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12 millions d’écoliers, de collégiens et de lycéens s’apprêtent à faire leur rentrée et à être confiés à des centaines de milliers de professeurs à travers toute la France, lundi 2 septembre. A quelle sauce nos enfants vont-ils être mangés pour cette nouvelle rentrée toujours placée sous le signe du ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer ? C’est ce que nous découvrons ci-dessous :
Première grosse nouveauté avec l’abaissement à trois ans de l’âge de l’instruction obligatoire, contre six aujourd’hui. Une mesure très « égalitariste », dont les conséquences ne peuvent pas encore être mesurées aujourd’hui.
2019-2022 priorité renforcée pour l’école primaire
➡️ Instruction obligatoire à 3 ans
➡️ Transmission des savoirs fondamentaux
➡️ Création de 2300 postes de professeurs
➡️ CP et CE1 dédoublés en Rep et Rep+
➡️ 24 élèves maximum par classe d’ici 2022#rentree2019 pic.twitter.com/QO42Wr4q02— Éducation nationale (@EducationFrance) August 27, 2019
Mises en place l’an dernier en CP, CE1 et 6ème, les évaluations des élèves se poursuivent, modifiées toutefois en raison de pressions syndicales (alors que dans la réalité, ces évaluations sont plus que légères…)
Par ailleurs, dans la logique de mettre la priorité sur les quartiers dits « défavorisés » (traduction politiquement incorrecte : à forte population d’origine extra européenne), la réduction des effectifs dans les classes de CP et CE1 et de Grande section en zone d’éducation prioritaire. . 450 000 élèves seront concernés d’ici la fin du quinquennat. A ce jour, le ministre s’est beaucoup étendu sur la banlieue, beaucoup moins sur les campagnes, qui elles aussi, souffrent.
Toutefois l’instauration de la cantine à un euro et des petits-déjeuners gratuits à l’école concernera entre 60 000 et 120 000 enfants (fourchette très large) pour la première mesure, et 100 000 écoliers pour la seconde, dans toutes les zones d’éducation prioritaire et rurales. Selon le site lecoinparents.fr, la dépense moyenne par élève et par an s’élève à 6 550€ pour les écoliers, 8 700€ pour les collégiens et environ 11 000€ pour les lycéens.
Pour cette rentrée par ailleurs, 4500 accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) supplémentaires ont été recrutés.
Annonce démagogique oblige, 250 000 « éco délégués » vont être nommés (un par classe au collège et au lycée) histoire de former les futurs Greta. Pas encore formés à lire, à écrire, à compter, à connaitre l’histoire du pays, mais déjà impliqués dans l’écologie officielle.
#Rentree2019 Un défi environnemental pour les élèves et les personnels, acteurs de la préservation de la bio-diversité et de la lutte contre le #changementclimatique
✅ Actions concrètes dans chaque école et établissement scolaire
✅ 250 000 éco-délégués #MobilisationGénérale pic.twitter.com/aLLFp2K6du— Éducation nationale (@EducationFrance) August 27, 2019
Enfin, une mesure symbolique avec la présence obligatoire dans les classes de tous les établissements du primaire et du secondaire, publics ou privé, du drapeau français et du drapeau européen (mais pas des drapeaux régionaux…), ainsi que des paroles de la Marseillaise, mais également des cartes de France affichées en salle de classe et qui devront inclure les DOM-TOM.
Du changement au lycée, vers la réforme du baccalauréat
Le baccalauréat est donné à quasiment tout le monde aujourd’hui, comme l’était le brevet par le passé. Avec pour résultat une non sélection des élèves jusqu’à pratiquement 18 ans, et de nombreux écueils ensuite.
Mais ce n’est pas sur cela qu’ont planché les « pédagogues » du ministère de l’Education nationale : Cette année, les séries (L, ES et S) sont supprimées en classe de Première et remplacées par des enseignements de spécialité. Tout cela sous le contrôle de syndicats dont la puissance et l’influence est loin d’être proportionnelle au soutien dont ils bénéficient chez les parents d’élèves, cherchez l’erreur.
#Rentree2019 Lycée général et technologique
➡️ Des nouvelles classes de seconde et de première
➡️ Des élèves aux parcours plus proches de leurs envies
➡️ Un #Bac qui valorise le travail régulier avec une part de contrôle continu #bac2021 https://t.co/RgFyT4SP9t pic.twitter.com/o2cGfowVVo— Éducation nationale (@EducationFrance) August 27, 2019
Rappel enfin : c’est l’instruction qui est obligatoire, pas la scolarité dans un établissement public ou privé sous contrat avec l’Education nationale. Si vous ne souhaitez pas que vos enfants évoluent et grandissent sous la coupe de l’Education nationale tout en s’instruisant de la meilleure des façons, il existe de nombreuses alternatives (école à la maison, et écoles hors contrats, gérées notamment par la Fondation pour l’école).
Crédit photos : DR
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