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Agrégé de mathématiques et enseignant en classe préparatoire, Christian de Moliner publie La guerre de France aux éditions Pierre-Guillaume de Roux. Un thriller mettant en scène une guerre civile opposant islamistes et nationalistes sur fond de partition du territoire.
Présentation de l’éditeur :
La guerre civile fait rage en France entre islamistes et nationalistes, au rythme d’attentats quotidiens et sanglants. Le gouvernement est totalement impuissant. À l’initiative des Russes pro-nationalistes et des Saoudiens pro-islamistes, une conférence de paix s’ouvre à Chisinau, la capitale de la Moldavie. Il s’agit de créer une zone interdite aux fidèles du Prophète tout en accordant l’autonomie aux enclaves musulmanes. L’Élysée, soutenu par les Américains, s’oppose, cependant, à ce plan de partage. Mauréan, homme de l’ombre, entre alors en contact avec Djamila Loufi, étudiante à Science Po, qui se destine au journalisme. Un terrible secret pèse sur ses origines : sa mère, avant de mettre fin à ses jours quatre ans auparavant, a eu le temps de lui confesser qu’elle était le fruit d’un viol. Mauréan lui apprend que l’homme n’est autre que François Bavay, le charismatique mais sanguinaire leader des nationalistes. Et lui propose de le tuer. Djamila acceptera-t-elle cette mission ? Un thriller mené à cent à l’heure.
La guerre de France – éditions Pierre-Guillaume de Roux.
Entretien avec l’auteur :
Breizh Info : Votre roman évoque une future guerre civile entre islamistes et extrémistes européens. Pensez-vous que c’est une hypothèse réaliste ?
Christian de Moliner : Malheureusement oui ! Il n’y a qu’à voir la tuerie du vendredi 15 mars 2019 en Nouvelle-Zélande et les nombreux attentats provoqués par des musulmans fanatiques. À mon avis « la guerre de France » a déjà commencé. Reste à savoir qu’elle sera son intensité, si les heurts resteront limités, comme actuellement, ou si nous passerons d’un rythme d’un attentat par mois à celui d’un ou plusieurs par jour. Même si plusieurs dizaines de morts lors de chaque tuerie peuvent sembler des pertes élevées, malheureusement le pire risque d’être à venir.
Breizh Info : Pourquoi utilisez-vous le terme « guerre de France » ? Est-ce par analogie avec la guerre d’Algérie ?
Christian de Moliner : Tout à fait : certains extrémistes européens racistes commettront des attentats pour chasser les musulmans hors de l’Hexagone, de la même façon que le FLN mettait des bombes pour forcer les pieds-noirs à retourner en métropole.
Breizh Info : Vos prédictions font froid dans le dos. Pensez-vous que le sang va vraiment couler à flots ? Que la situation va devenir tragique ?
Christian de Moliner : Il y a de bonnes chances pour que la violence reste contenue, que les attentats de l’un ou l’autre bord se comptent chaque année sur les doigts d’une main. Si c’est le cas, tant mieux ! La violence restera alors supportable, même si elle empoisonnera la vie des Français. Cette hypothèse est de loin la plus probable. Mais il suffira de peu de choses pour que tout dérape. La guerre d’Algérie de novembre 1954 à octobre 1955 était d’ampleur limitée. Les heurts entre soldats et maquisards de FLN étaient relégués dans les pages intérieures des journaux d’Alger. Les nationalistes algériens, voyant que la sauce ne prenait pas, ont organisé la tuerie de Philippeville et fait volontairement assassiner dans des conditions horribles des femmes et des enfants. Les exécutions sommaires pratiquées en représailles par les soldats français ont révolté les musulmans d’Algérie. Après cette orgie de sang, les choses n’étaient plus les mêmes et une solution pacifique impossible. La guerre s’est continuée jusqu’à la victoire finale et totale du FLN.
Breizh Info : Quelle forme avez-vous donnée à votre livre ?
Christian de Moliner : Celle d’un thriller mené à cent à l’heure. J’espère que le lecteur sera emporté par mon roman et qu’il voudra connaître la fin. Ai-je réussi ? À ceux qui ouvrent La guerre de France de le dire !
Breizh Info : Décrivez-vous la genèse du conflit ? Son déroulement ?
Christian de Moliner : Non, juste sa fin. Après 20 ans de violences. Chaque camp s’aperçoit qu’il ne peut pas l’emporter et les négociations s’ouvrent. Aboutiront-elles ? Et si oui sur quel résultat ? Le suspense est, je l’escompte, total !
Crédit photo : DR
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