Cinéma. Les fleurs amères, d’Olivier Meys

A LA UNE

« My life in loyalism ». Acteur majeur des Accords du Vendredi Saint, Billy Hutchinson évoque son engagement unioniste/loyaliste en Irlande du Nord [Interview]

Les éditions irlandaises Merrion Press ont sorti récemment un livre intitulé « My life in loyalism » signé Billy Hutchinson. Si les...

Yves Chauvel (La Bretagne en héritage) : « L’argent de la Région doit aller en priorité voire intégralement aux associations qui promeuvent la Bretagne...

Alors que Le Télégramme publiait récemment les résultats d'un sondage sur les élections régionales à venir, nous n'y avons...

Thierry Burlot (Nous la Bretagne) : « Les Bretonnes et Bretons furent probablement celles et ceux qui furent les plus migrants il y a...

Alors qu'un sondage Odoxa-Le Télégramme donne la liste Nous la Bretagne de Thierry Burlot, investit par LREM, en tête...

Renaud Camus : « Il n’y a d’issue sérieuse que la remigration, la décolonisation, le retour chez lui, contractuel ou forcé, de l’occupant »...

Notre quotidien occidental en est la preuve : Le Grand Remplacement n’est ni une théorie ni un complot. C’est...

Loi Molac : Jean-Michel Blanquer est un mauvais perdant

Il faut se méfier de ce que raconte Jean-Michel Blanquer. En paroles, il est favorable à la langue bretonne....

Les fleurs amères. Un film belgo-français d’Olivier Meys, avec Qi Xi et Le Geng. Durée : 1 h 33.

Le mandarin parlé dans la région de Dongbei est considéré comme le plus pur. C’est pour cette raison que la communauté chinoise du treizième arrondissement de Paris recherche pour sa géniture des nounous originaire de cette province afin que l’oreille des enfants soit le plus tôt possible accoutumée aux meilleures tournures linguistiques. Des recruteurs locaux vendent donc à de jeunes femmes crédules le mirage d’une existence dorée, nantie d’un salaire de 2000 €. Afin d’obtenir les fonds nécessaires à l’ouverture d’un restaurant, Lina, une jeune mère de famille, tente l’aventure et gagne la France. Bien entendu, la désillusion est totale, les conditions proposées proches de l’esclavage moderne et le salaire dérisoire. Après quelques semaines, Lina démissionne et rencontre dans un restaurant une compatriote, avec laquelle elle va partager un appartement communautaire. On lui explique qu’il n’existe qu’une seule solution pour s’acquitter des dettes contractées auprès du passeur : faire le trottoir…

Un modèle de sobriété et de pudeur

Ce premier long métrage du réalisateur belge Olivier Meys, établi en Chine depuis près de vingt ans, est nourri de son expérience de documentariste (Dans les décombres, 2004 ; Vies nouvelles, 2008) et de sa connaissance profonde de la Chine et de ses bouleversements et économiques, et notamment l’aspiration de la toute petite classe moyenne à la prospérité fantasmée. Son film, un modèle de sobriété et de pudeur pour rendre compte des situations les plus sordides et des conflits éthiques insolubles, réussit à peu près tout ce que rate le cinéma hexagonal lorsque celui-ci tente de s’emparer des problématiques sociales. Mieux, il n’est pas sans s’approcher des grands maîtres chinois dans sa peinture des relations de couple et du ressac des sentiments amoureux et filiaux – on pense souvent aux premiers opus de Zia Janke ou de Wang Xiaoshuai dans la seconde partie de l’œuvre, où les plans fixes contrastent avec le précipité des affects mis à nu.

Un art consommé de la litote

La force de ce film réside dans cet art consommé de la litote, qui condense avec une fausse discrétion les fulgurances des sentiments embrasés et les terrifiants non-dits. Une vignette minimale suffit : afin de suggérer le mépris profond que le jeune Dazhi éprouve pour sa mère, il suffit de montrer le petit garçon se glissant prestement sous le fil du téléphone afin de ne pas la croiser ni de la regarder en face… L’œuvre est également travaillée par le motif de la dissimulation et du silence élusif : il ne s’agit pas de tromper l’autre mais, avant tout, de ne pas s’avouer à soi-même la faillite de l’existence.

L’ensemble, à l’incandescence glacée, témoigne d’un désenchantement humain estompé par la force de l’habitude, rompu par la puissance des regards ou la retenue d’un simple geste, qui montrent que des sentiments humains encore intacts peut s’esquisser la fragile reprise de ce qui s’appelle l’espoir.

Sévérac

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

 

.
- Je soutiens BREIZH-INFO -

Capitaine de gendarmerie (r) Alexandre JUVING-BRUNET : « Notre armée est infiltrée »

Voici un document, extrait du site place d'armes, rédigé par le Capitaine de gendarmerie (r) Alexandre JUVING-BRUNET, témoignage de...

Auray (56). Retour sur la manifestation contre la tyrannie sanitaire [Vidéo]

Une centaine de personnes se sont rassemblées  samedi 8 mai 2021 sur la place de la République, à Auray (Morbihan)....

Articles liés

Capitaine de gendarmerie (r) Alexandre JUVING-BRUNET : « Notre armée est infiltrée »

Voici un document, extrait du site place d'armes, rédigé par le Capitaine de gendarmerie (r) Alexandre JUVING-BRUNET, témoignage de l'infiltration de l'armée française, notamment...

Auray (56). Retour sur la manifestation contre la tyrannie sanitaire [Vidéo]

Une centaine de personnes se sont rassemblées  samedi 8 mai 2021 sur la place de la République, à Auray (Morbihan). La manifestation était initiée par...

Alternative au vaccin Covid-19. La biotech nantaise Xenothera annonce une précommande de la France pour son traitement

Il aura fallu du temps pour que l'Etat se décide ! La biotech nantaise Xenothera, créée en 2014, a annoncé mardi 11 mai avoir...

Eric Zemmour : « La guerre civile a déjà commencé. Lorsqu’on égorge un professeur dans la rue, cela s’appelle comment ? »

Eric Zemmour : « Si les militaires parlent comme ils le font c’est que la situation est gravissime (…) La guerre civile a déjà...