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Une nouvelle affaire de drogue agite la Bretagne. Des prévenus guyanais et originaires du Suriname sont jugés cette semaine à Rennes.
Cocaïne, argent liquide…
Depuis mercredi 27 novembre, se tient à Rennes devant la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) le procès de onze individus (dont un absent à la barre) originaires de Guyane et du Suriname soupçonnés de trafic de cocaïne dans la région du Trégor. Parmi eux, cinq hommes et cinq femmes.
C’est au mois d’avril 2018 qu’une première interpellation a eu lieu dans le nord de la France. Avant que l’enquête ne prenne le chemin de la Bretagne avec une vague d’arrestation au mois de juin de cette même année dans les Côtes d’Armor. Une opération réussie pour les gendarmes qui avaient alors mis la main sur plus de 30 000 € en argent liquide et 5,144 kg de cocaïne.
Dans le Trégor, les trafiquants opéraient principalement sur Plestin-les-Grèves, Lannion et Ploulec’h. Des communes où se rendaient des « mules » en provenance de Guyane et du Suriname chargées en capsules de cocaïne afin de les restituer aux membres du réseau y résidant. À Plestin-les-Grèves justement, l’une des trafiquantes était une femme originaire de Guyane, mère de sept enfants, et s’occupait de la revente de la drogue à des « semi-grossistes ». Le procès est censé durer trois jours.
Brest : déjà des Guyanais impliqués
Le nom de la Guyane revient régulièrement dans les tribunaux bretons ces derniers temps. En septembre 2019, un Guyanais était déjà jugé à Rennes pour trafic de cocaïne. Il avait été arrêté en possession de 660 g de produit sur lui. À l’issue de l’audience, le trafiquant guyanais avait écopé d’une peine d’un an de prison ferme et de 26 200 € d’amende douanière.
Quelques jours auparavant, c’est cette fois au tribunal de Brest que des Guyanais faisaient encore parler d’eux. Trois individus soupçonnés d’appartenir à la « filière guyanaise » ont été condamnés pour trafic de cocaïne le 9 septembre. Dans une Bretagne où la consommation comme la commercialisation de stupéfiants est presque devenue une banalité.
AK
Crédit photo : DR (Photo d’illustration)
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