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Le marché de l’emploi breton marque un coup d’arrêt. Selon le dernier baromètre du groupe HelloWork, le volume d’offres d’emploi diffusées en Bretagne administrative (hors Loire-Atlantique) a chuté de 9,7 % au troisième trimestre 2025. Ce recul, légèrement supérieur à la moyenne nationale (-8 %), confirme le ralentissement déjà observé depuis le début de l’année.
Une dynamique en perte de vitesse
Le volume global d’offres (CDI, CDD, intérim et alternance confondus) reste élevé — près de 2,5 millions d’annonces en France — mais la Bretagne suit la tendance baissière, avec un net fléchissement des embauches en contrat durable.
Les CDI enregistrent une baisse de 12 %, tandis que les CDD progressent de 18 %, signe d’un recours accru à la flexibilité.
Cette évolution traduit la prudence des entreprises bretonnes, qui ajustent leurs besoins sans renoncer totalement à recruter, dans un contexte politique et économique instable.
Le troisième trimestre confirme toutefois une accalmie relative : la baisse est moins brutale qu’au deuxième trimestre (-11 %), et les chiffres de septembre laissent entrevoir un léger mieux (-6 % sur un an).
CDI en berne, alternance en chute libre
Le contraste est saisissant : tandis que les contrats courts progressent, les emplois stables s’effritent.
Le repli des CDI (-12 %) prolonge une tendance continue depuis fin 2024.
À l’inverse, les CDD gagnent du terrain (+18 %), tirés notamment par la hausse des besoins dans les services à la personne.
L’intérim se contracte de 10 %, mais le recul semble ralentir.
En revanche, l’alternance s’effondre (-19 %) : la réduction des aides publiques depuis le printemps et l’augmentation des charges pèsent lourd sur les entreprises bretonnes, notamment les PME et les artisans.
Traditionnellement soutenue entre mars et juillet, la dynamique de l’alternance s’est cette année brisée dès le mois de mai, limitant drastiquement les opportunités pour les jeunes entrants sur le marché du travail.
Des disparités territoriales et sectorielles
Comme ailleurs en France, les évolutions varient fortement selon les secteurs.
La santé et le social restent les principaux pourvoyeurs d’emplois (près de 34 % des offres), malgré une baisse globale de 7 %.
Les services à la personne et aux entreprises occupent désormais la deuxième place, devant le commerce et le BTP.
La construction reste le premier employeur d’intérim, mais connaît un nouveau repli (-8 %).
L’industrie, pilier historique de l’économie bretonne, souffre lourdement : la production, la maintenance et l’ingénierie industrielle reculent de 15 à 20 % selon les filières. Les difficultés du secteur automobile, conjuguées à la baisse des carnets de commande, entraînent un ralentissement sensible dans les bassins d’emploi de Rennes, Vannes et Saint-Brieuc.
L’industrie navale tire son épingle du jeu
Seule exception dans ce paysage morose : la construction navale.
Avec une hausse de 18 % des offres au niveau national, le secteur affiche une santé remarquable dans l’Ouest, notamment à Lorient et Concarneau.
En Bretagne administrative, la progression atteint +37 %, portée par les chantiers militaires et civils, la modernisation des sites navals et les besoins en main-d’œuvre technique (soudeurs, chaudronniers, techniciens CFAO, etc.).
L’industrie navale demeure ainsi l’un des rares moteurs d’emploi industriel dans la région.
Les métiers les plus recherchés
Les métiers de la santé dominent largement les offres, avec une demande forte pour les infirmiers, aides-soignants et auxiliaires de vie.
Du côté des emplois de bureau, les comptables, assistants de gestion et employés de restauration sont parmi les profils les plus recherchés en CDI.
En CDD, les enseignants, assistants maternels et personnels de soin figurent en tête.
Dans l’intérim, les entreprises recherchent avant tout des caristes, opérateurs de production et personnels soignants.
Les offres d’alternance, en forte baisse, concernent principalement des postes de chargés de communication, de conseillers de vente et d’auxiliaires de vie.
Un signal d’alerte pour la Bretagne administrative
Ce ralentissement du marché du travail breton n’est pas anecdotique.
Il traduit à la fois un essoufflement économique et une mutation du tissu productif : la région, amputée de la Loire-Atlantique, conserve un taux d’emploi supérieur à la moyenne nationale, mais reste dépendante de quelques filières dominantes (BTP, agroalimentaire, santé, naval).
La progression des contrats courts, la baisse de l’alternance et la stagnation des recrutements qualifiés posent la question du sous-emploi structurel dans certaines zones rurales et littorales, notamment dans le centre-Bretagne.
En clair, la Bretagne reste dynamique, mais elle avance désormais sur un rythme ralenti — avec une économie de plus en plus tournée vers les services, au détriment de l’industrie et des emplois pérennes.
Illustration : DR
[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT.
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Une réponse à “Bretagne : le marché de l’emploi recule de 9,7 % au troisième trimestre”
Du travail on en trouve mais hélas des fainéants on en trouve encore plus eh bien ces planeurs d’une poigne de fer on les remettra au boulot à coups de rangers dans le postérieur!