Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros
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Chers lecteurs, chères lectrices,
Les caisses de Breizh-Info sont vides. Pour tenir une année de plus, il nous faut 60 000 euros avant le 31 décembre. Si cette somme n’est pas réunie, le site cessera de paraître, 13 ans après sa fondation.
Depuis 2013, Breizh-Info vous informe chaque jour, en accès libre : des articles, des enquêtes, des entretiens, une revue de presse quotidienne, et une voix bretonne qui dit ce que la presse installée tait ou travestit.
Pas un euro d’argent public
Pendant que les grands titres de la presse encaissent chaque année les aides publiques, Breizh-Info fonctionne sans subvention d’État, sans milliardaire actionnaire et sans la manne publicitaire des grands groupes. Cette indépendance a un prix : nous ne dépendons que de vous. Quand les dons ne suivent pas, personne ne vient combler le trou.
60 000 euros d’ici le 31 décembre
Cette somme correspond à une année de fonctionnement du journal, ni plus ni moins. Si chaque lecteur attend que les autres donnent, personne ne donnera. 2 minutes suffisent, ce soir plutôt que la semaine prochaine. 10 euros, 50 euros, 100 euros, 1 000 euros : chaque don compte. Et si vous le pouvez, optez pour un virement mensuel : c’est ce qui permet au journal de voir plus loin que le mois suivant.
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79,6 millions . C’est, en euros, le montant des subventions qui ont été distribuées à la presse française en 2016.
Parmi les grands bénéficiaires, le journal Aujourd’hui en France arrive en tête (7,9 millions, soit 10% des aides distribuées …) devant Libération (6,376 millions) et Ouest-France (5,787 millions d’euros). Suivent Le Figaro, le Monde, la Croix, et l’Humanité, toujours sous perfusion (qui lit encore l’Humanité ?) et qui empoche 3,6 millions d’euros.
En Bretagne, outre Ouest France, il faut savoir que Presse Océan touche 1,344 millions et Le Télégramme 1,189 millions. Nettement plus modestement, les hebdomadaires bretons touchent quelques milliers d’euros. Que nos lecteurs se rassurent, Breizh-info ne touche pas un centime !
Au total, ce sont 368 titres qui ont bénéficié d’aides directes, de l’aide à la distribution de la presse quotidienne nationale ou de l’aide à la modernisation sociale.
Intéressant également d’étudier le magot sous la forme de l’attribution par groupes de presse :
Groupe Arnault/LVMH : 12M (Les Échos, Le Parisien)
Groupe Ouest France : 9M (Ouest France)
Groupe Drahi : 7M (Libération, L’Express)
Groupe Dassault : 6M (Le Figaro)
Groupe Le Monde : 6M (Le Monde)
Groupe Crédit Mutuel : 5M (un empire de la PQR)
L’Humanité : 3.5M (le plus aidé au numéro)
A chaque fois – sauf pour l’Humanité qui est un malade que l’on conserve à l’hôpital des subventions – il faut noter l’aliance entre banques et journaux, ce qui bien entendu, ne peut que renforcer l’esprit
Des aides publiques à quoi il faut rajouter des aides privées, distribuées notamment par Google, via le fonds d’aide au développement de la presse écrite en France.
Groupe Arnault 900K€
Groupe Drahi 670K€
Groupe Le Monde 620K€
Groupe Safa 520K€
Groupe Lagardère 440K€
On comprend chaque année un peu mieux cet acharnement à vouloir lutter contre la presse alternative sous couvert de « lutte contre les fake news ». Ils sont nombreux, banquiers, hommes d’affaire et leurs serviteurs journalistes, à avoir des intérêts là dedans.
Crédit photos : DR
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