Consommer des produits laitiers n’augmente pas les risques cardio-vasculaires

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30/11/2017 – 07h00 Reading (Breizh-Info.com) – Curé nantais, Camembert, Bleu d’Auvergne ou encore Comté… Vous pouvez tout vous permettre (ou presque) sans risquer d’augmenter les risques cardio-vasculaires… C’est la science qui le dit !

En avril dernier, une étude scientifique menée par un chercheur de l’université de Reading revenait en effet sur l’impact de la consommation de produits laitiers sur la santé.
Cette étude est une méta-analyse, c’est-à-dire une synthèse de plusieurs études sur la question qui harmonise et contrôle les résultats pour obtenir des enseignements basés sur un très grand nombre de patients testés.

Face à l’augmentation du nombre d’études sur la question, les auteurs ont conduit une méta-analyse des liens entre produits laitiers et mortalité due aux maladies cardiaques et cardio-vasculaires. Un total de 29 cohortes ont été étudiées avec 938 464 participants. Parmi les études, 3 étaient conduites en Asie (Japon et Taïwan), 2 en Australie, 7 aux Etats-Unis et les 17 restantes en Europe.

Et les résultats de cette étude gigantesque sont limpides : « Aucune association entre produits laitiers et maladies cardiovasculaires mortelles n’a été révélée. »
Qu’il s’agisse de produits contenant des matières grasses ou non, la consommation de 200 grammes de produits laitiers par jour n’aurait aucun impact sur les maladies cardiaques.

Concernant le lait, la consommation allant jusqu’à 244 grammes par jours a été étudiée et aucun lien avec des maladies cardio-vasculaires n’était noté.

Mieux que cela, selon les résultats de l’étude, consommer 10 à 20 grammes de produits laitiers fermentés par jour réduirait de 2 % les risques de mourir de maladies cardio-vasculaires.
Mais, sur ce dernier point, les auteurs restent prudents : « Le mécanisme du lien positif entre les produits laitiers fermentés et la réduction des risques cardio-vasculaires est incertain. »

Reste que la bonne nouvelle de la journée est là : en fin d’année, vous pourrez goûter tout le plateau de fromage, sans pression. Mais n’oubliez pas que, consommés en trop grande quantité, les produits laitiers peuvent s’avérer néfastes sur d’autres plans que les risques cardiovasculaires.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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2 réponses à “Consommer des produits laitiers n’augmente pas les risques cardio-vasculaires”

  1. Pschitt dit :

    Il ne faut pas tirer de conclusions trop rapides des méta-analyses qui, inévitablement, ont toujours un peu tendance à globaliser des pommes et des oranges. Exemple donné honnêtement par les auteurs même de la méta-analyse que vous citez : certes, les chiffres « prouvent » que la consommation en petite quantité de produits laitiers fermentés a un effet positif, mais il suffit de retirer de la méta-analyse l’une des 29 études couvertes pour que cet effet disparaisse ! Donc méfiance quand même avant de se bourrer de beurre et de fromage.

    • Pater dit :

      C’est bien pour cela que la phrase « Mais, sur ce dernier point, les auteurs restent prudents : « Le mécanisme du lien positif entre les produits laitiers fermentés et la réduction des risques cardio-vasculaires est incertain. » » est présente dans l’article.

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