Hongrie. László Kövér (président du Parlement) : « L’immigration massive signifie justement la fin de l’Europe »

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Ferenc Almássy (Visegrad Post) et László Kövér au parlement hongrois, le 1er décembre 2017.

05/12/2017 – 09h50 Budapest (Breizh-info.com) – Pour László Kövér, Président du Parlement de Hongrie, « L’immigration massive signifie justement la fin de l’Europe ».

Ce dernier répondait à notre confrère Ferenc Almássy, du Visegrad Post, qui l’interrogeait notamment sur le regard que porte la Hongrie, mais aussi le groupe de Visegrad, sur l’Union européenne, l’Europe, ses institutions. Le président du Parlement hongrois participait en effet à un sommet informel des présidents de parlements des pays du V4 le vendredi 1er décembre pour parler de la coopération avec le Parlement européen, l’élargissement de l’UE, ou encore la qualité des produits manufacturés et la liberté d’expression sur internet.

« Notre conviction est que seules des nations fortes constitueront une Union européenne forte, et comme l’a dit le Maréchal du Sénat Karczewski, même le Parlement européen se renforcerait grâce à l’influence des parlements nationaux, car la coopération entre le Parlement européen et les parlements nationaux renforcerait la représentativité populaire à Bruxelles.» explique M. Kövér lorsque le journaliste lui demande l’intérêt de ses réunions.

Et ce dernier de fustiger la Commission Européenne, tout en affirmant la volonté européenne des pays d’Europe centrale : « Nous aimerions donc emmener l’Union européenne dans le sens contraire de celui que souhaite la Commission depuis quelques années. Bien sûr cela n’est possible qu’en unissant nos forces, si toutefois il est possible de changer la direction de l’Union européenne. La Commission souhaite s’arroger plus de compétences, centraliser plus de pouvoir à Bruxelles, et cela signifie également que nous diminuerions les pouvoirs nationaux. Au contraire, nous devrions regarder ce en quoi nous sommes d’accord, ou pouvons l’être, afin de trouver des solutions européennes. »

Et de dénoncer également les tentatives de cette petite minorité non élue – et qui pourtant dirige aujourd’hui dans les faits l’Union Européenne -: « L’Europe telle qu’elle existe aujourd’hui, à savoir des États-nations, mais avant tout une Europe de cultures nationales fondées sur des racines chrétiennes, cela, ils veulent le liquider en autorisant la migration illégale, ainsi qu’avec la répartition systématique des migrants. Monsieur Juncker a dit ce jour que sans l’immigration, l’Europe est perdue. Selon moi c’est tout l’inverse, l’immigration massive, dont nous ne voyons pas la fin, signifie justement la fin de l’Europe, du moins dans sa conception millénaire. Mais nous voudrions garder cette Europe. Nous pensons que ceux qui ont mis en place cette situation démolissent l’Europe. Le fossé est déjà large entre les représentants de l’un et l’autre points de vue, et s’ils continuent d’imposer cette politique d’immigration, il est tout à fait possible que nous en arrivions à un point où tout débat deviendrait impossible

En Hongrie actuellement, à quelques mois des élections législatives qui se tiendront au printemps prochain, des forces subventionnées (mais archi minoritaires) sont à l’heure pour tenter de déstabiliser le pays. C’est en tout cas ce que dénonce le Premier ministre hongrois Viktor Orban, cité par l’agence polonaise PAP, qui a accusé le milliardaire américain George Soros d’ingérence lors de la campagne pré-électorale.

Soros, un personnage que l’on retrouve partout où le mondialisme tente de combattre  l’enracinement et l’identité.

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