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Malgré les efforts répétés de la direction de la Semitan pour taire les agressions dont sont l’objet, au quotidien, et les agents et le matériel, à la demande du pouvoir politique socialiste nantais, la situation devient de plus en plus intolérable pour les agents à mesure que les agressions se multiplient.
Ce 15 octobre, selon nos informations, l’un des derniers bus n°36 (Gréneraie – Croix Jeannette) a été caillassé par un groupe de jeunes à hauteur de Trentemoult. La seule réponse de la Semitan ? Demander que le bus dont une vitre était étoilée soit ramené au dépôt au plus vite.
Dans la semaine écoulée, deux contrôleurs ont été agressés, l’un à Bellevue (ligne 1), l’autre au Château de Rezé (ligne 3), deux quartiers de l’agglomération considérés comme « sensibles ». Les usagers habitués aux transports en commun nantais ont remarqué par ailleurs un surcroît d’activité chez les contrôleurs – principalement sur les lignes de tramway et de bus dans le centre-ville. « Ils ne sont pas fous, ils ne vont pas faire des contrôles à Malakoff [autre quartier sensible] à 22h30, ils finiraient taillés en pièces », commente un chauffeur de bus.
A propos de Malakoff justement, il apparaît que le guet-apens qui a visé le 8 octobre dernier un bus C3 à Malakoff a quelque peu été édulcoré par la Semitan et la presse mainstream. Nous avons retrouvé un proche du dossier : « l’attaque a vraiment été minimisée. D’abord, ils n’étaient pas quatre, mais une bonne douzaine, ensuite ils étaient principalement d’origine africaine, et ce n’est pas une vitre qui a été brisée et quatre étoilées – il y a eu des impacts partout et plus d’une vitre brisée. Et dans la mesure où le bus a été tagué aussi, on se demande si ce sont des branleurs ou s’il y avait une revendication politique quelconque. C’est très grave ».
Entretemps, la CGT Semitan avait déposé une alarme sociale le 14 octobre invoquant « l’insécurité sur le réseau » comme un des motifs. Sur la sécurité, elle ne répond pas en rappelant que « la sécurité de ses agents reste une priorité. [La direction] reste en concertation permanente avec Nantes Métropole et la police ».
Pour un résultat peu probant : « il y a au moins une grosse merde par jour, du genre agression physique, souvent plus mais tout n’est pas répertorié sur le bilan », remarque un traminot. Il y a en réalité des « réunions trimestrielles » entre la direction de la TAN, Nantes Métropole et la police, auxquelles les syndicats ne sont pas présents – ils ne risquent pas de faire remonter des informations dérangeantes.
Louis Moulin
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Crédit photos : DR
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Une réponse à “Semitan : plusieurs caillassages et agressions en une semaine à Nantes”
[…] Nantes, nombreuses agressions dans les transports. Mais quand on aime la diversité, on ne compte plus, n’est-ce pas ? « il y a au moins une grosse merde par jour, du genre agression physique, souvent plus mais tout n’est pas répertorié sur le bilan », remarque un traminot. » http://www.breizh-info.com/2019/10/21/129184/semitan-plusieurs-caillassages-et-agressions-en-une-se… […]