Les États-Unis, un asile de fous à ciel ouvert (avant que l’Europe n’en suive le chemin) ?

Un chroniqueur du Denver Post en a fait les frais, lui qui a été licencié après avoir écrit à plusieurs reprises qu’il n’y avait que deux sexes dans ses colonnes hebdomadaires. Jon Caldara a écrit le 2 janvier qu’il n’y avait que « deux sexes, identifiés par un chromosome XX ou XY. C’est la définition même du binaire », puis une semaine plus tard il a écrit : « Les démocrates ne veulent pas de transparence dans la facturation des hôpitaux et ils ne veulent certainement pas de transparence dans l’éducation quand il s’agit de leur tentative de convaincre votre enfant qu’il y a plus que deux sexes ».

Vendredi, il a été démis de ses fonctions et s’est rendu sur Facebook la semaine dernière pour expliquer que c’était parce que la rédactrice en chef Megan Schrader pensait que ses écrits étaient « insensibles ».

Caldara a déclaré qu’on lui avait dit que son article de la semaine dernière serait son « dernier article » en tant que chroniqueur hebdomadaire (il publiait depuis 2016 dans le journal). Il explique également sur sa page Facebook :

« Elles (NDLR : les deux femmes qui dirigent le journal) ont hérité d’un journal en crise, qui se rétrécit et qui coule, et toutes les deux ont habilement stabilisé le navire et le dirigent vers des mers plus calmes. Megan est l’une des personnes les plus douces et les plus sincères que je connaisse. Elle se soucie profondément de ceux qui, dans la société, ont été victimes, selon elle, de la crise… Elle trouvait mon écriture trop insensible. Et oui, c’est le cas. Ma chronique n’est pas un article tiède qui utilise le langage désormais imposé par les médias centrés sur les victimes et les politiques raciales. »

Le chroniqueur évoque ensuite la censure dont il a fait l’objet. Et notamment l’utilisation d’un « langage simple qui n’est pas conforme à la novlangue qui consiste à utiliser uniquement les mots autorisés par les perpétuels offensés. Ce que j’écris est donc qualifié de méchant, et donc interdit. Ce qui m’a semblé être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour ma chronique, c’est mon insistance sur le fait qu’il n’y a que deux sexes et ma frustration de voir que pour plaire aux transsexuels (même ce mot n’est pas autorisé), nous devons perdre notre droit à la liberté d’expression. »

Le journaliste explique par ailleurs qu’il est favorable au mariage homosexuel, ce qui a frustré certains de ses amis socialement conservateurs, et qu’il « se fiche de savoir qui utilise quelle salle de bain, ce que vous portez, ou comment vous vous identifiez ». « Mais nous forcer à utiliser des pronoms inexacts, à apprendre à nos enfants qu’il y a plus de deux sexes, nous interdire de qualifier un homme en robe d’homme en robe, tout cela viole notre droit à la liberté d’expression », a-t-il ajouté.

Tout en avertissant que cette folie furieuse qui limite actuellement la liberté d’expression est exactement le genre de comportement qui pourrait amener à l’élection de Trump en 2020. « Je pense que la raison pour laquelle tant de gens se méfient des médias mainstream est le manque de diversité intellectuelle en leur sein… Je sais que l’étouffement des voix conservatrices et libertariennes dans la presse, parce que les journalistes et les gens du spectacle les considèrent comme le mal absolu, a accru la frustration à l’égard du politiquement correct, au point qu’une personne qui s’exprime aussi mal que Donald Trump puisse devenir président. C’est pourquoi je pense qu’il sera réélu. Merci les journalistes. C’est votre intolérance qui l’a créé. »

Ne pas hésiter à revoir ce reportage sur l’université Evergreen, fabrique du gauchisme mental qui déferle sur toute la société américaine, mais aussi en Europe.

Heureusement qu’il existe encore de l’autre côté de l’océan Atlantique des individus qui descendent dans la rue, en armes, pour défendre les libertés fondatrices des États-Unis…

Crédit photos : DR
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