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Dix mois après la mort de Brigitte Bardot, le 28 décembre 2025 à La Madrague, la bataille autour de son héritage s’étale dans la presse. La semaine dernière, Paris Match a publié des photographies montrant des animaux en souffrance dans sa propriété de La Garrigue, à Saint-Tropez. L’hebdomadaire racontait aussi comment son veuf, Bernard d’Ormale, avait trouvé porte close à La Madrague. La Fondation Brigitte Bardot a répondu par un communiqué. Elle entend « rétablir les faits » sur les deux points.
Le veuf face à un portail barricadé
Paris Match et plusieurs titres people ont raconté la scène. Bernard d’Ormale, 85 ans, a partagé 34 ans de la vie de l’actrice. Il était parti prendre un café dans le centre de Saint-Tropez. À son retour, vers 17 heures, le portail de La Madrague était obstrué par un panneau de bois marqué « Danger travaux ». Il a passé la nuit dans un logement municipal. Selon ses propos, ses médicaments étaient restés à l’intérieur. Un agent de sécurité ne lui aurait remis qu’un porte-cartes contenant la carte Vitale de Brigitte Bardot, un geste qu’il a jugé « scandaleux ».
Des photos qui dateraient de plus d’un an
La Fondation conteste d’abord les images publiées. Selon elle, ces photographies datent de plus d’un an et Paris Match a omis de le préciser, ce qui tromperait « les lecteurs comme tous les amoureux des animaux ». Elle attribue la situation montrée à de « graves manquements » d’un gardien et d’une employée de maison. Tous deux étaient alors chargés au quotidien des animaux de La Garrigue, et non de ceux de La Madrague. La Fondation se dit étrangère à ces faits.
Elle affirme être intervenue dès qu’elle en a eu connaissance, pendant les hospitalisations de Brigitte Bardot. Elle a alors mis les animaux à l’abri, leur a fait donner des soins et a protégé la propriété. Toujours selon le communiqué, les animaux de La Garrigue ont depuis rejoint l’Arche de BB. Les chats y bénéficient d’un suivi vétérinaire régulier. Les chiens vivent au refuge de Bazoches, dans les Yvelines, dans l’ancienne maison de leur maîtresse.
Un départ prévu par acte notarié
Sur le départ de Bernard d’Ormale, la Fondation s’abrite derrière les volontés de sa fondatrice. Elle affirme que Brigitte Bardot avait exigé, par acte notarié, que La Madrague soit libérée de tous ses occupants 6 mois après son décès. La propriété appartient à la Fondation. Cette volonté visait donc « au premier chef » son veuf, et la Fondation dit l’avoir respectée.
Elle avance un second argument. Bernard d’Ormale siège parmi ses administrateurs. Le maintenir dans les lieux serait revenu, selon elle, à mettre un bien de la Fondation à la disposition de l’un de ses administrateurs. Elle y voit un conflit d’intérêts, « voire un abus de confiance ».
D’après le communiqué, Bernard d’Ormale a pu retourner la semaine dernière à La Madrague pour récupérer quelques effets personnels. La Fondation lui souhaite « le meilleur pour l’avenir » et considère l’incident comme clos.
La présidentielle en ligne de mire
La fin du communiqué rappelle le bilan de l’institution. Créée par Brigitte Bardot en 1986 et reconnue d’utilité publique en 1992, la Fondation affirme avoir sauvé plus d’un million d’animaux depuis sa création. Elle assure consacrer l’intégralité de ses ressources à cette mission. Il y a quelques semaines encore, ses salariés et bénévoles étaient mobilisés dans le sud de la France pour sauver des animaux des incendies.
À quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, qu’elle juge « cruciale pour la cause animale », la Fondation annonce qu’elle interpellera l’ensemble des candidats.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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