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Tout porte à croire que Rennes reproduit – à peu près pour les mêmes raisons – la dérive qui plonge Nantes dans la délinquance. Après une première fusillade de l’an 2020 à Nantes, une autre vient de se produire à Rennes, avec un blessé. Par ailleurs un contrôle a dégénéré dans un quartier dit « sensible » où deux policiers ont été agressés.
Ce 6 janvier dans le quartier « sensible » de Villejean, près de la faculté Rennes II – autre épicentre de violence et de laxisme actuellement décrié par plusieurs candidats aux municipales – deux policiers sont intervenus sur un flagrant délit de vente de résine de cannabis, rue Bourbonnais près de la dalle Kennedy. Le dealer présumé, âgé de 19 ans, tente de prendre la fuite, puis se rebelle avec violence – il mord l’un des policiers et en blesse un autre au genou.
Comme si ça ne suffisait pas, les policiers sont ensuite pris à partie par une bande de jeunes délinquants et doivent se dégager avec leur bombe lacrymogène en attendant les renforts. Une scène que ne renieraient pas les zones de non-droit des abords de Paris. Un autre jeune délinquant est arrêté sur les lieux après avoir récupéré la drogue dont le dealer s’est débarrassé.
Par ailleurs le 5 janvier à 0h15 rue Ferdinand de Lesseps, dans le quartier lui aussi « sensible » de Cleunay, au moins trois coups de feu ont résonné. Peu après, une voiture qui roulait à vive allure s’est encastrée dans un bloc de béton au carrefour du boulevard Voltaire et de la rue Malakoff. Alors qu’aucune interpellation n’a été réalisée suite à ces tirs, un jeune homme s’est présenté aux urgences, blessé aux jambes et aux fesses.
Les fusillades restent rares à Rennes, même si elles tendent à devenir plus fréquentes. Citons entre autre un règlement de comptes entre deux communautés extra-européennes qui a donné lieu à une fusillade et à une course-poursuite le 1er juillet 2018 à Maurepas – les trois assaillants ont été condamnés à 18 mois, 24 mois et cinq ans ferme respectivement, le dernier à une interdiction de territoire français à sa sortie.
Plus récemment, le 4 novembre suite à un règlement de comptes entre délinquants, un homme de 22 ans a été blessé par balle à la cuisse au centre commercial de la Bellangerais, près de Maurepas. Plus inquiétant, le 20 décembre dernier vers 16 heures, une altercation entre lycéens du lycée Emile Zola – en plein centre près de la gare – a donné lieu à deux tirs avec une arme factice, type pistolet d’alarme. Le jeune tireur a été interpellé.
Louis Moulin
Photo d’illustration : DR
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