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Dans un article du 26 avril dernier – intitulé le conseil régional des jeunes, organe de propagande ? – nous revenions sur la dernière séance à la région Bretagne du conseil régional des jeunes, sur son fonctionnement et sur les actions menées depuis deux ans, qui suscitent parfois des interrogations quant aux manipulations possibles.
Bretagne. Le conseil régional des jeunes, organe de propagande ?
Notre article n’a pas plu à Armand Rocaboy, co-président du Conseil Régional des Jeunes, qui nous l’a fait savoir et auquel nous avons proposé une interviewer pour savoir comment on devient conseiller régional jeune, pourquoi ne trouve-t-on pas trace du taux de participation dans les lycées concernant leur élection.
Mais aussi pour avoir un bilan vu de l’intérieur des travaux réalisés par le CRJ, et pour revenir sur les initiatives sur les migrants, mais aussi sur la sexualité des jeunes. Est-ce le rôle d’un CRJ de mener ce type d’initiatives, qui ne rassemblent justement pas toute la jeunesse ? Sur la sexualité, quel message ont-ils voulu faire passer ?
A titre personnel, que retenir de cet engagement ? Que dire à ceux qui reprochent au CRJ de ne pas être représentatif, notamment politiquement, de l’ensemble de l’échiquier politique actuel en France ?
Armand Rocaboy nous a répondu dans un long mail, que nous vous proposons en intégralité ci-dessous.
Nous n’avons touché ni au fond, ni à la forme des réponses, ni à l’orthographe, ni à la syntaxe
Donc, pour commencer je suis Armand Rocaboy, j’ai 18ans et je viens de terminer mon mandat en tant que co-président.
Je suis en terminale littéraire et je prépare des études en cinéma. Voilà pour moi, donc je vais donner une réponse groupé car vos questions s’entre-mêlent:
Votre indignation aux vues des problèmes de représentation sont compréhensible mais il faut bien comprendre que le CRJ n’en est qu’à ses balbutiement et que aujourd’hui les véritables défauts du CRJ sont :
- L’intérêt du personnel des lycée (CPE , Principale…) car la première partie des élections leurs est ENTIÈREMENT dédier. Le règlement stipule que les élections doivent être ouverte à chaque étudiants mais le personnel des lycée (pas tous mais une majorité) sélectionne les jeunes parmi les délégués (dans mon cas) voir désigne eux même l’élève de leurs choix. L’expérience démocratique étant plus vécue comme une corvée par les lycées.
- Le défaut majeur, s’avère être la communication. Ayant participé 2ans à la commission communication, je sais ce qu’il en est. les élève ne savent pas et les lettre envoyer aux établissements ne sont que rarement retransmises aux jeunes.
- Un désintérêt des jeunes. Je le sais car avec très peu de motivation et un petit discourt, j’ai réussi à devenir membre. Si une fois au CRJ, on est avec des jeunes dynamique mais lorsque j’ai participé aux élections entre lycées peu on montré un véritable intérêt.
Quand à la représentation politique des jeunes au CRJ, je pense qu’elle est relativement égale, même si les extrêmes sont peu représentés (mes amitiés à Gilles Pennelle qui nous a cru communistes) Je pense que le plus grand groupe reste représenté, celui des apolitiques. Ce ne sont pas les plus bruyant mais à nos ages et même en France plus généralement, ce sont les plus nombreux. Ni en marche, ni à droite, à gauche, au centre ou à l’extrême… ceux qui vote « utile » ou blanc.
Pour ce qui est du fonctionnement du CRJ, les jeunes se répartissent dans 5 commissions à thème. Dont la commission santé qui a choisi de travailler sur la sexualité. Ce qui répond à vos question, car il n’y a rien de politique à parler de la sexualité sous l’angle de la santé. Mais comme dans tous discourt il est impossible de camoufler entièrement sa pensée.
Prennons en exemple votre question qui l’illustre très grossièrement : Comprenez vous que vos initiatives sur les migrants, mais aussi sur la sexualité des jeunes, puisse être jugées comme partisanes, au moment où, notamment sur les migrants, de nombreuses oppositions à leur accueil se font sentir au sein de la société française ? Est-ce le rôle d’un CRJ de mener ce type d’initiatives, qui ne rassemblement justement pas toute la jeunesse ?
Donc oui, votre question est orienté et oui les actions jeunes le sont aussi. Certes vous auriez voulu plus de jeunes FN au CRJ et je comprend votre frustration mais sachez qui certains d’entre nous en était proche sans pour autant être discriminé.
Sachant que bien souvent des questionnaire sont mis en place dans les lycées qui l’acceptent, nous faisons notre possible pour n’oublier personne.
Et pour finir les migrants, la question est complexe certe, mais elle n’a été abordé que du point de vu humain.
Nous n’avons peut être pas vos connaissance en économie ou eu une expérience traumatisante avec quel qu’un qui s’avérait être un migrant et il nous était donc difficile d’avoir des propos rattacher au FN.
En restant factuel et rationnel et en rencontrant (ou en l’étant eux même) d’autre jeunes issues d’une immigration récente ou plus lointaine, les élus on fait le choix de l’entraide plus tôt que la peur. Comment les en blâmer ?
Si vous voulez mon avis (Je voudrais juste savoir comment en vient-on à vouloir jouer à dieu et choisir qui vit qui meurt ? Je ne vous parle pas de politique mais d’humanité. Je ne vous ferait pas d’affront de vous rappeler les horreur que vivent les migrants venu de pays en guerre ou le fait que seul les l’élite des villages d’une grande partie de l’Afrique entreprend la traversée, mais je voudrais juste mettre au claire que le France est une terre d’accueil depuis tout temps, qu’être blanc ne fait pas de vous un fils de gaulois, que le français de souche n’existe pas, qu’une nation n’est pas une terre et un sang mais un idéal que les migrants respectent.Certes le problème du terrorisme, mais a-t-on emprisonné la famille Le Pen lors que le KKK sévissait ? Car le raisonnement actuel sur les fichier S et les migrant « terroriste » ne vaut guère mieux. Je suis un fils d’immigré d’il y a environs 10 générations, quel est ma légitimité par rapport à mon amis dont les parents ont fuis le Sri Lanka pour pouvoir élever leurs enfants dans des conditions décentes. Moi qui ne me suis donner la peine que de naître j’aurais plus de valeur que ces hommes et ces femmes qui ont réellement choisi d’habiter notre pays?)
A titre personnel j’en ai beaucoup appris sur les médias, qui tous les uns après les autres ont déformé nos propos. Ne faites pas comme eux !
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