Fusillade, faux policiers et trafic de drogue : plongée dans la criminalité organisée à Lorient

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 Ce lundi 31 mars 2025, le tribunal correctionnel de Lorient a jugé les membres d’un réseau de trafic de stupéfiants mêlant violences armées, usurpation de fonction, armes lourdes et mise en scène digne d’un polar urbain. Une affaire remontant à l’automne 2020, qui révèle une implantation violente et structurée du trafic de drogue dans le quartier de Keroman.

Tout commence dans la matinée du 1er novembre 2020, rue du Sous-Marin Vénus. Vers 7 heures, les policiers découvrent un véhicule encastré dans une clôture, criblé de cinq impacts de balles. Sur les lieux, trois douilles sont retrouvées, de calibres 9 mm et 7,65 mm. Non loin, une paire de menottes. L’Alfa Romeo abandonnée sera le point de départ d’une enquête qui mettra au jour un réseau criminel bien rodé.

Selon l’enquête, le véhicule appartenait à un Guyanais fraîchement arrivé de Cayenne via Paris et Rennes, avec son frère. Tous deux étaient venus livrer des stupéfiants. À leur arrivée à Lorient, un rendez-vous leur est fixé. Sur place, ils sont interceptés par un véhicule muni d’un gyrophare bleu. À son bord, des individus vêtus comme des policiers, encagoulés. Pris de panique, les deux hommes prennent la fuite, une course-poursuite s’engage dans les rues de Lorient. Les tirs éclatent, mais les Guyanais parviennent à s’échapper à pied, laissant derrière eux leur véhicule et sa cargaison.

Ce piège, minutieusement organisé, avait pour but de les dépouiller. Trois hommes sont identifiés comme les instigateurs : Hakim Benyoucef, son frère cadet, et Nael Roudier. Les deux premiers, venus « enrichir » la Bretagne depuis la région parisienne, avaient installé un point de deal à Lorient, rue de Finlande. L’organisation s’appuyait sur des allers-retours réguliers entre la Bretagne et Paris pour s’approvisionner en drogue.

Les investigations mèneront à plusieurs perquisitions, notamment à Hennebont et Lorient. Les policiers y découvrent un véritable arsenal : pistolet automatique, chargeur de fusil d’assaut, munitions. Mais aussi des écussons siglés « police », un gyrophare, et des stupéfiants. L’appartement de Keroman, centre névralgique du réseau, servait à réceptionner, conditionner et livrer cocaïne et résine de cannabis. Une messagerie cryptée y était utilisée pour gérer les commandes. Un site Internet aurait même été mis en place.

Sur les huit personnes convoquées devant le tribunal, seule une jeune femme s’est présentée à la barre. Ex-compagne du frère cadet Benyoucef, elle résidait à Lorient à l’époque des faits. Âgée de 24 ans au moment des faits, elle a reconnu une part de complicité et a été condamnée à deux ans de prison, dont un an avec sursis, aménageables sous bracelet électronique. Elle a également écopé d’une amende de 1 500 euros.

Les autres prévenus, pour la plupart en fuite ou incarcérés pour d’autres affaires, ont été condamnés par défaut. Hakim Benyoucef, exfiltré vers l’Espagne, écope de six ans de prison ferme avec mandat d’arrêt. Nael Roudier, son complice, est condamné à cinq ans. Émir Douma, logisticien du réseau, prend trois ans. Le livreur, Mathieu Boissier-Marianne, surnommé « le trottinettiste », est sanctionné de deux ans.

Du côté des Guyanais, considérés comme les fournisseurs malgré leur statut de victimes du guet-apens, les peines s’échelonnent de dix-huit mois à cinq ans de prison ferme. Tous sont visés par des mandats d’arrêt et se voient interdire de séjour en Bretagne pendant cinq ans.

Le frère cadet Benyoucef, actuellement détenu pour une autre affaire, sera jugé ultérieurement, en juin 2026.

Une fusillade au cœur de Lorient. Des armes de guerre, des trafiquants habillés en policiers, des livraisons en trottinette. Une illustration brutale de l’ensauvagement croissant qui, loin de se limiter aux banlieues parisiennes ou marseillaises, s’invite désormais en Bretagne. Et les élus locaux se contentent de dire benoitement « c’est partout pareil ». Alors que ça ne l’était pas, en Bretagne, il y a encore une ou deux décennies. La faute à qui ?

Crédit photo :  DR
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2 réponses à “Fusillade, faux policiers et trafic de drogue : plongée dans la criminalité organisée à Lorient”

  1. Durand dit :

    La faute à tous ces « bons serviteurs » de la raie publique, de gauche comme de la fausse droite, qui depuis la Révolution française et plus singulièrement depuis 60 ans, sapent notre souveraineté nationale, en particulier en favorisant à tous crins le repeuplement de notre pays, contre le gré des Français de souche, avec des personnes issues de cultures allogènes qui s’assoient tranquillement, salement, sur la France. Tout ceci, soulignons-le, avec l’appui solide, constant, dynamique, de générations de juges rouges, courroies de transmission de cette nouvelle forme de Terreur.

  2. Vert dit :

    Dechéance de la nationalité française pour les binationaux délinquants

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