Côté règlements de comptes entre gangs, l’année 2019 commence bien mal à Nantes. Elle commence, comme l’année dernière, par des tirs. L’an dernier, ils avaient lieu à Châteaubriant pour le Réveillon. Cette fois, de manière plus étonnante encore, en plein centre de Nantes, à quelques dizaines de mètres de la place du Commerce. Et en plein jour.

Le 1er janvier en effet, vers huit heures du matin, quatre tirs ont retenti à l’angle des rues Sainte-Catherine et du Couëdic – devant l’hôtel Mercure et le restaurant l’Entrecôte donc. Quatre douilles de 9 mm ont été relevées par les policiers, mais nulle trace du ou des tireurs ou d’éventuelles victimes.

Pour les médias locaux, un fait divers banal…

La nouvelle a été traitée comme un fait divers banal par les différents médias locaux, bien qu’il s’agisse de tirs, en plein centre, et en plein jour. La banalisation de la violence à Nantes – ainsi que des récurrents règlements de comptes entre gangs, dans les quartiers ou en ville- est donc largement entrée dans les mœurs.

Juste à côté se trouve la station Commerce, qui est à partir du début de l’après-midi – voire plus tôt encore – une des grandes plaques tournantes de la drogue dans l’agglomération. Les pouvoirs publics ne font rien – ou quasi – au point que la CGT de la SEMITAN la trouve « définitivement perdue » pour l’ordre public.

Les précédents coups de feu dans le centre avaient été tirés le 21 juillet vers 23h30 rues d’Ancin et de l’Héronnière, à 500 m à l’ouest du centre-ville (Médiathèque), ainsi que la semaine précédente. Une rapide enquête – facilitée par le relevé par des riverains de la plaque de la voiture dans laquelle avait fui le tireur présumé – avait permis l’interpellation d’un homme quelques heures après à Rezé. Il a été mis en examen pour ces tirs.


LM

 photo d’illustration: DR
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