La NBA et la NHL ont rendu leur verdict cette semaine, et les championnats de basketball et de hockey sur glace nord-américain ont tous deux été remportés par une équipe dont le palmarès était vierge jusqu’à présent, les Toronto Raptors et les Saint-Louis Blues.

Toronto fait tomber les guerriers de Golden State

C’est un véritable coup de tonnerre, les Toronto Raptors ont battu les Golden State Warriors en finales NBA ! Les doubles champions en titre, qui atteignaient même ce stade de la compétition pour la cinquième année consécutive et avaient l’occasion de décrocher un quatrième titre sur cette période n’ont pas résisté aux canadiens.
Toronto a remporté la série en quatre manches (les finales NBA se jouent au meilleur des sept rencontres, il faut ainsi gagner quatre matchs pour être sacré champion), en remportant trois matchs sur le parquet californien, dont le dernier sur le score de 114 à 110 dans la nuit de jeudi à vendredi.

Si le grand artisan de ce succès est Kawhi Leonard, arrivée en provenance des San Antonio Spurs il y a un an seulement, ses coéquipiers ont su élever leur niveau de jeu durant les playoffs et plus encore durant ces finales. Le meneur de jeu Kyle Lowry, joueur emblématique des Raptors (près de 500 matchs disputés depuis sept ans) a mis son équipe dans la bonne direction lors de la partie décisive en inscrivant 15 points dans le premier quart-temps. Le remplaçant Fred VanVleet, qui contrairement à ce que son nom laisse entendre n’est pas un cycliste néerlandais, a pris le relais en inscrivant notamment 12 des 22 points de Toronto dans le quatrième quart temps, permettant de recoller au score et de dépasser les Warriors dans une partie très serrée. Le camerounais Pascal Siakam, révélation de la saison, et, qui, pour l’anecdote, avait envisagé devenir prêtre il y a quelques années, a de son côté pesé des deux côtés du terrain et ajouté 26 points.

Les Warriors, qui portent mieux leur nom que personne, se sont battus jusqu’au bout malgré les blessures. Après leur star Kevin Durant, blessé depuis plusieurs semaines et qui a rechuté en essayant de refouler le parquet un peu précipitamment lors du 5ème match, c’est le shooteur Klay Thompson qui s’est rompu les ligaments croisés à la fin du troisième quart temps du 6ème match alors qu’il avait déjà inscrit 30 points et tirait avec une adresse insolente. C’en était trop pour Stephen Curry et les autres, qui devaient voir les Raptors remporter la mise pour la première fois de leur histoire.

Fondés en 1995, les Raptors n’avaient jamais disputé de finales, leur notoriété venant  pendant longtemps de leur logo dessiné en pleine mode « Jurassic Park » et des dunks de Vince Carter au début des années 2000. Depuis, malgré de bons résultats lors des saisons régulières, la seule équipe canadienne de la ligue avait acquis malgré elle une réputation de « loser » et de souffre-douleur favoris de LeBron James.

Kawhi Leonard, déjà champion et élu meilleur joueur des finales en 2014 lorsqu’il évoluait chez les Spurs en compagnie de Tony Parker, a mis fin à la malédiction et offert une joie aussi intense qu’inédite à tout un pays.

Voilà par ailleurs l’occasion ou jamais de saluer « TP » qui a annoncé cette semaine avoir décidé de prendre sa retraite après 18 ans de carrière, quatre titre de champion NBA, un titre de MVP des finales, six sélections au all-star game et bien sûr un Eurobasket remporté avec les Bleus en 2013.

Le public français peut sécher ses larmes et songer d’ores et déjà à la saison prochaine et au match qui sera organisé le 24 janvier 2020 à l’Accor Hotel Arena, à Paris. Les Milwaukee Bucks de la star Giánnis Antetokoúnmpo affronteront les Charlotte Hornets, dont le propriétaire n’est autre que Michael Jordan.

Les billets seront mis en vente au mois d’octobre.

Saint Louis couronné !

Deux jours avant Toronto, c’est Saint-Louis qui découvrait le goût de la victoire grâce à son équipe de hockey sur glace.
A l’issue d’un septième match décisif (la NHL fonctionne sur le même modèle que la NBA), lors duquel les Blues ont battu les Boston Bruins 4 buts à 1 sur la glace de leur adversaire, ils ont en effet mis fin à une très longue disette en remportant leur premier titre en un demi-siècle d’histoire.

Jamais depuis leur fondation en 1967 les Saint Louis Blues n’avaient décroché la Stanley Cup, le graal des hockeyeurs. Les héros se nomment Ryan O’Reilly, Jordan Binnington, Carl Gunnarsson, Vladimir Tarassenko. Buteur à cinq reprises sur l’ensemble des sept matchs, le canadien O’Reilly (le pays est décidément à le fête cette semaine!) a été désigné meilleur joueur de la série.

Mais, quoi de plus logique pour Saint Louis, ville de l’état du Missouri nommée ainsi par ses fondateurs français en l’honneur de Louis IX, d’être couronné ?

Les Boston Bruins, vainqueurs du trophée pour la dernière fois en 2011, ne rajouteront pas un 7ème  titre à leur collection. On se souviendra toutefois du sport publicitaire des séries éliminatoire reprenant l’air de la chanson « The State Of Massachusetts» des Dropkick Murphys (Boston étant la capitale de l’état).

C’est aussi Boston, qui, au deuxième tour des playoffs, avait éliminé Alexandre Texier et les Columbus Blue Jackets, dont nous vous parlions fin avril.

Le baseball a repris, la NFL  pourra encore compter sur Tom Brady

Deux championnats majeurs sont terminés, deux autres vont être sous le feu des projecteurs lors des six prochains mois. La MLB, le championnat de baseball, a repris courant avril. La saison régulière suit son cours et est pour l’heure dominée par les Minnesota Twins, les Houston Astros et les Los Angeles Dodgers, finalistes malheureux des World Series en 2018.

La NFL, qui s’était achevée le 5 février, reprendra début septembre ; il s’agira de la 100ème saison de championnat de football américain professionnel. L’immortel Tom Brady, 42 ans, considéré comme le meilleur joueur de tous les temps et accessoirement ami de Donald Trump tentera d’offrir un nouveau succès aux New England Patriots, qui en comptent pas moins de trois sur les cinq dernières années. Sur son compte Instagram, il a ainsi explique que sa bague préférée (les vainqueurs des championnats de sport américain reçoivent chacun une bague personnalisée ornée de pierres précieuses) était… la prochaine !

A 42 ans et malgré six titres, Tom Brady a toujours de l’appétit !

Voilà qui promet !

Crédit photo : DR
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