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Une prostituée exerçant à Saint-Brieuc a été agressée et violée, ce week-end, dans la capitale briochine. Un homme de 24 ans, déjà connu des services de police et de la justice, a été arrêté et écroué.
Les faits se sont déroulés vendredi soir, dans le quartier de Robien, où la femme exerce (dans des conditions de plus en plus difficile comme de nombreux témoignages l’indiquent, en raison des lois récentes sur la prostitution). L’homme, ivre, veut une prestation tarifée et se présente dans la résidence louée pour l’occasion par la femme d’une quarantaine d’année.
Il empeste l’alcool, a un comportement d’individu en état d’ébriété, et la prostituée l’éconduit. Ce dernier la frappe alors, puis la viole avant de prendre la fuite avant l’arrivée de la police, qui le retrouvera toutefois quelques rues plus loin. Heureusement pour la prostituée, tout cela a été filmé par une caméra de vidéosurveillance privée, située dans une des parties communes de la résidence.
La victime a une ITT de 5 jours et de nombreux stigmates, ainsi qu’un traumatisme indéfinissable et psychologique.
Le parquet de Saint-Brieuc a ouvert une information judiciaire pour viol. Un crime passible de la cour d’assises et aggravé, selon le Code pénal, par l’état d’ébriété du suspect, l’activité de la victime (la prostitution) et la mise en contact par un réseau de communication électronique.
Partout en France, les agressions de prostituée (comme de nombreuses autres catégories de la population d’ailleurs, vulnérables) se multiplient, dans un climat de violence gratuite et bestiale qui fait froid dans le dos. Depuis début octobre, plusieurs prostituées ont ainsi été attaquées dans le secteur de Meaux par des faux clients. A Villeneuve st Georges, idem.
Et si la réouverture des maisons closes, pour laquelle militent y compris des travailleuses du sexe, permettait à la fois de leur offrir un statut légal (salarié, entrepreneuses), une sécurité, des conditions d’hygiène dignes, et des clients saints d’esprit (avec la pénalisation des clients, les jeunes femmes qui se prostituent craignent de plus en plus d’avoir à faire face à des détraqués, et à des demandes de plus en plus glauques…), tout en neutralisant de facto les réseaux de traites des femmes qui continuent à s’enrichir ?
Crédit photo : DR
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