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Sept individus d’origine marocaine ont été condamnés à Rennes pour avoir volé et agressé des prostituées. Les faits divers sur fond de délinquance immigrée s’enchaînent en Bretagne.

Un gang d’origine marocaine agressait des prostituées

C’est une nouvelle histoire sordide mêlant prostitution et immigration extra-européenne qui vient agiter l’actualité judiciaire bretonne. Sept hommes d’origine marocaine, âgés de 25 à 35 ans, ont été condamnés par la Juridiction interrégionale spécialisée de Rennes (Jirs) le 15 octobre pour des faits de vols en bande organisée mais également d’agressions sexuelles.

Les faits se sont principalement déroulés en 2016 à Rennes mais aussi à Brest, Quimper et Vannes. La bande, originaire de Brest, avait mis au point une stratégie bien rodée pour commettre ces actes. Un homme, se faisant passer pour un client, contactait une prostituée pour prendre un rendez-vous. Avant de se déplacer à plusieurs à l’appartement de cette dernière. Une fois sur place, ils la violentaient et fouillaient les lieux afin de trouver de l’argent. Par ailleurs, deux d’entre eux étaient aussi suspectés d’avoir violé plusieurs prostituées lors de leurs exactions. Des viols requalifiés en agressions sexuelles « afin que la juridiction puisse juger tous les prévenus ensemble plus rapidement ».

Si seulement deux prostituées d’origine brésilienne ont souhaité obtenir justice, de nombreuses autres prostituées victimes du gang n’ont pas porté plainte puisque onze faits ont été identifiés entre le 1er février 2016 et le 18 janvier 2017.

Rennes : un mandat d’arrêt lancé

Après une audience de six jours ayant débuté le 7 octobre, des peines de six à dix ans de prison avaient été requises par le parquet. Les sept hommes ont finalement écopé de trois à neuf ans de prison ferme.

Dans le détail, Tariq G. et Anass R. se sont vus infligés une peine de neuf ans de prison. Pour leur part, Aboudoullah B. et Kalid R. écopent de six ans et quatre ans de prison. Ces deux individus ont déjà été condamnés pour des faits similaires à Paris en 2018. Ils voient ainsi leurs peines en partie confondues avec les précédentes.

Quant aux trois autres comparses, cinq années de prison ont été prononcées à l’encontre d’Imad N., quatre ans pour Younès Z. et Mohamed N. Tandis qu’ils s’étaient présentés libres lors de l’audience, ils étaient absents pour assister au délibéré. Et deux d’entre eux sont à présent sous le coup d’un mandat d’arrêt…

AK

Crédit photo : DR (Photo d’illustration)
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