Saint-Saëns à l’ONPL

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La troisième semaine de novembre permettra d’entendre en cinq occasions, à Cholet (le 16), à Nantes (les 19 et 20) ou à Angers (les 17 et 21), le deuxième Concerto pour piano de Camille Saint-Saëns (1868). L’Orchestre National des Pays de Loire (ONPL) sera à la manœuvre. L’œuvre de Saint-Saëns a longtemps quitté le répertoire ordinaire des pianistes et des orchestres, le compositeur étant jugé trop « XIXe » par la critique de la fin du XXe. Il revient depuis quelques années sur le devant des scènes de concert, et c’est tout à fait justifié.

Écrit pour le pianiste et compositeur moldave Anton Rubinstein, soliste international et directeur du Conservatoire de Saint-Pétersbourg, ce Concerto en trois mouvements fut en réalité créé salle Pleyel par Rubinstein à la baguette et Saint-Saëns au piano. Il débute par un solo du clavier. Un solo qui a une histoire. Dans la brève période de gestation de l’œuvre (moins de trois semaines), Gabriel Fauré, à l’époque élève de Saint-Saëns, était venu lui montrer un travail en cours sur un Tantum ergo pour voix avec accompagnement d’orgue. Saint-Saëns aurait mis la partition dans sa poche en disant « Je sais quoi en faire… » Ainsi serait née l’idée de ce premier thème dans lequel la pédale de basse en sol évoque effectivement le pédalier de l’orgue. Ces mesures doivent être jouées comme une page de Bach, mais revue par Franz Liszt, avec quelques retards rythmiques typiques du troisième quart du XIXe siècle français.

Le second mouvement est construit en forme-sonate et montre toutes les qualités d’orchestration que Saint-Saëns admirait dans les poèmes symphoniques de Liszt. Quant au troisième mouvement, il est construit comme une tarentelle des plus joyeuses, qui contredit ce que disait de ce Concerto le pianiste polonais Zygmunt Stojowski, assurant qu’il « commence comme Bach et finit comme Offenbach ». Il finirait plutôt comme du Rossini. Mais son unité profonde, c’est surtout son charme, que les interprètes doivent tenir de bout en bout, sans pathos.

Le pianiste toulousain Bertrand Chamayou, qui a enregistré ce Concerto l’an passé avec l’Orchestre national de France, va le donner ici avec l’ONPL. Il le joue merveilleusement bien, qualité qui tient à ce qu’il l’articule avec exactitude, tout en jouant sur les timbres comme il convient avec Saint-Saëns.

Le reste du programme fera entendre, sous la baguette du chef polonais Antoni Wit, les qualités des pupitres de l’orchestre dans Paria, une ouverture de Moniusko, le père de l’opéra polonais, et dans la Danse Macabre de Saint-Saëns, un poème symphonique exubérant qui se joue de toutes les instrumentations. Il se terminera surtout avec la Symphonie n°1 de Jan Sibelius, écrite à l’époque (1899) où le Grand duché de Finlande tentait de conquérir son autonomie par rapport à l’empire russe de Nicolas II. L’œuvre, accueillie triomphalement à Helsinki, connaîtra le même accueil à Paris dès 1900. Elle inaugurait l’apparition d’une école finlandaise qui ne cessera de se développer jusqu’aujourd’hui avec le compositeur et chef Esa-Pekka Salonen.

Réservations https://onpl.fr/concert/piano-con-brio-avec-bertrand-chamayou/

Jean-François Gautier

Crédit photo : DR
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