-norme.

Raphno

GD* : pour grande distribution

« R »* du récoltant sur la capsule fiscale : une coopérative peut utiliser une CRD (capsule représentative de droit) arborant le R du récoltant si le vin est embouteillé sur le lieu de sa vinification.

Crédit Photos : DR
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