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09/10/2017 – 08h00 Lund (Breizh-Info.com) – C’est une étude scientifique d’envergure qui s’attache à répondre à une question éminemment polémique. Le fait de divorcer est-il possiblement lié à la génétique ? Pour les auteurs de l’étude, la réponse est clairement affirmative. Le divorce est lié aux gènes et la propension à cette pratique est donc transmis à ses descendants. Explications.
Le facteur génétique, élément central du divorce
L’étude sera publiée dans la prochaine édition de la revue Psychological Science mais ses résultats ont suscité un tel émoi que ses conclusions sont d’ores et déjà largement commentées. Les chercheurs, de l’université de Virginia Commonwealth aux États-Unis et celle de Lund en Suède, souhaitaient étudier la question du divorce. « Nous avons tenté de répondre à la question simple : pourquoi les divorces sont-ils fréquents dans une même lignée ? » a déclaré Jessica Salvatore, chercheuse en psychologie dans l’université de Virginie. Et la réponse semble claire : « A travers une série de schémas, en utilisant la base de donnée nationale de la Suède, nous avons découvert des preuves claires que le facteur génétique explique de manière prépondérante la transmission intergénérationnelles des divorces. »
La génétique, plus forte que la culture
C’est une étude dont l’impact est énorme car elle remet en cause le consensus actuel qui explique cette « transmission » des divorces par le fait que les enfants de parents divorcés sont eux-mêmes plus susceptibles de divorcer à cause de l’impact d’une séparation sur la construction de leurs relations.
Comment les chercheurs américains et suédois ont-ils détruit ce consensus ? Tout simplement en étudiant le taux de divorce chez des enfants adoptés. Et, selon leurs travaux, les historiques de divorces des enfants adoptés sont similaires à ceux de leurs parents biologiques et non-adoptifs.
Ainsi, le facteur culturel – l’acquis –, est vraisemblablement largement moins important que le facteur génétique – inné.
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