Alors que le « plan banlieue » de Jean-Louis Borloo remis à Emmanuel Macron semble faire pschitt, car rédigé par « un mâle blanc » et ne correspondant pas au public visé selon l’expression employée par Emmanuel Macron, le Front national vient de publier son propre plan banlieue.

Plan banlieues. Les « mâles blancs » hors-jeu selon Emmanuel Macron

Pour rappel, les principales mesures annoncées par Emmanuel Macron le 22 mai concernent des « testing » généralisés pour détecter les discriminations à l’embauche, 30.000 stages de 3e proposés par les entreprises et l’Etat, un plan de lutte contre le trafic de drogue ou encore une « instance de recours » sur l’équité territoriale.

Le plan du FN est lui composé de 39 points, autour de trois axes, qui sont « rétablir l’ordre républicain », « rétablir l’autorité » et « rétablir l’unité nationale ».

« Alors que la ruralité a été au cours des dernières décennies le parent pauvre des politiques publiques, les banlieues ont, elles, bénéficié, d’un effort financier considérable. En effet, depuis le premier septennat de François Mitterrand, des dizaines de milliards d’euros ont été affectés aux banlieues françaises, et ce à travers une multiplicité de dispositifs successifs. De Tapie à Borloo en passant par Delebarre, Bérégovoy et autres Raoult, on ne compte plus les plans banlieues qui se sont succédé. Le dernier en date est le plan Borloo, dévoilé début mai 2018. A l’aune de la réalité, ces plans ne semblent pas avoir eu les effets escomptés, tant s’en faut. Ainsi, et malgré les milliards régulièrement déversés, la lente dislocation économique, sociale et culturelle de ces zones s’est poursuivie à un rythme plus soutenu que jamais. La situation actuelle est particulièrement préoccupante, en ce qu’elle fait apparaître une véritable sécession territoriale de plusieurs dizaines de quartiers.» constate le FN.

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Le parti de Marine Le Pen est très sévère sur le plan Borloo qui peut « se résumer en trois mots : grandiloquence, indigence et suffisance.» :

« Les mots creux et les expressions grandiloquentes émaillent l’ensemble de ce rapport, comme les discours du gouvernement sur cette question : « Vivre en grand la République … Réconciliation nationale … L’heure n’est plus aux rapports d’experts, l’heure est à l’action … Faire coïncider notre grandeur avec le rêve républicain … » Ces mêmes mots que l’on entend depuis 15 ans, ces mêmes mots que les gouvernements de droite et de gauche scandent sans voir que la réalité exige autre chose que des incantations. L’indigence intellecturelle du diagnostic est d’emblée sidérante ; sur 164 pages du rapport le mot immigration n’apparaît que trois fois ; quant au mot islamisme, il n’est même pas utilisé ! Malgré une situation de plus en plus perceptible par l’ensemble de nos concitoyens, l’omerta est toujours de mise dans les cercles du pouvoir qui préfèrent les circonvolutions du politiquement correct au diagnostic réaliste. Or, on ne peut prétendre soigner un mal que l’on se refuse de nommer. Pourtant les vraies causes de la défaite de la République et de la France dans ces quartiers sont connues et dénoncées par notre mouvement politique depuis très longtemps : la submersion migratoire, l’islamisme, qui est une soumission des esprits, des corps, des mœurs, entraînant un recul sans précédent de la liberté en France, dans nos rues, dans nos écoles, dans nos cages d’escalier, pour les plus faibles d’entre nous, pour les enfants, pour les femmes. Submersion et soumission : telle est la réalité dans un grand nombre des quartiers de la politique de la ville.

Aveuglés par l’idéologie immigrationniste, nos politiciens camouflent cette inquiétante réalité sous des considérations urbanistiques : en clair, c’est la faute à la configuration des immeubles et des rues dans ces quartiers ! Ce faisant, des dizaines de milliards d’euros ont été dépensés dans les programmes de rénovation urbaine de M. Borloo (les PNRU), avec pour but de faire disparaître ces grands ensembles décrétés « criminogènes ». Sans aucun résultat probant : les dégradations urbaines se poursuivent, les services publics continuent à se désagréger, les communautarismes s’étendent avec leur lot d’insécurité, tout cela étant conjugué à une démission des pouvoirs publics et de l’autorité de l’État. Mais plus encore, le rapport méconnaît un élément capital pourtant identifié par nombre de spécialistes : comme le montre le géographe Christophe Guilluy dans La France périphérique, les quartiers défavorisés sont des sas de transit pour des flux ininterrompus d’immigrés. Décider de consacrer autant d’argent à ces quartiers, relève d’un choix plus que contestable qui consiste en la mise en œuvre d’une véritable préférence étrangère, choix défendu par les politiciens au pouvoir depuis des décennies. Enfin, ce rapport exprime une étonnante suffisance : à aucun moment il ne remet en cause des politiques ni même n’évalue leurs résultats, alors que l’évaluation de ces dernières est un impératif de la gestion publique depuis de nombreuses années.

