Le secteur du transport routier est à court de bras. Si l’activité connait une forte croissance, elle peine cependant à recruter. Avis aux amateurs !

Transport routier : la croissance passe la seconde

Si certains pans de l’économie hexagonale connaissent des jours moroses, conséquence notamment du mouvement des Gilets Jaunes, ce n’est pas le cas du transport routier. Le domaine devrait connaître une nouvelle hausse de 3,1 % de ses effectifs sur un an une fois les chiffres de l’année 2018 révélés. En employant ainsi plus de 723 000 salariés selon le dernier rapport de l’OPTL (Observatoire prospectif des métiers et des qualifications dans les transports et la logistique).

Cette augmentation annuelle du personnel vient s’inscrire à la suite d’une précédente hausse puisque le nombre de salariés du secteur avait déjà progressé de 2,6 % entre 2016 et 2017 pour atteindre les 701 400 salariés, franchissant alors le seuil historique des 700 000. Une dynamique enclenchée depuis 2013 mais qui rencontre désormais un nouvel obstacle : le manque de candidats formés.

Marchandises et passagers embauchent

Qu’il s’agisse du transport de marchandises, du transport de passagers, du déménagement ou des ambulances, les employeurs peinent à embaucher des conducteurs. Ces derniers représentent d’ailleurs le principal de la masse salariale. Mais les besoins concernent également d’autres postes comme les gestionnaires, les mécaniciens, les électriciens ou encore les contrôleurs. Selon un sondage commandé par l’OPTL, sur 2 600 entreprises, 43 % d’entre elles ont reconnu avoir eu des difficultés à réaliser leur recrutement au cours de l’année 2018. Une hausse de 10 points par rapport à 2017.

Dans le même temps,  plus de 600 000 demandeurs d’emploi sont recensés dans ce même secteur du transport et de la logistique, toujours selon l’OPTL. Pourquoi offres et demandes ne se rencontrent-elles pas ? Les demandeurs d’emploi en question ne disposent généralement pas des qualifications requises pour les postes proposés.

La formation en question

Toutefois, les acteurs du secteur ont bien conscience du problème et s’attellent à le résoudre en développant massivement la formation des nouvelles recrues. Lesquelles sont très souvent embauchées en CDI. De plus, pour attirer les candidats, entreprises et collectivités tentent de valoriser ces métiers de la logistique et du transport, pas toujours reconnus ni même connus. Parmi les avantages mis en avant, la flexibilité des conditions de travail (vacances scolaires pour le ramassage scolaire par exemple), le contact humain ou encore la perméabilité entre les différents types de transport.

Quant à la rémunération, un conducteur de car débutera avec un salaire compris entre 1150€ et 1370€ net par mois. Un montant qui ne comprend pas les diverses primes pour la conduite de nuit ou le dimanche. Ne serait-ce que sur le site de Pôle emploi, les annonces concernant ces postes en logistique ne manquent pas.

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Kev22)
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