Le mouvement des Gilets jaunes a remis à l’honneur la volonté du gouvernement et des élus de réduire les inégalités sociales. Les diverses fondations, entre autres Terra Nova et Jean Jaurès, les économistes et sociologues ont repris leurs études sur le sujet.

Un premier domaine est celui du patrimoine hérité qui, selon certains, serait un facteur décisif dans cette inégalité sociale. Il est donc proposé  de revoir les taux des  droits de succession pour réduire cet avantage. Lors du débat entre les 64 intellectuels invités et Emmanuel Macron, celui-ci s’est opposé à ce type de mesure en raison, selon lui, de l’attachement des Français à cette transmission de leur biens à leurs enfants.

L’héritage culturel en question

Un autre aspect de cette inégalité entre les Français est l’héritage culturel des enfants selon leur milieu. Le programme commun en 1981 avait envisagé la possibilité de rétablir l’égalité entre tous les enfants par un système de notation qui pénaliserait ceux de milieu social privilégié.

Si ce sujet n’a pas été évoqué lors du débat ou dans la réforme en cours du baccalauréat,  les milieux bien informés évoquent une mesure qui concernerait les enfants d’enseignants. En effet, depuis des années, il est constaté que ceux-ci, grâce au niveau intellectuel de leurs parents, connaissent un parcours scolaire et universitaire beaucoup plus favorable que celui des autres enfants. Pour cette raison, deux types de solutions seraient étudiés, soit comme dans le programme commun une pénalisation par les notes, soit l’obligation de les scolariser dans les écoles des REP – Réseaux d’éducation prioritaire.

La question est de savoir si les syndicats de l’Éducation nationale, à la pointe du combat pour réduire les inégalités sociales et culturelles, accepteront des dispositions concernant les enfants de leurs adhérents.

Louis Pesked

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