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Les arrivées de migrants ne connaissent pas de répit en Italie comme en Grèce. Tour d’horizon de la situation.

Grèce : des îles toujours prises d’assaut

En Grèce tout d’abord, ce sont 643 migrants qui ont débarqué sur les îles de Lesbos et Samos en l’espace de 24 heures le week-end dernier. Un nombre auquel il faut ajouter 60 autres personnes secourues en mer par les gardes-côtes grecs dans la même zone.

Avec plus de 700 migrants en moins de deux jours, le flux des arrivées sur les îles grecques se maintient à un niveau élevé depuis plusieurs semaines. À titre d’exemple, dans un article publié le 7 novembre, nous évoquions le triste record battu en Grèce entre le 29 et le 30 octobre derniers : en l’espace de 48 heures, 795 migrants avaient réussi à gagner les côtes grecques en provenance de Turquie. Il fallait alors remonter à mars 2016, soit avant l’entrée en vigueur de l’accord UE-Turquie, pour retrouver trace d’un tel afflux.

Cette situation de 2016 semble progressivement se redessiner par ailleurs : durant le week-end des 16 et 17 novembre 2019, ce sont cette fois plus de 1 350 migrants qui sont arrivés sur les îles grecques de la mer Égée.

Le gouvernement dans l’impasse face aux migrants

Dans pareil contexte, il n’est donc guère étonnant que les structures d’accueil mises en place soient totalement saturées. Le gouvernement grec annonce le chiffre de 37 000 demandeurs d’asile dans l’attente sur les îles grecques. De son côté, l’OIM (Organisation internationale pour les Migrations) indique que les camps de migrants installés en Grèce continentale seraient occupés par 22 000 personnes avec des capacités d’accueil déjà dépassées…

Pour mettre fin à ce désastre humanitaire et au chaos qui en découle, notamment pour la population locale, ce même gouvernement conservateur a annoncé la fermeture des trois camps de migrants les plus peuplés et les plus insalubres. Avec pour projet de les remplacer par des structures fermées.

Mais c’était sans compter sur certaines ONG pro-migrants qui n’ont pas tardé à réagir à l’initiative. Selon Amnesty International, ces centres fermés pourraient constituer une violation du droit international et seraient des « prisons modernes »…

En Italie, les débarquements de migrants ont repris

Autre pays en première ligne face aux arrivées de migrants, l’Italie a donné son accord à plusieurs navires d’ONG pour accoster dans ses ports ces derniers jours. À commencer par SOS Méditerranée, qui a pu débarquer 215 migrants illégaux à Messine dimanche 24 novembre après les avoir embarqués au large des côtes libyennes.

De son côté, l’Open Arms, affrété par l’ONG Proactiva, a accosté dans le port de Tarente en début de semaine avec 62 migrants africains à son bord.

Enfin, un autre navire, le Aita Mari, affrété par l’ONG espagnole SMH a quant à lui été accepté dans le port de Pozzallo, en Sicile, avec 78 migrants à son bord. Les semaines se suivent et se ressemblent en Méditerranée…

AK

Crédit photo : DR (Photo d’illustration)
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