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Jeudi 26 avril, à l’université de Nantes, une vingtaine de personnes du collectif « Tertre libre », réunies autour d’un barbecue en présence du doyen de Langues (FLCE) Didier Delorme, ont été agressées par une trentaine de bloqueurs qui ont embarqué leur barbecue et les ont traités de « nazis » (!) avant de revendiquer leur « exploit ».  Le doyen s’est fait cracher dessus. Un communiqué commun des directeurs des UFR du pôle Humanités et du service universitaire de Langues dénonce la « violence » et « l’intolérance » des bloqueurs.

Ces réunions très – trop ? – pacifiques  autour d’ « un livre, une fleur, un barbecue » étaient organisées régulièrement, tous les mardis et jeudis.  Elles étaient sensées permettre aux anti-bloqueurs de tenir le pavé et de porter leur voix face aux bloqueurs, guère plus nombreux – le noyau dur militant du campus Tertre ne compte que 14 personnes, les bloqueurs sont environ 70 dont la plupart extérieurs à l’Université. Les participants au collectif « Tertre libre » sont en revanche tous issus de l’établissement, soit qu’ils y travaillent, soit qu’ils y étudient.

« Une société hospitalière et bienveillante» ?

« Cette violence est proprement intolérable parce qu’elle est l’expression d’une intolérance », écrivent les signataires du communiqué. « Cette violence nous est viscéralement étrangère : elle heurte notre volonté de construire, à travers nos enseignements, une société hospitalière et bienveillante. Cette agression est une violence faite à un homme, à un collègue et à un ami ; elle est une violence contre une institution émancipatrice et critique ; elle est une violence contre un idéal et un principe ; elle est une blessure faite à tous », achèvent-ils en condamnant « de la manière la plus solennelle cet acte que nulle justification ne saurait excuser ni relativiser ».

Il faut dire qu’avec des bloqueurs issus de l’ultra-gauche qui n’hésitent pas à utiliser la violence brute, la «société hospitalière et bienveillante » a du plomb dans l’aile. Cependant, les bloqueurs ont aussi un allié de taille : la mollesse du président de l’Université Olivier Laboux, qui au nom du « dialogue » n’a cessé de capituler encore et encore aux exigences de l’ultra-gauche, au mépris de la sécurité de ses enseignants, personnels et étudiants – ainsi que de l’état des bâtiments de l’Université très fortement dégradés par les bloqueurs. De recul en concession, et de reculade en déroute, Olivier Laboux est-il devenu le meilleur ennemi des bloqueurs d’ultra-gauche ?

Hélène Lechat

Crédit photo : Breizh-info.com
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