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09/07/2017 – 07h30 Quimper (Breizh-Info.com) – L’été est là. Comme bien souvent, le mois de juillet ne s’annonce pas sous les plus beaux auspices question météo, mais on commence à être habitué ! L’été, c’est aussi l’occasion, notamment pour ceux qui ne cherchent pas absolument à partir cap au Sud de la France ou de l’Europe, de redécouvrir sa région, ses villages, ses racines.
C’est pourquoi nous vous proposerons chaque semaine, 5 découvertes à faire, à commencer par le Finistère, avant de nous rendre ensuite dans le Morbihan, en Loire-Atlantique, en Ile et Vilaine, puis de finir dans les Côtes d’Armor. Il s’agit de 5 découvertes sélectionnées de façon totalement subjectives, peut être moins connues et moins mises en valeur pour les touristes mais qui constituent des pépites, pour passer une semaine, une journée ou quelques heures seulement !
Embarquement immédiat, pour le Finistère.
Huelgoat, terre sacrée
Si vous êtes de passage dans les Monts d’Arrée, après vous être rappelé à Roc’h Tredudon que fut un temps ou des combattants Bretons permettaient à la population se se libérer de la télévision, il faut absolument vous rendre à Huelgoat. La cité en elle est même (1500 habitants) est particulièrement jolie, fleurie et accueillante, mais elle abrite surtout un joyau de la Bretagne : son chaos rocheux.
Des pierres gigantesques, des sites d’exception, nommés Le Moulin du Chaos, la Grotte du Diable, la Roche Tremblante, le Camp d’Artus. A Huelgoat, il y a lieu de se balader toute une journée, de se perdre dans la forêt, et d’y découvrir, au beau milieu, une librairie, l’autre rive au sein de laquelle vous pourrez manger un bout ou prendre un verre.
L’occasion également de prolonger la balade jusqu’à Berrien, splendide petite cité voisine d’Huelgoat – et d’y visiter son église ; et de pousser jusqu’à Scrignac sur la tombe de l’abbé Perrot !
A Huelgoat, il y a des hôtels et des gites, et même un camping, pour y séjourner selon le budget que vous avez ; et bien entendu des restaurants à découvrir, comme l’Aristide, la Crêperie des Myrtilles, ou encore l’hôtel restaurant du Lac (vue imprenable sur le Lac).
Une destination immanquable.
Carantec, station balnéaire nord
Carantec est une petite station balnéaire (chic) de 3 500 habitants, nichée au nord de Morlaix. On y va essentiellement pour ses plages, à la fois reposantes et superbes, offrant des vues sur la Manche, mais également sur la baie de Morlaix. Y passer, c’est également se rendre au château du Taureau ou sur l‘île Callot. Et pourquoi pas, si vous y avez choisi votre camp de base pour plusieurs jours, vous rendre à Morlaix pour respirer, le samedi matin, les odeurs d’un marché d’exception, mais aussi à Roscoff ou à St Pol de Léon (visite des églises et cathédrales impérative !) ou encore de l’autre côté, pour visiter le Cairn de Barnenez, unique en Bretagne.
Il y a bien sûr, côté gastronomie, un restaurant à ne pas rater – si vous avez le budget : celui de Patrick Jeffroy, deux étoiles au Guide Michelin. Vous êtes certain d’y vivre un grand moment culinaire. Pour des budgets plus abordables sur Carantec, l’Abri du pêcheur ou la Chaise du curé feront bien l’affaire !
A l’assaut du Menez Hom
Du haut de ses 330 mètres d’altitude, le Menez-Hom est un des points culminants de la Bretagne. Un ancien volcan éteint qui vaut bien qu’on s’y arrête. Une fois la facile ascension effectuée, la vue sur toute la région est exceptionnelle. Site naturel protégé, le Menez-Hom domine la région et offre un panorama sur la rade de Brest, la baie de Douarnenez, la pointe de Pen-Hir et les Monts d’Arrée .
C’est un passage obligé si vous êtes dans le secteur. Et vous pourrez prolonger ensuite sur la presqu’ile de Crozon, avec pourquoi pas la visite des grottes de Morgat, en navette. Et dans la foulée de Crozon, immanquable également dans le secteur, la découverte de la cité de Locronan, qui a servi à tant et tant de films évoquant la Bretagne (passage obligé à la crêperie Ty Coz).

L’anse de Doëlan, par amour de la pêche
Dans le Finistère Sud, loin des refuges à touristes de type Bénodet, se situe un havre de paix, enraciné, du côté de Clohars Carnoët : l’anse de Doëlan, port de la commune, mérite absolument que l’on s’y attarde, que l’on s’y ballade, que l’on découvre le charme de cette côte d’exception. Paysages somptueux mais aussi bal des pêcheurs revenants de leur journée en mer et vendant leurs trouvailles directement sur le port.
Bonnes affaires et fraicheur ultime garantie ! L’occasion aussi d’aller se restaurer à Moëlan sur Mer chez l’institution locale, Bellec, avant qu’elle ne ferme ses portes (ou tout du moins qu’elle soit reprise) dans quelques mois. A visiter également Le Pouldu, ainsi que les plages de Clohars Carnoët, à moins de vouloir s’aventurer en forêt de Toulfoën ou sur les rives de la Laïta, direction Quimperlé.
Amateur de paysages typiques, de calme et d’enracinement, vous ne pourrez pas être déçu de votre visite !

Les Roches du Diable
Éloignons nous de la mer maintenant, pour pénétrer direction le coeur de la Bretagne. Situées entre les communes de Querrien, Guilligomarc’h et Locunolé, les Gorges du diable constituent un site naturel d’exception, encore assez peu fréquenté et donc resté naturel (pourvu que ça dure !).
La légende raconte qu’à cet endroit, le diable lui-même et Saint Guénolé s’affrontèrent. Saint Guénolé séduit par ce site si sauvage, si particulier, par cet amas de roches aux formes étranges, décide de s’y installer afin de fonder son ermitage et évangéliser la région.
Certaines roches prennent une forme curieuse de table, d’écuelle, et surtout de chaire à prêcher. Tout le confort pour cet ermite. Le problème, c’est que les « meubles » appartiennent au Diable. Ils en viennent aux mains et, finalement, Saint Guénolé terrasse le Diable qui se retire de l’autre côté de l’Ellé, la rivière.
Il n’y a pas de pont pour franchir l’Ellé, cela pose un problème à Saint Guénolé pour aller répandre sa bonne parole alentour. Il conclut donc un pacte avec le Diable. En échange de l’autorisation de construire un pont, le Diable peut s’emparer de la première âme qui le franchira. Selon les versions, ce fut un chat ou un écureuil que Saint Guénolé envoya traverser le pont. Le résultat est le même, le Diable, comme souvent dans les légendes et contes bretons, est grugé.
Ainsi fût construit le Pont-Neuf.
Le Diable, horriblement vexé de cette mésaventure, plonge dans l’Ellé. Un choc terrible ! Il s’enfonce si profond que nul ne pourra jamais atteindre le fond du gouffre ainsi creusé.
L’occasion d’y faire un circuit randonnée, y compris en famille, à la recherche de paysages somptueux (et il y en aura pour tout le monde !).
L’occasion aussi, après avoir bien marché, de remonter vers Le Faoüet, et d’y découvrir la chapelle Sainte Barbe, avant de déjeuner à la crêperie La Sarrasine (un must) ; mais ceci est une autre histoire, car nous sommes déjà entrés dans le Morbihan ….
Yann Vallerie
Crédit photo : DR
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