Le choix de Jean-Louis Borloo et les préconisations du rapport confirment que la volonté d’Emmanuel Macron n’est nullement d’exiger un retour de ces quartiers au sein de la France, mais bel et bien de poursuivre une politique d’achat de la paix civile à coups de milliards d’euros. Cette politique n’a pas empêché les émeutes spectaculaires de l’été 2005 qui, à bien des égards, avaient les relents d’une guerre civile. Elle n’empêchera pas davantage que cela se reproduise »

Retrouvez ci-dessous les 29 points développés par le Front national, ainsi que l’intégral de ce « plan banlieue » d’un autre genre :

1/ une politique sécuritaire rigoureuse

Action 1 : Créer un office central de lutte contre la criminalité et les dérives urbaines.

Action 2 : Prescrire une politique pénale de tolérance zéro.

Action 3 : Renforcer les polices municipales.

Action 4 : Mettre en place des dispositifs d’interdiction administrative de fréquentation de territoire.

Action 5 : Développer la vidéo-protection.

Action 6 : Mettre en œuvre un plan de désarmement des quartiers les plus dangereux. 2/ une politique de contrôle tous azimuts

Action 7 : Lancer un plan de vérification des titres de séjour des occupants des HLM.

Action 8 : Contrôler les pharmacies et médecins dont les chiffres d’affaires paraissent anormalement élevés.

Action 9 : Simplifier les procédures judiciaires de lutte contre le trafic de drogues, le trafic d’armes et le proxénétisme.

Action 10 : Assurer la protection des témoins et des victimes.

Action 11 : Suspendre les aides et allocations aux parents dont les enfants délinquants sont non accessibles à une sanction pénale.

Action 12 : Expulser les parents des mineurs étrangers de moins de 13 ans coupables de crimes ou de graves délits.

Action 13 : Suspendre les allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire.

14 : Instaurer une tenue d’uniforme pour les écoliers et collégiens.

Action 15 : Renforcer le contrôle des écoles privées.

Action 16 : Supprimer les enseignements de langue et de culture d’origine (ELCO).

Action 17 : Renforcer le volume horaire des cours d’histoire et de français.

Action 18 : Lancer un plan de contrôle des enseignements.

Action 19 : Développer les internats d’excellence et y instaurer la priorité nationale.

Action 20 : Étendre la loi de 2004 sur les signes extérieurs religieux.

Action 21 : Interdire les prières de rue.

Action 22 : Fermer administrativement les lieux où est prônée la haine de la France.

Action 23 : Interdire la venue en masse de ministres étrangers du culte.

Action 24 : Expulser les responsables de culte étrangers qui prêchent des valeurs contraires aux lois, coutumes et valeurs françaises.

Action 25 : Renforcer l’assimilation républicaine.

Action 26 : Mettre sous tutelle de l’État les mairies adoptant des mesures favorisant le communautarisme.

Action 27 : Renforcer la place des femmes dans les quartiers de la politique de la ville.

Action 28 : Responsabiliser les fédérations sportives.

Action 29 : Fermer les clubs qui pratiquent le communautarisme en droit ou en fait.

Action 30 : Accroître les sanctions à l’égard des agresseurs d’arbitre.

Action 31 : Arrêter la construction de logements neufs dans certains quartiers .

Action 32 : Lancer un plan de rénovation des logements existants.

Action 33 : Mettre en place une politique de priorité nationale pour l’accès au logement (locataire et propriétaire).

Action 34 : Assurer la transparence dans l’attribution des logements.

Action 35 : Mettre sous tutelle de l’État des organismes HLM défaillants.

Action 36 : Supprimer le DALO.

Action 37 : Suspendre voire supprimer les aides aux logements pour les délinquants.

Action 38 : Expulser des logements sociaux les personnes condamnées pour des crimes et des graves délits.

Action 39 : Renforcer les sanctions contre les « marchands de sommeil »

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