Pour conserver son lien économique avec la Région Bretagne, l’Institut de Locarn s’ouvre aux migrants

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Certains semblent être prêts à tout, y compris à se renier, pour de l’argent. Cela semble être le cas de la nouvelle direction de l’Institut de Locarn, qui a formé des migrants en son sein ces dernières semaines, alors même que, depuis quelques années, l’Institut peine à se renouveler et à proposer quelque chose de réellement constructif aux Bretons.

Ainsi, afin de continuer à toucher de l’argent de la Région Bretagne, gérée par le PS (on est loin des velléités d’indépendance politique et économique d’Alain Glon), l’Institut de Locarn a mené une « une action expérimentale au bénéfice de sept jeunes des quartiers de Saint-Brieuc et Ploufragan ». 

Pendant quinze jours, sept jeunes de quartiers de Saint-Brieuc et Ploufragan ont bénéficié de l’action expérimentale Prépa avenir territorial, les Tremplins vers l’emploi. 7 jeunes africains, exit les Bretons. Et avec le sourire en plus, comme on peut le voir sur la photo de l’article — bienveillant — qui rend compte de l’opération.

Nous avons adressé plusieurs questions à Gilbert Jaffrelot, qui pilote désormais l’Institut de Locarn, pour connaitre les raisons de ce virage à 360 que semble prendre la direction depuis quelques mois. Mais aussi pour l’interroger sur le lien économique entre l’Institut de Locarn et la Région Bretagne, l’Institut se targuant depuis des années d’une volonté d’indépendance, qui ne semble en réalité pas validée par les faits. Serait-ce le manque de succès et d’audience qui pousse la nouvelle direction à tout miser sur la formation, y compris d’étrangers, pour un Institut qui voulait former les Bretons de demain ? Fort possible, eu égard des remous en son sein ces derniers mois, dont nous avons eu connaissance.

À la manœuvre de cette formation par ailleurs, Georgette Bréard, vice présidente de la Région Bretagne chargée de la formation, l’apprentissage et l’orientation à la Région, et dont la priorité ne semble pas être les contribuables et la jeunesse bretonne, comme en témoigne également cette formation à la langue française pour pouvoir recruter notamment des migrants chez PSA. 

Dans ce cas comme à Locarn, c’est le contribuable qui régale. Sans en voir l’once d’un bénéfice. Pour rappel, au 1er trimestre, en Bretagne administrative, le taux de chômage était de 7,2 % de la population active. Parallèlement, en France métropolitaine il recule légèrement de 0,1 point et se situe à 8,4 %. En Bretagne comme au niveau national, c’est le plus bas niveau depuis le 1er trimestre 2009. En 2018, 596 000 personnes âgées de 15 à 24 ans étaient par ailleurs au chômage en France.

Concernant l’Institut de Locarn, il est loin, très loin, le temps où des personnalités comme Hervé Juvin venaient y tenir une conférence. Pour pouvoir proposer des formations financées par Pôle emploi et le conseil régional, il faut fermer les yeux, et sourire, au risque de perdre son âme, et une partie de sa « clientèle ».

À moins de préparer le terrain pour l’installation à venir à Locarn des « progressistes bretons » de Jean-Yves le Drian ? Avec ce genre de formation, gageons que la direction de l’institut marque quelques bons points chez les amis du PS, mais aussi chez un patronat qui voit d’un très bon œil la possibilité de disposer d’une main-d’œuvre pas chère, et déracinée…

Photos d’illustration : DR
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