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Le 4 juin 2026, l’entreprise lannionnaise Exail a mis en service un simulateur de vol de dernière génération destiné aux équipages des avions AWACS de l’armée de l’air française. Unique en France et dans le monde pour cet appareil, ce projet colossal représente trois ans de travail, 110 000 heures d’ingénierie et plus de 15 millions d’euros — le tout réalisé depuis le Trégor.
Un projet d’exception né à Lannion
Douze tonnes de technologie de pointe, posées sur des vérins hydrauliques capables de se déplacer dans six axes de mouvement. C’est ce qu’Exail, entreprise implantée depuis 34 ans sur la zone industrielle de Pégase à Lannion, vient d’inaugurer dans l’un de ses hangars du Trégor : le simulateur de vol de l’E3-F AWACS, l’avion radar de l’armée de l’air française.
Dérivé du Boeing 707 et reconnaissable à son imposant dôme fixé sur le fuselage, l’AWACS est entré en service en 1977. La France en possède quatre exemplaires, stationnés sur la base d’Avord. L’avion vieillit : la Direction générale de l’Armement a confié à Air France la rénovation de son cockpit, et c’est dans ce cadre qu’Exail a décroché ce que le Trégor qualifie sans exagération de « contrat du siècle ».
Plusieurs dizaines d’ingénieurs et techniciens ont travaillé pendant trois ans sur ce simulateur. 110 000 heures de travail, plusieurs milliers de pièces, des lignes de code modélisant l’intégralité des courbes de vol d’un appareil dont les données ne répondent plus aux standards technologiques actuels. Un défi technique de premier ordre, mené principalement à Lannion, avec quelques fournisseurs extérieurs mais en grande majorité bretons.
La fin des formations au Royaume-Uni
Jusqu’en mars 2026, les équipages français s’entraînaient sur un simulateur situé en Grande-Bretagne. Désormais, ils viendront à Lannion. C’est l’une des conséquences les plus concrètes de cette inauguration : la souveraineté de la formation des pilotes militaires français sur leur propre sol, dans leur propre pays.
Le cockpit du simulateur reproduit à l’identique les spécifications du modèle réel rénové — chaque bouton de commande, chaque affichage, chaque sensation de poussée. Une fois embarqués dans la capsule, pilotes, navigateurs, mécaniciens volants et mécaniciens au sol se retrouvent plongés dans un réalisme saisissant, confrontés à des scénarios impossibles à reproduire en vol réel : panne totale des circuits électriques, défaillance simultanée de deux ou trois réacteurs, incendie en cockpit. Cinq cents pannes différentes peuvent y être simulées.
Les équipages se succéderont à Lannion sur les dix prochaines années, à raison de deux semaines par an pour les plus expérimentés, davantage pour les moins aguerris. Le simulateur, propriété de l’armée, restera en place dans le hangar où il a été construit.
Exail, champion breton de la simulation de défense
Avec 240 salariés à Lannion sur un total de 2 000 à l’échelle du groupe, Exail n’est pas un acteur ordinaire dans le paysage industriel breton. L’entreprise, née du rapprochement d’ECA Group et d’iXblue, réalise 70 % de son activité dans l’aviation, 20 % dans la simulation terrestre et 10 % dans le maritime. Les deux tiers de son chiffre d’affaires sont liés à la défense.
Son spectre est large : simulateurs pour auto-écoles, pour la conduite de chars dans des environnements de combat, pour drones sous-marins, systèmes de navigation haute précision pour sous-marins et flottes militaires — dont la Royal Navy britannique. Autant de compétences qui s’exportent et qui font de Lannion l’un des pôles d’excellence technologique les plus discrets et les plus performants de la péninsule armoricaine.
Depuis le virage pris vers la défense en 2022, la branche simulation a doublé ses effectifs, principalement des ingénieurs. D’autres projets de grande ampleur sont en cours de négociation — sans que la direction ne puisse encore les divulguer. Parmi les espoirs affichés : décrocher le contrat du simulateur du GlobalEye, l’avion-radar de nouvelle génération appelé à succéder à l’AWACS dans les flottes de l’OTAN. Une autre aventure qui, si elle se concrétise, nécessitera d’agrandir encore les installations de la zone Pégase.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Lannion : Exail inaugure le seul simulateur de vol AWACS de France, un contrat à plus de 15 millions d’euros entièrement réalisé en Bretagne”
En France, comme on le disait , il fût un temps , » nous n’avons pas de pétrole , mais nous avons des idées » et dans un très grands nombre de domaine MAIS ATTENTION , et veillons à ce que cette découverte ne soit pas bradée par des esprits malveillants à quelques puissances étrangères comme cela ce se produit depuis environ 2012.
Il va être recyclé en quoi ce beau simulateur lorsque les AWACS français vont être retirés du service? Un simulateur de B707 pour les ravitailleurs, déjà retirés du service? 15 Mio € pour combien d’heures d’équipage à former? Je sais, l’heure d’AWACS est hors de prix.