19/04/2017 – 08h00 Paimpol (Breizh-Info.com) – Bien que ne représentant plus grand monde en Bretagne, l’UDB, l’Union démocratique bretonne, vient d’adresser un communiqué dans lequel le parti régionaliste ne donne aucune consigne de vote concernant l’élection présidentielle à venir – tout du moins lors du premier tour, dimanche 24 avril 2017.

« L’Union démocratique bretonne constate que le problème du centralisme a été totalement occulté dans la campagne de l’élection présidentielle française. La question de la décentralisation, grand raté du quinquennat de François Hollande, est restée sous le tapis. Pour l’Union démocratique bretonne, il s’agit pourtant d’une question essentielle. En pleine crise démocratique, avec des élus «nationaux» donnant souvent un exemple déplorable, rapprocher le pouvoir du peuple et encourager l’autonomie devraient être des priorités. Dans ces circonstances, l’Union démocratique bretonne ne donnera pas de consigne de vote au premier tour pour un-e des candidat-es à l’élection présidentielle. » explique le parti par la voix de Nil Caouissin, son porte-parole.

Et le parti anciennement allié du Parti socialiste à la région Bretagne d’ajouter : « Les institutions de la Cinquième République sont à bout. L’élection présidentielle transforme la démocratie en une partie de tiercé où le jeu des sondages prend la place du débat d’idée et de la confrontation des projets. Il est grand temps de transformer les institutions, de mettre fin au centralisme et au monarchisme inscrits au coeur de la Constitution, pour reconstruire la démocratie à partir des territoires.

Ce projet fédéraliste est le meilleur antidote à la menace de l’extrême-droite. A-t-on bien conscience du risque de voir un jour un parti d’extrême-droite prendre le contrôle d’institutions aussi hiérarchisées et centralisées que celles de la Cinquième république ? Il n’y a pas, en France, de contre-pouvoirs comparables à ceux qui permettent aux États-Unis de limiter le pouvoir de Donald Trump.»

 L’UDB annonce par ailleurs son intention de se mobiliser aux élections législatives (dans le cadre de l’alliance avec Christian Troadec) pour « faire élire des candidats fédéralistes, capables de défendre à l’Assemblée nationale une réforme profonde des institutions.».

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6 Commentaires

  1. Sur son compte Twitter, Gaël Briand, l’un des deux ou trois idéologues de l’UDB a dit qu’il ne voterait jamais pour Macron. Étant de gauche écologiste mais opposés au centralisme républicain, on se doute bien que les udébistes vont voter en masse pour Hamon.

    Mais vue la déculottée qu’il va ramasser, ils n’osent pas le soutenir pour ne pas se décrédibiliser en attente des législatives. On voit clair dans leur petit manège.

  2. Breizh-Info a publié aujourd’hui un article sur l’UDB, et un autre sur le MEDEF. Ça se rejoint. Les udébistes sont de même nature que les responsables du MEDEF.

    Le MEDEF est une organisation censée défendre les intérêts des grandes et moyennes entreprises. L’autre jour, Marine Le Pen accusait ses responsables de défendre uniquement les grandes entreprises.

    En réalité, ils ne représentent même pas les intérêts des grandes entreprises. Ils sont là pour attaquer le Front National et défendre la politique d’immigration, en accord avec les idéaux de la LICRA. Quand on fait venir tout un tas d’immigrés inaptes à travailler, c’est forcé que les grandes entreprises y perdent des plumes, comme tout le monde. Les dirigeants du MEDEF le savent bien. Mais ce sont des imposteurs: ils doivent leur place au gouvernement, et non pas aux entreprises adhérentes de leur syndicat. Ils sont en mesure de saboter l’économie du pays tout en s’octroyant des augmentations de salaire.

    Sarkozy et Hollande ont fait la même chose. Ils se sont rempli les poches tout en s’efforçant de démolir le pays. L’une des premières mesures de Sarkozy avait été de doubler son salaire présidentiel.

    C’est pareil pour l’UDB. On sait que les milieux politiques d’extrême gauche comme l’UDB bénéficient d’une collaboration étroite avec les administrations qui subventionnent les milieux associatifs (culture, sport, éducation). L’extrême gauche ne représente pas la population, mais elle est en première place dans les journaux, et elle est subventionnée à mort par l’administration publique. L’UDB a profité de cette situation avec la complicité de Ouest-France, du Parti Socialiste et de ses réseaux. Ça aura permis aux responsables d’obtenir quelques postes comme élus, comme fonctionnaires en charge des questions culturelles, etc.

    Mais ils ne défendent pas plus les intérêts et idéaux bretons que le MEDEF ne défend les intérêts financiers des entreprises. Au contraire, on leur donne seulement des postes s’ils acceptent de militer pour le Grand Remplacement en participant à la chasse aux nationalistes. Ce sont des imposteurs, car il y a une contradiction évidente entre défendre les Bretons et vouloir les remplacer par des immigrés.

  3. L’UDB ne pouvait donner une quelconque consigne de vote au premier tour, pour avoir été le dindon de la farce, du fait de ses maîtres socialistes, et en raison de la liquéfaction du PS, au vu des derniers sondages.
    Mais pour ce groupuscule néo-marxiste, la consigne de vote au second tour sera de voter pour n’importe quel candidat jacobin face à la candidate Le Pen tout aussi jacobine. Car pour ces soixante-huitards attardés, la menace n’est pas celle de la submersion migratoire qui va nous faire disparaitre, mais celle de …l’Extrême-droite qui peut encore nous sauver !
    Une extrême-droite bien aseptisée, soit dit en passant, dont le programme politique et la défense des « valeurs républicaines » n’ont rien de spécifiquement nationaliste : le FN étant devenu un parti de droite au style « 3éme république ».
    Mais pour ces régionalistes ringards, dont les indépendantistes véritables se gaussent depuis des lustres, qu’importe une Bretagne devenue un espace du tiers-monde. Leur slogan, c’est « La Bretagne aux migrants de la terre entière!  »
    Dans notre période exceptionnelle, refuser un vote ponctuel en faveur de la seule candidature qui peut stopper l’arrivée de nouveaux migrants et procéder à la remigration pour les autres, c’est se faire le complice des fossoyeurs de notre nation. Quand le socle biologique est atteint, aucun peuple ne peut renaître de ses cendres.

  4. Je crois avoir entendu (j’en suis même sûr !) que la fille du père et la tante de la nièce (pour ne pas la nommer) voulait supprimer les inter-communalités et les régions pour ne garder que les communes et les départements… Mauvaise pioche pour la Bretagne.. !

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