Le bio se développe dans tous les domaines de l’alimentation. Mais pas au même rythme. La demande concernant les produits aquatiques connait ainsi une forte hausse.

73 % en cinq ans

À l’échelle européenne, la consommation de produits aquatiques identifiés comme biologiques a augmenté de 73 %. Une belle progression qui ne doit pas faire oublier que l’offre initiale se situait à un niveau très faible. Car, en dépit d’une demande désormais forte, la production a bien du mal à suivre. Une caractéristique que l’on ne retrouve pas sur le marché des fruits et légumes ou sur celui des produits laitiers qui ont su répondre aux sollicitations.

En termes de volumes, la consommation de crustacés, de mollusques et de poissons biologiques était estimée à 50 000 tonnes pour l’année 2016. Ce qui ne représentait guère plus d’1,5 % de la consommation totale de ces produits au sein de l’Union européenne.

Saumon et truite en tête

Dans le détail, d’importantes disparités sont toutefois à relever entre les États. De ce fait, le Royaume-Uni, qui est le premier pays consommateur de ces produits, a connu une hausse de 43 % de sa consommation en 2015. C’est l’Allemagne qui occupe la seconde place. Du côté de l’Hexagone, les ménages ne consomment que pour 14 % ces produits aquatiques biologiques. La marque Carrefour bio commercialise à elle seule un produit bio sur deux et son chiffre d’affaires sur le segment est évalué 1,23 milliard d’euros. Le groupe précède l’enseigne Biocoop (1,1 milliard).

Pour ce qui est des espèces, les plus convoitées par les Européens dans leur version bio sont le saumon, la truite, la carpe, la crevette tropicale, la moule, la daurade et le bar. Des produits pour lesquels l’offre est très inférieure à la demande. Voilà donc des marchés potentiels à explorer. Pour l’instant, la daurade ou le bar bio ne représentent que 2 % des quantités produites dans l’UE.

Très convoité, le saumon bio d’Irlande et d’Écosse est prisé sur tout le Vieux Continent. À tel point que l’UE en importe également une partie depuis la Norvège. Enfin, chez les amateurs de crevettes bio, il faudra se faire une raison : elles sont toutes importées depuis l’extérieur de l’Union, notamment depuis l’Asie et l’Amérique du Sud. Aux producteurs européens de changer la donne !

Crédit photo : Pixabay (CC0/gburrull)
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